Bulletin écologique du Maghreb du 09/09/2021

Publié le Jeudi 9 Septembre 2021 à 10:23 | MAP


Tunis - Un Séminaire sur le premier volet du 6ème rapport d’évaluation du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) sur les conséquences du réchauffement climatique, se tiendra vendredi à Tunis, ont annoncé les organisateurs dans un communiqué publié à Tunis.


"Ce nouveau rapport international du GIEC, paru le 9 août 2021, est considéré comme 'une alerte rouge pour l’humanité'", ont précisé les organisateurs en l'occurrence le ministère des Affaires locales et de l’environnement, la Fondation Heinrich Boll et l’association 2C2D.

"Dans ce contexte, il convient d’analyser les résultats majeurs de ce rapport alarmant et de faire les recoupements nécessaires pour les interpréter selon le contexte climatique tunisien. De même, il s’impose de suivre les conseils des experts et les recommandations des spécialistes afin d’opérer les transformations nécessaires en matière de réduction des émissions et d’adaptation aux impacts inévitables", ont-ils souligné.

Les participants à l’évènement sont bien informés des principaux messages du premier volet du 6ème rapport d’évaluation du GIEC et ce que ce dernier implique pour la Tunisie, un pays très vulnérable aux impacts du changement climatique.

Selon le GIEC, certains changements sont irréversibles tels que l'élévation du niveau de la mer, l'acidification des océans, l'augmentation des incendies, et les sociétés humaines n’ont autre choix que de s’adapter aux impacts et à des évènements extrêmes qui auront tendance à devenir plus fréquents.

L’évènement s’adresse en premier lieu aux experts et aux scientifiques spécialisés en climatologie, en météorologie et en sciences de l’environnement ainsi qu’aux représentants des agences environnementales et du ministère des affaires locales et de l’environnement.

Les activistes et les associations font également, partie des cibles de cet évènement puisqu’ils ont un rôle important dans la diffusion des messages clés du rapport auprès du grand public et l’intégration des nouvelles données dans leurs travaux sur le climat.

Le Groupe GIEC a été créé en 1988 en vue de fournir des évaluations détaillées de l’état des connaissances scientifiques, techniques et socio-économiques sur les changements climatiques, leurs causes, leurs répercussions potentielles et les stratégies de parade.

L’été 2021 a connu des phénomènes climatiques exceptionnels et inédits dans le monde. Des inondations, des records de température associés à des longues vagues de chaleur, des incendies de forêts ravageant des centaines de milliers d’hectares ont fait planer l’ombre du changement climatique durant tout l’été.

Nouakchott, La ministre mauritanienne de l'Environnement et du Développement durable, Mme Marieme Bekaye a eu, cette semaine, des entretiens avec plusieurs responsables français, dont la ministre de la Transition écologique, Mme Barbara Pompili.

Les discussions entre les deux ministres ont tout d’abord porté sur les enjeux environnementaux de portée mondiale et régionale comme le climat, la désertification, la déforestation et la biodiversité.

L'importance du programme de la Grande muraille verte a été soulignée en tant qu’initiative clé qui contribue à relever ces défis.

Dans ce sens, Mme Pompili a réaffirmé le soutien de la France pour la Grande muraille verte, invitant la Mauritanie à rejoindre la coalition de la Haute Ambition pour la Nature et les Peuples qui a été lancée lors du "One Planet Summit" en janvier 2021.

Cette initiative rassemble aujourd’hui 71 pays et vise à protéger 30 % des terres et des mers d’importance particulière pour la biodiversité, d’ici 2030.

De son côté, Mme Békaye a présenté les principaux défis environnementaux et de gestion durable des ressources naturelles auxquels fait face la Mauritanie ainsi que les politiques et les réformes adoptées et en cours pour les traiter.

Les deux parties ont ensuite échangé sur des questions cruciales comme l’agriculture durable, la gestion intégrée et concertée des ressources naturelles, la création d’emplois verts, l’impact environnemental de la crise du covid-19 et la mobilisation des fonds publics.

Les deux ministres ont convenu de renforcer leur coopération dans un certain nombre de domaines d’intérêt commun, notamment l’intégration sectorielle des questions environnementales, l’évaluation des performances environnementales, la police de l’environnement, l’éducation environnementale, les statistiques environnementales et les formations environnementales.