Bulletin économique du Maghreb du 30/08/2021

Publié le Lundi 30 Août 2021 à 09:55 | MAP


​Tunis - Les investissements déclarés dans le secteur industriel en Tunisie ont baissé de 14,6%, durant les 7 premiers mois de 2021, pour se situer à 1509,3 millions de dinars (1 euro = 3,30 dinars), selon le bulletin de conjoncture de l'Agence de promotion de l'industrie et de l'innovation (APII) du mois de juillet.


Les investissements déclarés dans le secteur des industries des matériaux de construction, de la céramique et du verre ont régressé de 69,6% à 79,7 MD et ceux dans le secteur des industries du cuir et de la chaussure de 44,6% % à 10,8 MD.

A fin juillet 2021, les investissements déclarés se sont aussi repliés de 39,1% dans le secteur des industries mécaniques et électroniques, à 435,5 MD et de 22,6 % dans les industries textiles et habillement à 68 MD.

Une diminution de 19,5% a, également, été enregistrée au niveau des investissements déclarés dans diverses industries. Par contre, les investissements déclarés dans le secteur des industries agroalimentaires ont augmenté de 61,1%, à 520,2 MD.

Dans la même tendance, les investissements déclarés dans le secteur des industries chimiques ont enregistré une hausse remarquable de 86,5% à 187,1MD.

Selon l'APII, les investissements déclarés dans les industries totalement exportatrices ont enregistré une augmentation de 55,2% pour se situer à 681,2 MD, pendant les sept premiers mois de l'année 2021.

En revanche, les industries dont la production est orientée vers le marché local, ont enregistré une baisse de 37,6%, en passant de 1,32 MMD à 828,1 MD, au cours des sept premiers mois de l'année 2021.

Ainsi, 45% des investissements déclarés, au cours des sept premiers mois de l'année 2021, sont pour des projets totalement exportateurs.

Pour les investissements industriels à 100% étrangers et en partenariat, ils sont passés de 690,1 MD durant les sept premiers mois de l'année 2020 à 670 MD, durant la même période de l'année 2021, enregistrant ainsi une baisse de 2,9%.

Cette baisse résulte de la diminution de 25,1% enregistrée au niveau des projets 100% étrangers.

En revanche, les investissements de partenariat ont été marqués par une augmentation de 68,3% pour atteindre 276 MD , à fin juillet 2021.

-. Les établissements bancaires en Tunisie ont réagi rapidement, à l'appel lancé par le Président Kaïs Saïed, concernant la baisse du taux d'intérêt, en prenant des mesures effectives et à effet immédiat en faveur des petites et moyennes entreprises et des secteurs de la santé et l'éducation, a indiqué le conseiller auprès du Chef de l'Etat Walid Hajjem.

"Ceci montre que des relations de confiance établies entre la présidence de la République d'une part, les banques, les établissements financiers, et les hommes d'affaires travaillant dans la légalité d'autre part ", a -t-il noté dans des déclarations à la presse.

Sur ce point, Hajjem a assuré que ces hommes d'affaires bénéficieront de tout l'appui contrairement aux allégations colportées au sujet de prétendues pressions exercées par le chef de l'Etat Kaïs Saïed sur les hommes d'affaires.

"Le chef de l'Etat n'a pas l'intention de confisquer les avoirs des hommes d'affaires, a-t-il dit, soulignant l'attachement du président au respect de la loi".

L'Association Professionnelle Tunisienne des Banques et Etablissements Financiers (APTBEF) a annoncé vendredi dernier, à l'issue d'une rencontre, de ses responsables avec le Chef de l'Etat de nouvelles mesures, en faveur des PME et des secteurs de la santé et l'éducation.

Ces mesures sont prises en faveur du citoyen et s'inscrivent dans le cadre du rôle sociétal des banques et des établissements financiers, a conclu Hajjem.

-. Nouakchott, L'Assemblée nationale mauritanienne a adopté, la semaine dernière, un projet de loi portant sur une convention entre la Mauritanie et l’Etat du Koweït, relative à la non double imposition, à la lutte contre l’évasion fiscale en matière d’impôts sur le revenu et sur le capital.

Le ministre des Finances, M. Mohamed Lemine Ould Dhehby a précisé, au cours de son exposé, que l’application de cette convention permet d’effectuer des contrôles juridiques et réglementaires visant à prévenir l'évasion fiscale liée à l'impôt sur le revenu et le capital, à lutter contre la fraude, le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.

Il a, par la suite, souligné qu’elle ne manquera pas d’améliorer le climat des affaires, de faciliter les opportunités pour la coopération commerciale et d’attirer des investissements directs étrangers entre les deux pays.

-. Alger, Le marché noir des devises en Algérie, qui s'est installé dans une longue léthargie, semble se redynamiser après l'annonce de l'augmentation des vols, selon "observAlgérie", qui note que la décision prise par le gouvernement algérien a impacté ce marché parallèle et a fait grimper le taux de change des devises.

En effet, l'euro a atteint dimanche 211 DZD à l'achat et 213 DZD à la vente. Le dollars US a aussi bénéficié de cette décision d'augmenter le nombre de vols de et vers l'Algérie. Il s'échange à 179 DZD à l'achat et 181 DZD à la vente.

Le marché noir des devises en Algérie avait été lourdement impacté par les mesures relatives à la fermeture des frontières et la suspension des liaisons aériennes, maritimes et terrestres avec les pays étrangers.

D'après la même source, la demande sur les devises a, depuis l'annonce de l'augmentation du nombre de vols, nettement augmenté, alors que l'offre devra attendre le retour des émigrés en Algérie.

Il s'avère donc que l'offre est toujours moins importante que la demande, ce qui fait flamber les devises, relève le journal.

Sur le marché officiel, le dollar US continue sa montée face au dinar algérien, fait-elle observer la même source, signalant que la dépréciation du dinar algérien sur le marché officiel se fait ressentir d'une manière plus significative depuis la reprise relative des vols et de l'activité économique.

Cette déprécation a impacté le taux de change sur le marché noir et va contribuer au recul de la valeur du dinar algérien chez les cambistes, a-t-elle expliqué, estimant que le climat économique est ainsi favorable aux devises étrangères dans cette conjoncture de crise multidimensionnelle que travers l’Algérie.