Bulletin économique du Maghreb

MAP - Publié le Jeudi 28 Janvier 2021 à 12:56



Tunis - Une étude tunisienne, intitulée "Emploi et entrepreneuriat pendant le coronavirus... Impact et effets" a révélé que 15% des institutions économiques ont réduit le nombre de leurs employés en raison des répercussions de la crise de Covid 19.


Réalisée par l'organisation tunisienne de l’éducation pour l’emploi et l'Institut arabe des chefs d'entreprise avec l'appui de la Fondation "Drosos", l'étude a été effectuée en décembre dernier à travers 3 sondages d'opinion, a ciblé différents acteurs à travers un échantillon de 950 entreprises, 200 startups et 1000 jeunes de moins de 35 ans.

Le sondage qui a couvert plusieurs secteurs économiques dans différentes régions, a révélé que 71% des entreprises interrogées ont maintenu les postes d’emploi existants sans procéder à de nouveaux recrutements.

Selon la directrice générale de l'Organisation de l'éducation pour l'emploi, Lamia Chafaii, les résultats de l'étude n'étaient pas surprenants en raison des répercussions de la crise sanitaire qui a impacté même les économies les plus puissantes et les plus stables au monde, outre l'augmentation du nombre de chômeurs et de demandeurs d'emploi.

La responsable a indiqué que seulement11% des institutions interrogées comptent effectuer des recrutements au cours des 12 prochains mois, dont 59% recruteront des cadres supérieurs, ce qui signifie que le plus grand nombre d'emplois sera réservé aux personnes qui ont une expérience professionnelle.

Elle a, par ailleurs, souligné la nécessité de trouver des solutions alternatives, dont le renforcement des aptitudes des personnes sans emplois dans les domaines recherchés sur le marché du travail.

-. Le marché boursier tunisien s’est inscrit mercredi en territoire négatif pour la deuxième séance de suite. Dans un volume de 4 millions de dinars (1 euro = 3,28 dinars), l’indice de référence a lâché 0,44% à 6615,22 points, selon l’intermédiaire en bourse "Tunisie Valeurs".

Tawasol Group Holding a été la valeur vedette de la séance, chapeautant à la fois le palmarès de la cote et le tableau des volumes.

Dans un flux de 733 mille dinars, l’action s’est envolée de 5,9% à 0,900 Dt, s’approchant ainsi du niveau d’introduction en bourse de TGH (un prix d’introduction de 1,100 Dt).

Profitant d’un courant acheteur, le titre "Tunisair" poursuit sur sa lancée positive. L’action a clôturé la séance sur une progression de 4,8% à 0,650 D. A l’instar de toutes les compagnies aériennes dans le monde, l’activité de la compagnie porte-drapeau a souffert des restrictions à la circulation des personnes et des biens imposées en 2020 pour lutter contre la pandémie Covid-19.

Le chiffre d’affaires du transporteur national s’est effondré de 70%, à 483 MD en 2020, d’après les indicateurs d’activité publiés récemment.

AMS a été l’action la plus sanctionnée de la séance. Dans de très maigres échanges de mille dinars, la valeur s’est repliée de 4,8%, à 0,790 D. A ce niveau de cours, le spécialiste de la robinetterie et de la carrosserie affiche une décrue de 12% en bourse.

Le titre CELLCOM a figuré parmi les plus fortes baisses de la séance. Dans un volume de 32 mille dinars, l’action s’est effritée de 4,4%, à 5,020 D.

En 2020, le chiffre d’affaires de la société mère s’est élevé à 53 MD, enregistrant ainsi une augmentation de 36% par rapport à 2010.

Alger, Le nombre de navires traités à l’importation au port d’Alger a enregistré une baisse de 28,8 % durant l’année 2020 par rapport à l’année précédente, selon le Directeur régional des Douanes d'alger-port, Houcine Bourouba.

S’exprimant à l’occasion d’une journée portes ouvertes organisée à l’occasion de la Journée internationale de la douane, le responsable a indiqué qu’une baisse de 31,71 % a été également enregistrée sur les navires traités à l’exportation.

Le DG du Port d’Alger a aussi fait savoir que le nombre de conteneurs traités a connu également une régression au cours de l’année 2020, avec une baisse de 16,86 % , enregistrée à l’importation et 15 % à l’exportation par rapport à2019.

Malgré la baisse des déclarations enregistrées, la valeur des importations a connu une hausse importante passant de 4,6 milliards de dollars à 7 milliards de dollars (+31,21 %) due essentiellement à la flambée des prix des céréales et des matières premières sur le marché international, causée par la pandémie du Covid-19 et à la dévaluation du Dinar. 

-. Nouakchott, Le ministre mauritanien du Pétrole, de l’Energie et des Mines, M. Abdessalem Ould Mohamed Saleh a souligné qu'il est impératif pour son pays de "créer un environnement séduisant des investisseurs étrangers pour qu’ils exploitent de nos ressources minières".

S'exprimant devant les députés, le ministre a précisé que le secteur minier mauritanien est considéré comme étant le plus important pilier de l’économie nationale, au regard des potentialités minières dans le sous-sol national, dont le volume est estimé à 900 indicateurs miniers.

Parmi ceux-ci figurent, à titre d’exemple, le cuivre, l’or, l’uranium et les phosphates, a-t-il ajouté.

Il a fait savoir qu'en dépit des potentialités immenses et diversifiées du secteur minier, la plupart de ses opportunités sont encore inexploitées et le nombre des sociétés étrangères qui opèrent dans le domaine reste limité, relevant que seules les sociétés "Tasiast Mauritanie" et la mauritanienne de cuivre (MCM) sont entrées dans la phase d’exploitation.

D’autres sociétés sont au stade de la prospection, a-t-il souligné.

M. Mohamed Saleh a, également, précisé que son département a procédé, dans le cadre de la déclaration de politique minière, à l’identification d’un certain nombre d’objectifs, dont l’atteinte se fera, à travers la diversification des intervenants et la multiplication des produits exploités, l’encouragement des investissements et l’introduction des améliorations nécessaires et bénéfiques, aussi bien, pour le secteur que pour le développement des industries minières. 


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Le Fil | Tribune