Au Sahara marocain, les habitants ne meurent pas de faim contrairement à la population algérienne

- Publié le Mercredi 24 Février 2021 à 21:44



A Lâayoune, un marché ultra moderne de fruits et légumes à la portée de toutes les bourses rivalise avec ceux des autres villes marocaines et est très bien approvisionné en produits frais.


Au Sahara marocain, les habitants ne meurent pas de faim contrairement à la population algérienne
Avec une organisation sans faille et des locaux propres, les prix des pommes de terre, des carottes et des tomates avoisinent le 0,30 Euros le kilogramme et celui des oranges les 0,4 Euros le kilogramme.

Et, pour ceux qui sont portés sur les fruits hors saison, ils peuvent se payer le luxe d’en acheter chez des marchands qui ont également installé, sur leurs étals, de petites fontaines pour obtenir plus de fraîcheur.

S’agissant de Dakhla, ville saharienne, un détour s’impose pour visiter le port de pêche doté, non loin, d’un marché de poisson de dernière génération doté de halle dédiée à la vente de fruits de mer.

Ce marché aux poissons rivalise avec ceux d’Agadir, Larache et El Jadida et son type d’infrastructure de commercialisation des fruits de mer est un gage de transparence sur la négoce des fruits de mer.

A noter, qu’avec ses 700 kilomètres de côte et ses conditions climatiques favorables, Dakhla possède le plus grand stock de poissons pélagiques du pays, avec 65% de la production marocaine.

A 12 kilomètres de Dakhla, six villages sont dédiés à la pêche artisanale et sur les 3 000 personnes qui opèrent dans la région, plus de 1 000 d'entre eux se spécialisent dans la pêche au poulpe. Près de 4 000 tonnes de poulpe ont été débarquées pendant l'été, dont près de 1 500 tonnes en provenance du village de Lassarga.

Grace à la richesse de ses fonds marins, Dakhla est également le siège de l’entreprise King Pelagic, créée en 2004 pour pêcher et traiter de grandes quantités de poissons. Son unité de traitement lui permet de congeler plus de 80 000 tonnes de poissons par an et mettre en conserve 500 000 boites par jour dont97% de sa production est toutefois destinée à l’export.

Ce qui n’est point le cas en Algérie où les prix de certaines denrées alimentaires de large consommation au niveau de la majorité des supérettes, des marchés et des grandes surfaces ont fortement augmenté, notamment pois chiches, pois cassés, haricots, lentilles, riz long, et les pâtes sous toutes leurs formes et le couscous, ils sont pratiquement introuvables où à des prix inimaginables.

Même les fruits de saison restent également chers pour les modestes bourses tels la mandarine, pomme, orange, poire, grenade. Seule la banane a connu une diminution de son prix.
Quant aux viandes, elles sont carrément hors de prix. Même chose pour les œufs, dont le prix a subitement augmenté.

Sans parler de la Mayonnaise, flan , lait Candia, margarine Matina, huile de table, moutarde, lait en poudre Loya, levure boulangère qui ont atteint des prix prohibitifs.

De quoi faire enrager les Algériennes et Algériens qui n’ont pas de quoi s’acheter une baguette de pain au cas où ils l’a trouve.

Ces augmentations ont un impact négatif sur le pouvoir d’achat des Algériens qui s’attendent à vivre une année 2021 particulièrement difficile et délicate. Elles mettent en tout cas à mal les petits budgets et les classes moyennes peinent également à joindre les deux bouts avec ces hausses de prix intempestives, dont il est annoncé qu’elles ne seraient pas les dernières.

Raison pour laquelle, de nombreux pères de famille, ayant perdu leur emploi suite à la crise de la COVID-19, font part de leur difficulté à joindre les deux bouts et trouvent anormal que les salaires stagnent alors que les prix ne cessent d’augmenter. Impossible pour l’Algérien de s’en sortir lorsqu’il a toute une famille à charge.

A Noter que le SMIC en Algérie est de 124 Euros et donc qu’avec les prix actuels, il faudrait un salaire minimum de 434 Euros, soit une augmentation de 250%, pour permettre aux citoyens algériens de rattraper la perte de pouvoir d'achat provoquée par la hausse des prix qui poursuit sa courbe ascendante.

Ce qui prouve que l’Exécutif ne contrôle plus la situation économique du pays et provoque la sidération le peuple Algérien. Une situation qui inquiète au plus haut point les consommateurs algériens à la veille du mois du Ramadan 2021.

Au final, il n’y a pas photo entre l’approvisionnement en denrées alimentaires du peuple Marocain qui voit ses étals bien achalandés et à des prix plus que raisonnables et le peuple Algérien qui ne trouve plus rien ou à des prix astronomiques.

Un mois Ramadan 2021 en Algérie extrêmement explosif en perspective.

Farid Mnebhi
Farid Mnebhi est un écrivain marocain, licencié Physique, titulaire d'une maîtrise en sciences... En savoir plus sur cet auteur