Bulletin écologique du Maghreb du 28/09/2021

Publié le Mardi 28 Septembre 2021 à 10:41 | MAP


Tunis - La Tunisie a relevé le plafond de ses ambitions en termes de réduction des effets des changements climatiques et ce, malgré les difficultés financières auxquelles elle est confrontée, c'est ce qui ressort de la version actualisée du document Contribution Déterminée au niveau national (CDN).


Ce document sera soumis, pour approbation, à la plateforme de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, à l’instar des 191 signataires de l'Accord de Paris (avril 2016).

La Tunisie propose, dans sa contribution actualisée, de réduire son intensité carbone de 45% d'ici 2030 au lieu des 41% (dans la première version).

Malgré l'absence de chiffres clairs évaluant le taux de réalisation des objectifs fixés précédemment et malgré la situation économique difficile, la Tunisie tient à la conception de ses stratégies, au renforcement de sa "diplomatie climatique" et au maintien de ses partenariats régionaux et internationaux pour bénéficier de toutes les mesures, au niveau international, relatives au phénomène de changements climatiques mondiaux.

Au niveau local, la Tunisie projette d'atteindre ses objectifs climatiques en mettant en œuvre des plans dans tous les secteurs stratégiques tels que l'énergie, les industries manufacturières, l'agriculture, le secteur forestier, la gestion de déchets.

"Le CDN actualisé de la Tunisie, propose également, de se concentrer sur d'autres domaines tels que l'économie circulaire, la sécurité alimentaire, la sécurité de l'eau, le développement social", a souligné Mohamed Zemerli, point focal Tunisie de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.

Le responsable a ajouté, lors d'une réunion organisée, récemment, par l'ambassade britannique à Tunis, que l’objectif consiste à créer de la richesse et de nouveaux postes d’emplois, ainsi qu’à instaurer la décentralisation de l'action climatique.

Les efforts de réduction des effets de changements climatiques seront axés notamment sur le secteur de l'énergie, qui est responsable, à lui seul, de 75% des émissions de dioxyde de carbone, contribuant à l'intensité carbone, selon la première version de CDN de la Tunisie.

La Tunisie s'est engagée, depuis l'Accord de Paris et même avant, dans une politique de transition énergétique visant à porter la contribution des énergies renouvelables dans le mix énergétique et dans la production d'électricité à 30 % d'ici 2030, mais la crise sanitaire et économique provoquée par la pandémie du coronavirus a entravé cette politique.

Pour ce qui est du plan portant sur le secteur de l'énergie, il prévoit la réduction de l'intensité carbone de la Tunisie de 46 % d'ici 2030, par rapport à 2010. La Tunisie avait fixé ses besoins en ressources financières à environ 20 milliards de dollars pour concrétiser ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 41 % et s'adapter aux changements climatiques.

Mais, à ce jour, elle n'a pas réussi à mobiliser cette enveloppe. Ainsi, le prochain sommet sur le climat pourrait être l'occasion d'activer la diplomatie climatique, rencontrer des donateurs et commercialiser des projets nationaux, afin de parvenir à collecter ces ressources financières et atteindre les objectifs escomptés

Nouakchott, Un mémorandum a été signé, lundi à Nouakchott, entre le ministère mauritanien du Pétrole, des Mines et de l'Energie et la société "Chariot", spécialisée dans les énergies de transition.

Le nouveau projet "Noor" pour l'hydrogène vert, qui fait l'objet de ce mémorandum, permettra notamment de produire jusqu'à 10 gigawatts d'énergie propre et nécessitera la mobilisation d'une enveloppe totale pouvant aller jusqu'à 3,5 milliards de dollars.

En marge de la signature, M. Abdessalam Mohamed Saleh, mnistre du Pétrole, des Mines et de l'Energie a déclaré que le développement de l'industrie de l'hydrogène vert promet d'apporter des avantages environnementaux, économiques et sociaux à la Mauritanie.

Pour sa part M. Adonis Pouroulis, PDG de la société "CHARIOT" a fait savoir que le protocole vise à exploiter le potentiel de l'hydrogène vert en Mauritanie.