Marocafrik : Bulletin d'information maroco-africain

Bulletin économique du Maghreb du 27/09/2021


MAP - le Lundi 27 Septembre 2021 à 10:52 |

           

Tunis - Le déficit du bilan d'énergie primaire en Tunisie a baissé de 12% à fin juillet 2021, pour se situer à 2,5 Mtep à fin juillet 2021, contre 2,8 Mtep enregistré durant la même période de 2020, selon le rapport mensuel de la conjoncture énergétique publié par le ministère tunisien de l’Industrie, de l'Energie et des Mines.


Cette baisse est due à l’amélioration des ressources d’énergie primaire. Le taux d’indépendance énergétique, qui représente le ratio des ressources d’énergie primaire par la consommation primaire, s’est situé à 55%, durant les sept premiers mois de 2021 contre, 45% durant la même période de2020.

Les ressources en énergie primaire ont connu une hausse de 33%, à fin juillet 2021,pour se situer à 3,03 Mtep, qui est due notamment à l’augmentation de la production nationale du pétrole et du gaz.

Les ressources en énergie primaire restent dominées par la production nationale de pétrole et du gaz qui participent tous les deux à hauteur de 76% à la totalité des ressources d’énergie primaire. La part de l’électricité renouvelable (production STEG uniquement) reste timide et ne représente que 1% des ressources primaires.

S’agissant de la demande en énergie primaire, elle a augmenté de 8%, passant de 5,1 Mtep à fin juillet 2020, à 5,5 Mtep à fin juillet 2021. La demande sur le gaz naturel a augmenté de 6% et celle sur les produits pétroliers de 11%.

La structure de la demande en énergie primaire a enregistré un léger changement. En effet, la part de la demande des produits pétroliers est passée de 45% à fin juillet 2020,à 47% à fin juillet 2021. Le gaz naturel qui représente 54% à fin juillet 2020, a enregistré une légère baisse à 53% à fin juillet 2021.

Par ailleurs, le déficit de la balance commerciale énergétique a régressé de 16%, à fin juillet 2021, passant de 2,93 milliards de dinars durant les sept premiers mois de 2020 à 2,46 MMD durant la même période de 2021.

Les exportations des produits énergétiques ont enregistré une hausse en valeur de 120%, accompagnée par une hausse des importations en valeur de 15%.

-. L'Observatoire Tunisien des Services Financiers a appelé à accélérer la révision des lois relatives aux chèques, notamment les chèques sans provision.

Dans des déclarations à la presse, le président de l'observatoire, Abdeltif Hedia a mis l'accent sur la nécessité de responsabiliser les banques lors de la remise des chéquiers.

Cette circulaire porte sur l'obligation faite aux banquiers de payer les chèques de moins de 20 dinars (1 euro = 3,30 dinars) en révisant vers la hausse le montant tout en en prenant en considération l'inflation financière que connaît le pays.

En effet, l'observatoire a recensé plus de 2,4 millions dossiers en instance devant les tribunaux avec des infrastructures vétustes et un nombre de juges réduit mettant en garde contre la dégradation que connaît le système judiciaire dans son ensemble.

M. Hedia a, par ailleurs, souligné la nécessité de reconsidérer le budget alloué au système judiciaire dans son ensemble, qui ne dépasse pas 0,3% du budget général de l'Etat.

Il a, dans ce sens, appelé à accélérer la digitalisation du système dans son ensemble et la révision du Code des procédures pénales.

S'agissant du climat des affaires dans son ensemble, le président de l'observatoire a déploré la promulgation hâtive et successive des textes, notamment en matière de fiscalité, ce qui est de nature, selon lui, à affecter, le principe de sécurité juridique et à constituer un frein à l'investissement, aussi bien local qu'étranger.

L'observatoire a, également, noté la promulgation de lois restées longtemps non appliquées faute de textes d'application.

Concernant le secteur bancaire, le président de l'observatoire a pointé une certaine dégradation des services, malgré la relative amélioration des états financiers des banques, ajoutant que son organisation a également reçu des plaintes relatives au mode de calcul des intérêts ou des commissions.

-. La start-up tunisienne "Hafsa" vient d'être sélectionnée par l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), comme l’une des pionnières de l’entrepreneuriat Francophone.

Sur un total de 1000 start-ups représentant plus de 70 pays francophones, Hafsa a pu se distinguer, avec 32 autres start-ups, grâce à "l’originalité et la qualité de ses produits".

Il s’agit d’une start-up sociale par excellence, créée en 2019, et dont la vocation est la valorisation des produits de terroir tunisiens, notamment les produits culinaires délaissés, tels que la Harissa berbère, la Bsissa, le Kaddid, le Osban, la Salade Mechouia et la Salade Ommek Houriya.

A noter que le projet "Les Pionnières de l’entrepreneuriat francophone" de l’OIF, permettra à la start-up "Hafsa" de bénéficier d’un appui financier et d’un accompagnement par des spécialistes, afin de faciliter son développement à l’international. Le programme d’accompagnement comprend un appui opérationnel personnalisé, un mentorat individuel avec des experts en investissement, des réunions sur les enjeux de la croissance d’une entreprise, l’accès à des ressources pédagogiques et à un réseau d’entreprises et d’investisseurs.

-. Nouakchott, Un atelier sur l'utilisation de la plateforme numérique, organisé par la délégation générale à la Solidarité nationale et à la Lutte contre l'Exclusion, "Taazour" au profit des maires du Tagant et de leurs collaborateurs, a été organisé dimanche à Tidjikja (Est).

S'exprimant lors de cet atelier, l'accent a été mis sur le programme "Taazour" qui accorde un intérêt particulier à l’amélioration des conditions de vie des populations, en particulier les plus démunies.

A cette occasion, le président de l’association des maires du Tagant, M. Salek Ould Abdel Jelil et le maire de la commune de Tidjikja, M. Mohamed Ould Biha ont souligné l’importance de la plateforme pour les habitants de la wilaya qui ont des initiatives à caractère économique.

De son côté, le coordinateur du programme Baraka à Taazour a précisé que deux des composantes du protocole de partenariat entre le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation et la délégation générale concerne, dans le cadre du financement du secteur informel, les projets générateurs de revenus et les micros crédits.




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