Bulletin de l'écologie de l'Afrique du 21/09/2021

Publié le Mardi 21 Septembre 2021 à 14:18 | MAP


​Dakar - Voici le bulletin de l'écologie de l'Afrique pour la journée du mardi 21 septembre 2021:


Ethiopie.

En Ethiopie, une start-up propose des solutions aux agriculteurs pour leur permettre d'accéder facilement aux semences et aux engrais notamment en milieu rural.

«Green Agro Solutions», une start-up connectée «fournit un service numérique aux petits exploitants agricoles et leur permet d’obtenir des intrants, de louer des services de mécanisation et de demander des conseils en matière d'agro-climat grâce à la technologie», souligne Ecofin.

Les agriculteurs ont accès à un portefeuille électronique fourni par l'une des banques avec laquelle la start-up collabore, précise l’agence.

«Sa clientèle regroupe les fournisseurs impliqués dans les services de mécanisation, les intrants agricoles et le consulting en agro-climat. Elle concentre la demande des agriculteurs pour qu’ils aient accès à leur marché cible. La start-up perçoit une commission de 5 à 8 % sur les opérations», selon la même source. Afrique du Sud.

Trois braconniers ont été condamnés par le tribunal régional de Skukuza (5430 km de Pretoria) à de lourdes peines allant de 30 à 45 ans de prison ferme, a révélé le ministère des Forêts, des Pêches et de l'Environnement.

«Walter Hendrick Mangange, Shangani Mathebula et Emmanuel Mdluli ont été reconnus coupables de braconnage de rhinocéros, notamment à l'entrée du parc national Kruger avec l'intention de commettre un crime, y compris la possession d'une arme à feu illégale et des munition», a indiqué le département dans un communiqué.

Des gardes forestiers utilisant des chiens pisteurs avaient repéré les hommes tirant sur deux rhinocéros, alors qu'ils enquêtaient sur des coups de feu entendus dans le parc.

Les braconniers ont été arrêtés avec le soutien de l'équipe d'hélicoptères des Parcs nationaux sud-africains (SANParks). Ils ont été retrouvés en possession de munitions et de cornes de rhinocéros planqués dans un sac à dos, précise-t-on de même source.

Leur condamnation à de lourdes peines envoie, ainsi, un message fort aux criminels de la faune selon lequel le braconnage et l'abattage illégal des espèces emblématiques ne sont pas tolérés.

Côte d’Ivoire.

- Plus de 105 millions d’hectares de cacao ont été arrachés dans le cadre de la lutte contre le swollen shoot, selon le rapport de l’Unité de coordination présenté par le Coordinateur, Coulibaly Samiga, sur les trois années d’exécution de 2018 à 2021.

Ce sont au total 105. 015.010 hectares de cacao qui ont été arrachés contre 100 mille hectares initialement prévus, a souligné M. Coulibaly, lors d’un atelier bilan sur le programme d’arrachage intensif des parcelles de cacao infectées par la maladie du Swollen Shoot organisé récemment par le Conseil du Café-Cacao.

- Le Premier ministre ivoirien, Patrick Achi, a salué la prise de conscience d'une nouvelle génération de planteurs pour la pratique d'une cacaoculture durable.

C'est une activité majeure qui vise à sensibiliser les acteurs sur les avantages d'inclure des arbres parmi les cultures. Cette technique culturale contribue à éliminer la déforestation et participe à la reconstitution du couvert forestier ivoirien.

Il a encouragé cette nouvelle génération de planteurs à poursuivre sur cette voie et souhaité qu'ils soient des relais auprès des autres cacaoculteurs afin que leur pratique serve de modèle à dupliquer pour une agriculture durable en Côte d'Ivoire. Cameroun. L'Institut de recherche agricole pour le développement (IRAD) expérimente le coton écologique dans le Grand-Nord du Cameroun. L’objectif de l'action de l'IRAD est d’affranchir les petits agriculteurs de leur dépendance à l’accès au crédit intrants de la Société de développement du coton (SODECOTON). Une pratique qui discrimine une bonne partie de la population rurale, ne bénéficiant pas de crédit intrants, en particulier les jeunes et les femmes.

Selon les chercheurs de l’IRAD, "la culture du coton bio, plus écologique, fait appel à très peu d’intrants chimiques et n’exclue aucune partie d’acteurs de la filière".

D'autant plus que le bassin de production est constitué d’une large gamme de sols, d’écologie et des nouvelles terres récemment mises en cultures. En outre, produit dans un système encore familial avec utilisation de la fumure organique, rotation des cultures, association aux légumineuses et faibles utilisations d’intrants.

Ce qui, selon les mêmes experts, garantit la qualité de la fibre et rend cette culture compétitive sur le marché mondial, de plus en plus exigeant. La preuve, ces dernières années, les industries textiles font davantage appel au coton bio, à cause de l’interpellation sans cesse de leur responsabilité sociale par les consommateurs. Gabon. Le gouvernement gabonais s’est lancé le défi d’augmenter à l’horizon 2022 la production d’électricité à plus de 2800 GWh et celle de l’eau à 140 millions de m3 à pour satisfaire la forte demande des populations et d’en finir, peut-être, avec les délestages.

Une ambition qui passe par la relance des travaux de construction des barrages hydroélectriques (Ngoulemendjim, Dibouangui et Kinguele-Aval), à travers des partenariats public-privé, ainsi que la poursuite du programme intégré pour l’alimentation en eau potable et assainissement de Libreville (PIAEPAL).

«Le but est de parvenir à satisfaire progressivement la forte demande de la population, grâce à l’exploitation optimale du potentiel hydroélectrique du Gabon. Ainsi, avec la construction de l’usine Ntoum 7, le déficit hydrique journalier de la région du Grand-Libreville devrait s’améliorer», annonce un "Document de cadrage macroéconomique et budgétaire 2021-2023".

En 2018, le Gabon a produit 1103,5 GWh d’électricité à partir des centrales hydroélectriques. Cependant, le pays est toujours dépendant de l’importation d’électricité et en 2018. Il a importé 403 GWh d’électricité provenant de lignes de réseau étrangères pour répondre à ses besoins en électricité. S’agissant de l’eau, seulement 55% de la population nationale en moyenne dispose d’un accès sûr à l’eau au robinet, alors que le pays dispose d’un potentiel 170 milliards de m3 d’eau par an, avec des niveaux de 127.000 m3 par habitant et par an.