Marocafrik : Bulletin d'information maroco-africain

Bulletin écologique du Maghreb du 10/09/2021


MAP - le Vendredi 10 Septembre 2021 à 10:33 |

           

Tunis - L'universitaire et experte tunisienne dans le domaine des ressources en eau et de l'adaptation aux changements climatiques, Raoudha Gafraj, a mis en garde contre la rareté des ressources en eau en Tunisie, estimant que "les ressources disponibles ne peuvent plus couvrir les besoins de l’irrigation".


Dans des déclarations à la presse, l'experte a appelé à limiter l’extension des périmètres irrigués publics, considérant que "la poursuite de la création de ces périmètres qui exploitent les eaux de surface a négativement impacté les ressources hydrauliques surtout face à l’irrégularité des précipitations".

"Nous avons maintes fois alerté quant à la gravité de la situation, mais l’Etat a poursuivi la démarche de création de périmètres irrigués", a-t-elle enchaîné, critiquant "la mauvaise gouvernance entachant la politique hydraulique nationale".

Précisant que les périmètres irrigués publics et privés s’élèvent aujourd’hui à 435 mille hectares, la spécialiste a appelé l’Etat à s’orienter vers les cultures les moins consommatrices d’eau et à réduire les périmètres irrigués qui dépendent des eaux des barrages.

Elle a également proposé l’importation des primeurs, de pommes de terre, de piments et de tomates, estimant que les ressources en eau disponibles ne suffisent pas à irriguer ces cultures.

"40% de ces primeurs sont produits dans le gouvernorat de Monastir et irrigués à partir des eaux du barrage de Nebhana (gouvernorat de Kairouan) qui ne contient actuellement que 2,3 millions de m3 alors que les ressources nécessaires pour préserver cet ouvrage devrait s’établir à 50 millions de m3 au moins" a-t-elle déploré.

Elle a, par ailleurs, fait remarquer que certains agriculteurs recourent à l’eau potable distribuée par la SONEDE pour des besoins d’irrigation, mettant en garde contre "le grave impact de cette pratique qui doit être sanctionnée".

"Pire, certains agriculteurs utilisent même des eaux polluées pour couvrir leurs besoins d’irrigation, avec tous les risques que cela implique pour la santé", a-t-elle encore fait savoir.

Nouakchott, Un atelier a été organisé à Nouakchott au profit des acteurs nationaux participant à distance au Forum International pour la Conservation de la Nature, tenu les 2 et 3 septembre à Marseille en France.

Cet atelier, initié par la Réserve du Banc d’Arguin, a été l'occasion pour les acteurs nationaux dans le domaine de la protection de la nature et de la conservation de l'environnement d'interagir directement et de participer à distance aux travaux de la Conférence mondiale pour la conservation de la nature

S'exprimant à cette occasion, le secrétaire général adjoint du gouvernement, M. Mohamed Ishaq El Kounti a souligné l'importance des interventions scientifiques et techniques présentées dans la mesure où elles contribueront à la préservation des écosystèmes fragiles et de la biodiversité et permettre le développement d'une vision qui encourage le relèvement des défis posés par les facteurs environnementaux et le changement climatique, tels que les inondations et les catastrophes naturelles.

Il a relevé aussi l'importance de cette conférence qui a rassemblé des milliers de représentants d'un grand nombre de décideurs, de la société civile, d'hommes d'affaires et de chercheurs de différents pays du monde avec l'objectif de présenter des propositions de solutions pour protéger l'environnement et relever les défis auxquels la planète fait face.




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