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Bulletin économique du Maghreb du 28/09/2021


MAP - le Mardi 28 Septembre 2021 à 10:41 |

           

Tunis - La production totale d'électricité en Tunisie a enregistré, à fin juillet 2021, une hausse de 5% pour se situer à 11533 GWh (hors autoproduction consommée).


De même, l’électricité destinée au marché locale a augmenté de 10%, selon le dernier rapport de la conjoncture énergétique, publié récemment par le ministère tunisien de l’Industrie, de l’Energie et des mines.

Le pic de la production a enregistré une hausse de 16%, pour se situer à 4255 FWh durant les sept premiers mois de l’année 2021.

La Société Tunisienne de 'Electricité et du Gaz (STEG) conserve toujours la part du lion dans la production électrique avec 83% de la production nationale. L’électricité produite à partir de gaz naturel (STEG + IPP) a évolué de 5%, alors que celle produite à partir des énergies renouvelables s’est située à 3% (tient compte de la production des centrales uniquement).

La conjoncture énergétique a fait état d’une hausse de ventes d’électricité de 5%, à fin juillet 2021. Les industriels restent les plus grands consommateurs d’électricité avec 64% de la totalité de la demande des clients HT&MT.

-. Le marché boursier tunisien a entamé la semaine sur une note d'optimisme, après avoir terminé quasi-stable la semaine dernière. L'indice de référence a inscrit une progression de 0,4% à 7285,03 points, dans un volume de 4,6MDt (1 euro =3,30 dinars), selon l'intermédiaire en bourse "Tunisie Valeurs".

Le titre "Tunisair" a chapeauté le palmarès de la séance. Dans de maigres échanges de 4 mille dinars, l'action de la compagnie porte-drapeau a signé une avancée de 4,1% à 0,510Dt.

La séance a connu un fort engouement sur le titre BIAT. L'action de la banque n°1 en Tunisie s'est appréciée de 2,9% à 64Dt, dans un volume relativement soutenu de 2,4MDt. En effet, la BIAT a particulièrement dynamisé la séance, en s'offrant 53% du volume de la cote. Une autre valeur financière s'est, en revanche mal comportée sur la séance. Il s'agit de l'action STAR.

Dans un flux anémique de mille dinars, la valeur a dégringolé de 4,5% à 114,600Dt. Depuis le début de l'année, le leader du secteur de l'assurance en Tunisie affiche une correction de -4,5%.

Le titre SOTIPAPIER a, également, été mal orienté sur la séance. La valeur a perdu 0,9% à 5,490Dt. Le titre a mobilisé de faibles échanges de 9 mille dinars sur la séance.

Alger, Le cabinet de conseil "Finabi", spécialisé en diagnostic financier et analyse économique vient de publier une étude financière comparative entre l'Entreprise nationale publique des industries électroniques (Enie) et le groupe privé Bomare Company (Stream System).

Le diagnostic révèle l'inefficience du secteur public économique et pose la problématique de l'allocation judicieuse des ressources, selon le cabinet de conseil qui a constaté, dans son analyse, que "le chiffre d'affaires de l'Enie a stagné entre 2014 et 2018".

En 2014, le chiffre d’affaires de l’Enie était de 2,78 milliards de dinars. Il a atteint 3,36 milliards de dinars en 2018. Durant la même période, le chiffre d'affaires de Bomare Company a connu une variation de 268% passant de 2,7 milliards de dinars en 2014 à 9,95 milliards de dinars en 2018.

L'effort d'investissement, entre 2014 et 2018, au niveau de l’Enie a été estimé à 2 milliards de dinars alors qu’au niveau de Bomare Company cet effort a été évalué à 589 millions de dinars, fait-il savoir, notant que la variation du chiffre d'affaires en valeur a été de 580 millions de dinars au niveau de l'Enie et de 7,25 milliards de dinars au niveau de Bomare.

"En d'autres termes, chaque dinar investi au niveau de l'Enie durant cette période n'a généré que 0,29 dinar de chiffre d'affaires supplémentaire, alors qu'au niveau de Bomare, chaque dinar investi a généré 12,3 dinars", note le cabinet qui qualifie l'endettement financier de l'Enie de "pléthorique".

"En 2011, les dettes financières épongées par le Trésor ont été de 24,5 milliards de dinars. Cet assainissement a servi à absorber les pertes cumulées pour le même montant", affirme le cabinet Finabi.

A la fin 2018, ajoute-t-il, les dettes financières pour accompagner le plan d'investissement et financer l'exploitation ont été de 9,26 milliards de dinars.

"La noria de la mauvaise performance n'a pas été stoppée", fait remarquer Finabi, relevant que la perte cumulée a été de 3,47 milliards de dinars.

Le cabinet de conseil note, en revanche, que l'endettement de Bomare épousait l'évolution de l'activité de l'entreprise.

"A la fin 2018, il a été de 3,8 milliards de dinars. Les dettes financières à moyen terme qui ont financé l'effort d'investissement ont suivi la même tendance que l'évolution du chiffre d'affaires", révèle Finabi.

Par ailleurs, alors que la masse salariale de Bomare représentait 5% du chiffre d'affaires en moyenne. Le ratio a été de 35% pour l'Enie. "Pire, la masse salariale a phagocyté en moyenne 191% de la valeur ajoutée au niveau de l'Enie contre à peine 37% au niveau de Bomare", constate Finabi.

Ce dernier soutient que "l'Enie n'est pas assez agressive commercialement". La preuve, "elle ne dispose que d'une trentaine de points de vente alors que Bomare en dispose plus de 2.000", indique l’étude.

Selon la simulation de Finabi, "pour maintenir les emplois au niveau de l'Enie, le chiffre d'affaires devrait atteindre les 19 milliards de dinars pour respecter la norme du secteur".

Pour le cabinet de conseil, "les institutions financières doivent changer de paradigme".

Elles devraient accompagner les entreprises dont l'effort d'investissement génère une activité et une performance supplémentaire.

"Les 34 milliards de financement accordés à l'Enie depuis sa création ont généré jusqu'au 31 décembre 2018 une perte cumulée de 28 milliards de dinars pour préserver 1 329 emplois", conclut Finabi.




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