Bulletin économique du Maghreb

MAP - Publié le Vendredi 15 Janvier 2021 à 11:04



Tunis - La balance commerciale alimentaire de la Tunisie a enregistré un déficit de 859,4 millions de dinars (1euro = 3,26 dinars) au cours de l'année 2020, contre un déficit de 1,42 milliard de dinars (MMD) durant l’année 2019, enregistrant ainsi, un taux de couverture de 84,9% en 2020, l’Observatoire tunisien de l’agriculture (ONAGRI).


En termes de valeur, les exportations alimentaires ont enregistré une hausse de 14,1%, alors que les importations ont baissé de 0,6%.

La baisse du déficit est le résultat de l’accroissement du rythme des exportations de l’huile d’olive en termes de valeur (+65,8%), malgré une baisse des exportations des agrumes (-42,6%), des produits de la mer (-13,6%) et des dattes (-6,1%) d’une part et une légère hausse des importations d’autre part (0,6%).

Il est à noter que le déficit de la balance commerciale globale du pays en 2020 a régressé en comparaison à l’année précédente enregistrant une baisse de 34,4% en 2020 (-12,75 MMD) par rapport à2019 (-19,43 MMD).

Le total des importations est passé de 63,29 MMD en2019, à 51,46 MMD en 2020, soit une baisse de 18,7%, alors que les exportation sont baissé de 11,7% passant de 43,85 MMD à 38,70 MMD.

Les importations alimentaires ont représenté 11,1% des importations totales de la Tunisie.

-. Aucune relance économique n'est possible sans un plan national de vaccination massive, estiment les membres du bureau exécutif de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie(CONECT).

Réunis mercredi dernier à Tunis, ils ont exprimé leur vive inquiétude face à l'absence d'une stratégie nationale de vaccination contre le coronavirus, soulignant que le gouvernement est aujourd'hui face à une responsabilité historique en cette période de guerre sanitaire.

"Il est urgent que les autorités compétentes communiquent au public la stratégie de vaccination en précisant les conditions de priorité et la logistique adoptée", a encore laissé entendre la CONECT.

La Confédération rappelle que le secteur privé est disposé à renforcer l'effort national pour que la vaccination de la population se fasse dans les délais les plus courts dans les conditions sanitaires adéquates.

Elle estime, en outre, que seuls la vaccination imminente et massive et le protocole sanitaire scrupuleusement respecté permettront au pays de lutter contre cette pandémie qui constitue une menace pour les vies humaines et pour l'économie nationale.

En Tunisie, le bilan des décès attribués au coronavirus s'est alourdi à 5.343 à la date du 11 janvier dernier, après 59morts dénombrés en 24 heures, selon le ministère tunisien de la Santé.

D'après une note sur la situation épidémiologique du Covid-19 dans le pays, 1802 malades sont actuellement hospitalisés dans des établissements de santé des secteurs public et privé dont 359 se trouvent en soins intensifs et 130 sont placés sous respiration artificielle. 

-. Le chef du gouvernement tunisien, Hicham Mechichi, s’est entretenu mercredi avec le président de l'Union Générale Libyenne des Chambres de Commerce, d'Industrie et d'Agriculture, Mohamed AbdelKerim Raidh.

Selon un communiqué de la présidence du gouvernement tunisien, l'entrevue a été axée sur les moyens à mobiliser, afin de renforcer la coopération économique tuniso-libyenne, et de donner une impulsion au commerce entre les deux pays.

Ainsi, Mechichi a souligné le rôle des acteurs économiques privés dans les deux pays pour promouvoir la coopération bilatérale, aussi bien en termes d'échanges commerciaux ou d'exploration des opportunités d'investissement conjoint.

De son côté, Raidh a indiqué que l'Union libyenne et l'organisation patronale tunisienne sont convaincues qu'il est possible de réaliser de résultats plus importants en matière de coopération bilatérale.

-. Alger, Le président du Conseil national consultatif pour la promotion de la Petite et moyenne entreprise en Algérie, M. Adel Bensaci a sévèrement critiqué le fonctionnement des entreprises publiques en Algérie.

Dans des déclarations à la presse, il a appelé à l’arrêt des interventions de l’Etat pour effacer les dettes des entreprises publiques, relevant que "ce mode de gestion a montré ses limites".

"Il faut changer de paradigme. L’entreprise ne peut pas fonctionner avec les interventions de l’Etat notamment pour l’effacement de ses dettes par le trésor toutes les années", a-t-il déclaré, faisant état des limites de cette politique.

"On parle de plusieurs centaines de milliards de dollars injectés dans ces entreprises", a-t-il fait savoir, notant que "continuer sur cette démarche est inacceptable et insoutenable pour l’Etat".

En outre, Bensaci a soulevé une autre aberration qui pèse, d’après lui, sur le fonctionnement des entreprises publiques: Il s’agit de vouloir préserver les emplois à tout prix.

"Si on a parlé du coût élevé de l’emploi pour les usines de montages automobiles, pourquoi on ne parle pas du maintien du coût élevé de l’emploi dans certaines entreprises publiques", s’interroge-t-il.

Il faut faire appliquer à ses entreprises la logique économique, souligne-t-il. "On n’est pas dans les garderies pour les grandes personnes. Ce sont des entreprises qui se doivent de gagner de l’argent", a-t-il noté.

Evoquant les conséquences de la crise sanitaire sur le monde de l’entreprise, le responsable n’écarte pas l’éventualité de la disparition de certaines entreprises. 


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Le Fil | Tribune