Bulletin de l'écologie de l'Afrique du 25/09/2021

Publié le Samedi 25 Septembre 2021 à 11:38 | MAP


​Dakar - Voici le bulletin de l'écologie de l'Afrique pour la journée du samedi 25 septembre 2021:


Côte d'Ivoire.

Le ministre ivoirien de l’Environnement et du développement durable, Jean-Luc Assi, a procédé, vendredi à Abidjan, au lancement du projet Benkadi Côte d’Ivoire, «un projet de plaidoyer pour l’amélioration des politiques publiques sur le changement climatique, en vue de l’atténuation et de l’adaptation aux effets de l’érosion côtière et de la dégradation des aires protégées en Côte d’Ivoire», rapporte l’Agence ivoirienne de presse.

M. Assi a rappelé à cette occasion que la vulnérabilité de la Côte d’Ivoire face au changement climatique, touche tous les secteurs, notant que l’Etat s’est fixé pour objectif d’améliorer la résilience de la zone côtière.

Pour sa part, le coordonnateur national de la convention de la société civile ivoirienne (CSCI), Mahamadou Kouma a fait savoir qu’en Côte d’Ivoire, le projet mettra l’accent sur deux problématiques, notamment l’atténuation et l’adaptation des effets de l’érosion côtière sur les populations riveraines au Sud du pays et la préservation de sept principales aires protégées face aux agricultures extensives dans 10 régions du pays.

«Nous encourageons le gouvernement à poursuivre sa dynamique d’accompagnement de la société car beaucoup reste encore à faire», a-t-il indiqué.

Ghana.

Il y a du mouvement autour des fournisseurs d'énergie solaire pour les clients commerciaux et industriels (C&I) en Afrique de l’Ouest. L’entreprise allemande ecoligo acquiert la division C&I de Namene Solar West Africa, la filiale du groupe Namene. L’entreprise basée à Accra, au Ghana, cède ses actifs en Afrique de l’Ouest au moment où la demande des entreprises en matière d’énergie solaire augmente.

Cette énergie renouvelable moins coûteuse, facile à installer et à exploiter permet aux entreprises de réduire leur facture d’électricité tout en soutenant leur stratégie de durabilité. Namene a, par exemple, installé un système solaire photovoltaïque de 400 kWc à l’Université Centrale, dans la capitale ghanéenne Accra.

"Namene Solar concentrera ses activités en Afrique de l’Ouest sur le développement de son activité mondiale dans le domaine des lampes solaires. Cette division connaît une croissance rapide, avec des ONG de premier plan et des entreprises acheteuses de gros volumes, ainsi qu’un programme de financement climatique innovant. Namene Solar West Africa continuera à faire partie du groupe Namene, en se concentrant sur ses activités d’éclairage", indique l’entreprise dirigée par Jason Wallis.

Les deux parties ont donné peu de détails sur la transaction, notamment sur le plan financier. Mais ecoligo inscrit le rachat de la division C&I de Namene Solar West Africa dans sa stratégie de développement.

Sénégal.

Le gouvernement sénégalais a procédé vendredi au lancement officiel du Programme d'appui à l’intensification des efforts pour l’agriculture et l’utilisation des terres par la mise en œuvre des contributions déterminées nationales et du Plan national d’adaptation (SCALA en anglais).

Ce programme dont la mise en œuvre est assurée par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation (FAO), est financé par le ministère fédéral allemand de l’environnement, de la conservation de la nature et de la sécurité nucléaire.

Ce financement s’élève à 20 millions d’euros pour les quatre ans (2020-2025) que va durer le projet.

Il concerne globalement 12 pays répartis en Afrique (Côte d’Ivoire, Egypte, Ethiopie, Sénégal et Ouganda), en Asie (Cambodge, Mongolie, Népal et Thaïlande) et en Amérique latine (Argentine, Colombie et Costa Rica).

’’Son objectif est d’accompagner les pays bénéficiaires à traduire leurs CDN [contributions déterminées nationales] et leurs PNA [Plan national d’adaptation] en solutions climatiques transformatrices et réalisables dans les secteurs de l’utilisation des terres et de l’agriculture’’, a indiqué Boubacar Dramé, conseiller technique au ministère sénégalais de l’Agriculture et de l’Equipement rural.

Les CDN se trouvant au cœur de l’Accord de Paris signé en 2015, ils concernent les efforts déployés par chaque pays pour réduire ses émissions nationales et s’adapter aux effets du changement climatique, indique le site officiel des Nations unies. Boubacar Dramé a souligné que ’’le programme SCALA va appuyer davantage le gouvernement du Sénégal dans sa recherche de solutions durables sur ces questions’’.

"Ce programme SCALA nous donne ainsi l’opportunité de renforcer nos acquis, de créer des synergies mais aussi de capitaliser les bonnes pratiques pouvant être mises à l’échelle dans d’autres zones, voire d’autres pays eu égard à la dimension régionale du programme", a ajouté M. Dramé.

Gabon.

Après le lancement des travaux de construction du château d’eau de Ntoum-Centre, le 23 septembre, le ministre des Ressources hydrauliques s’est rendu sur le site de construction de la station de pompage du PK5 pour s’enquérir de l’avancement du chantier.

Le ministre a tenu à visiter ce chantier afin de s’imprégner du niveau d’exécution des travaux. "Les travaux avancent à un très bon rythme. Sur certains aspects, ils sont même en avance. L’entreprise et l’Unité de coordination ont décidé d’accélérer le chantier et vous voyez bien que nous sommes à la phase de coulage", a-t-il déclaré.

Ce projet relevant du programme intégré pour l'alimentation en eau potable et l'assainissement de Libreville (PIAEPAL), a été réalisé par le gouvernement avec l’appui de la Banque africaine de développement (BAD). Il devrait considérablement améliorer la fourniture de l’eau aux ménages, industries et commerces dans le Grand-Libreville.

Afrique du Sud. Quatorze lycaons africains, carnivore le plus menacé d'Afrique australe, ont été transférés d'Afrique du Sud au Malawi, a révélé le Service de conservation «Wildlife ACT».

Le transfert a été effectué grâce à une collaboration entre l'Endangered Wildlife Trust (EWT) et African Parks qui gère les aires protégées de Liwonde et Majete, en partenariat avec le Département des parcs nationaux et de la faune du Malawi.

Trois femelles de la réserve de chasse communautaire de Somkhanda, située dans la province sud-africaine de KwaZulu-Natal, faisaient partie des 14 chiens sauvages qui ont été transférés au Malawi, précise la même source, ajoutant que cela aidera à prévenir la surpopulation dans les petites réserves et à maintenir la diversité génétique.

Le mouvement de la meute de 2019 vers Somkhanda et, par la suite, le transfert des trois femelles vers le Malawi font partie du projet d'extension de l'aire de répartition des chiens sauvages, piloté par les groupes sud-africains Wild Dog Advisory et le KwaZulu-Natal Wild Dog.

«Grâce à cette association d'autorités de conservation, la population de chiens sauvages d'Afrique du Sud est gérée comme une seule métapopulation, utilisant des réintroductions et des relocalisations pour simuler les processus naturels de dispersion, de formation de meute et de colonisation de nouveaux domaines», souligne Wildlife ACT.

Kenya.

Le président kényan Uhuru Kenyatta a annoncé, vendredi, que son pays continuera de diriger les efforts visant à encourager l'adoption d'énergie propre.

Dans un discours vidéo lors d'une table ronde de haut niveau sur l'énergie, tenue en marge de l'Assemblée générale des Nations unies en cours à New York, M. Kenyatta a appelé la communauté internationale à soutenir un appel à l'action sur l'énergie propre lancé conjointement par le Kenya, le Malawi et les Pays-Bas.

Il a déclaré que le Kenya avait fait des progrès majeurs dans la production et l'utilisation d'énergie propre, notant que l'accès à l'électricité dans le pays était passé de moins de 30 % en 2013 à plus de 75 % en 2020.

M.Kenyatta a rallié la communauté internationale pour qu'elle investisse davantage dans des initiatives à même d’accélérer l'accès des ménages des pays en développement à l'énergie propre.

Le Kenya a démontré qu'il est possible d'atteindre des objectifs de développement ambitieux tout en restant vert, a-t-il soutenu, faisant savoir que les énergies renouvelables représentent 73% de la capacité de production d'électricité installée du Kenya et que le pays visait à réaliser une transition complète vers les énergies renouvelables d'ici 2030.