Marocafrik : Bulletin d'information maroco-africain

Bulletin économique du Maghreb du 09/09/2021


MAP - le Jeudi 9 Septembre 2021 à 10:23 |

           

​Tunis - Les avoirs nets en devises en Tunisie se sont inscrits toujours en baisse à la date du 7 septembre courant à 20,1 milliards de dinars (126 jours d'importation) contre 21,2 milliards de dinars (141 jours d'importation), en septembre 2020, selon les données publiées par la Banque Centrale de Tunisie.


Ce résultat est enregistré malgré une hausse significative de revenus de travail et des recettes touristiques durant les 8 premiers mois de cette année, précise-t-on de même source.

En effet, les indicateurs monétaires et financiers récents de la BCT révèlent une hausse significative de 37,5%des revenus du travail cumulés, passant de 3,8 milliards de dinars (1 euro = 3,30 dinars), à fin août 2020 à 5,3 milliards de dinars, en août 2021.

Quant aux recettes touristiques, elles ont augmenté de 5% durant les huit premiers mois de l'année 2021, pour s’établir à 1,6 milliard de dinars.

En 2020, les recettes touristiques avaient enregistré une baisse de 64% par rapport à 2019.

Pour ce qui est des services de la dette extérieure cumulés, ils se sont accrus, à leur tour, de 22,3%, à 7,8 milliards de dinars.

-. L’enveloppe réservée à la subvention en Tunisie n’a pas dépassé 1,4 milliard de dinars (1 euro = 3,30 dinars), à fin juin 2021, en baisse de 15% par rapport à la même période de 2020.

Ces dépenses ne représentent que 8% de l’ensemble de dépenses de l’Etat (17,6 milliards de dinars), selon le ministère tunisien de l’Economie, des Finances et de l’Appui à l’investissement.

La subvention des produits de base a accaparé 60,8% du total des dépenses de compensation, durant le premier semestre 2021, alors que celle dédiée aux carburants s’est élevée à 21,5%, et au transport, à 17,7%.

En revanche, 57% des dépenses sont réservés au paiement de la masse salariale et 11% destinés au remboursement des charges de financement (les intérêts de la dette).

-. Alger, Le collectif des concessionnaires d’engins roulants en Algérie a averti sur le risque de voir disparaître l’ensemble des concessionnaires entraînant dans leur sillage de graves conséquences sociales et économiques.

Dans une lettre adressée aux autorités algériennes, ce collectif des opérateurs économiques déjà en activité, assurant la distribution des machines de construction, de manutention, de travaux routiers, miniers et d’agriculture alerte sur "le risque de dépôt de bilan imminent".

Le collectif de concessionnaires d’engins roulants, qui regroupe 21 entreprises, sur un total de près 44 concessionnaires, a fait savoir que tous les concessionnaires sont à l’arrêt, depuis la promulgation du décret exécutif fixant les conditions et les modalités d’exercice de l’activité de concessionnaires d’engins roulants.

Le collectif affirme avoir formulé des demandes d’audience à l’actuel ministre de l’Industrie ainsi qu’à son prédécesseur, "pour leur exposer la situation alarmante dans laquelle se trouvent nos entreprises".

Des demandes qui, jusque-là, sont restées sans réponse, regrettent ces professionnels, qui relèvent que leurs appréhensions majeures concernent la décision de suspendre toute activité d’importation d’engins roulants depuis le mois d’août 2020.

"Comment peut-on suspendre l’activité d’entreprises qui paient leurs impôts, s’acquittent de leurs charges sociales et qui n’ont commis aucune infraction à la législation nationale pour se trouver aujourd’hui au bord de la faillite ?", s’interroge le collectif des concessionnaires d’engins roulants.

"Nous ne comprenons toujours pas pourquoi on essaye d’assimiler injustement l’activité d’importation et de distribution d’engins roulants à celle des véhicules", ajoutent les concessionnaires d’engins roulants, estimant que l’activité qu’ils exercent "est substantiellement différente de celle des véhicules".

Pour le collectif, "l’importation, la distribution et le service après-vente des engins roulants, précisément, les équipements de travaux publics, mines, agriculture et manutention n’ont aucune relation avec le domaine de l’automobile".

Ces équipements, soutient le collectif, constituent "un outil de travail indispensable à la réalisation et à l’exécution de projets importants dans le BTP, et à l’agriculture dont l’économie a grandement besoin".

Ensuite, arguent les concessionnaires d’engins roulants, "comparativement à l’automobile, le secteur des équipements BTP/agriculture représente une part marginale dans la balance des paiements en monnaie étrangère".

Chiffres à l’appui, le collectif fait remarquer que les importations d’engins des équipements BTP/agriculture représentaient "seulement 365 millions de dollars contre 3,7 milliards de dollars pour l’automobile en 2019 et 300 millions de dollars contre 2,53 milliards de dollars en 2019".

-. Nouakchott, Le président de l'Union Nationale du Patronat Mauritanien (UNPM), M. Mohamed Zeïn El Abidine Ould Cheikh Ahmed, s'est entretenu, mercredi à Nouakchott, avec une délégation de la Société Financière Internationale (SFI), conduite par le vice-président régional pour l'Afrique, M. Sergio Pimenta.

S'exprimant à cette occasion, le président de l'UNPM a mis l'accent sur le rôle important que joue l'Union dans la promotion du secteur privé mauritanien en contribuant efficacement au développement économique et social du pays.

Il a ajouté que le secteur privé est de plus en plus impliqué dans la conception et la mise en œuvre des politiques de développement , dont la dernière manifestation a été la création du Conseil supérieur de l'Investissement.

Le président de l'UNPM a affirmé que la Mauritanie qui dispose de ressources naturelles abondantes et d'un secteur privé dynamique, mérite plus d'accompagnement par les institutions financières, dont la SFI.

Il a insisté sur la nécessité d'investir dans les secteurs prometteurs et les plus productifs en Mauritanie, comme la pêche, l'agriculture, l'industrie, l'élevage et les mines.

De son côté, le vice-président régional de la SFI pour l' Afrique a souligné que la crise sanitaire dans le monde a eu de fortes répercussions sur le monde, notamment sur les indicateurs de croissance dans les différents pays, exprimant dans ce cadre, la disposition de la SFI à développer son partenariat avec la Mauritanie.




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