Bulletin économique du Maghreb

Publié le Vendredi 29 Janvier 2021 à 12:03 | MAP


Tunis - Un projet visant la promotion de l'entrepreneuriat dans les domaines liés à l’agriculture durable et innovante chez les jeunes tunisiens, notamment dans les milieux ruraux et défavorisés, vient d'être lancé par l'Agence tunisienne de Promotion des Investissements Agricoles (APIA), le ministère de la Formation Professionnelle, de l’Emploi et de l'Economie Sociale et Solidaire, l’Agence Nationale pour l’Emploi et le Travail Indépendant (ANETI) et la Coopération Allemande au Développement (GIZ).


Intitulé "Agripreneur 3.0", ce projet est destiné aux jeunes tunisiens de moins de 40 ans, diplômés ou non et qui ont la volonté de lancer leurs propres projets dans des domaines liés au secteur agricole au sein des gouvernorats de Kef, Béjà, Kairouan, Kébili, Tozeur et Mahdia. Composante du projet Promotion de l’Emploi dans les Régions Rurales de la Tunisie (PERR), le programme "Agripreneur 3.0" se base sur une approche innovante et moderne de l’agriculture, susceptible d’intéresser les jeunes et de changer leur regard sur l’entrepreneuriat agricole.

Pour ce faire, l’idée de ce projet a été fondée sur l’innovation et les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication dans le secteur agricole et les services qui en découlent.

Cette démarche qui allie innovation et agriculture, a permis à nombre de participants à l’édition précédente "Agripreneur 2.0", d'avancer dans le lancement de leurs projets grâce à l’aide et à l’encadrement du projet. 

-. Le marché boursier tunisien s’est enfin, ressaisi après un début de semaine dans le rouge. Dans un volume de 5,3 MD (1 euro = 3,28 dinars), l’indice de référence s’est bonifié de 0,58%, à 6653,80 points, rapporte jeudi, l’intermédiaire en Bourse "Tunisie Valeurs".

"STIP" a chapeauté le palmarès de la séance, gagnant 4,2% à 1,250 D dans un volume quasi-nul. Amassant un volume de 18 mille dinars, le titre "Air Liquide" a gagné 3,6%, à 100,000 D.

A fin décembre 2020, le chiffre d’affaires de la société a atteint 23,7 MD, signant une avancée annuelle de 39,7%.

"GIF" a été l’action la plus sanctionnée de la séance. Drainant des échanges de 88 mille dinars, la valeur s’est repliée de 5% à 0,950 D.

A ce niveau de cours, le spécialiste en filtres affiche une décrue de -30,7% depuis le début de l’année. Frappée de plein fouet par la crise sanitaire, la société a vu son chiffre d’affaires chuter de 75%, à 2,7 MD à fin 2020.

Le titre "Poulina Group Holding" a figuré parmi les plus fortes baisses de la séance. Dans un volume de 102 mille dinars, l’action a baissée de 2,9%, à 10,000 D. En 2020, le chiffre d’affaires du groupe s’est élevé à 2744,3 MD, enregistrant ainsi une légère régression de -4%, par rapport à 2019.

Terminant dans le rouge (-2,3% à 12,000 D), le titre Lilas a chapeauté le palmarès des volumes avec un flux de 2,6 MD. Depuis le début de l’année, le spécialiste en produits hygiéniques affiche une légère régression de 2,4%. 

-. Les projets de coopération tuniso-allemande notamment, la contribution de la banque allemande KFW au financement de la modernisation des systèmes informatiques tunisiens ont été au centre d’une rencontre tenue jeudi, entre le ministre tunisien de l'Economie, des Finances et de l'Appui à l'Investissement, Ali Kooli, l'ambassadeur d'Allemagne en Tunisie, Peter Prügel, et des représentants de la banque allemande.

Les deux parties ont passé en revue les différentes étapes de la mise en place du programme de modernisation des systèmes informatiques tunisiens, lesquels seront réalisés en coopération avec la KFW et d'autres bailleurs de fonds internationaux.

Elles ont souligné, l’impératif de définir un calendrier précis de la mise en œuvre de ce projet et de sa gouvernance et de veiller à ce qu’il soit réalisé dans les délais et avec l'efficacité requise.

Kooli a fait savoir que ce projet s'inscrit dans le cadre d’un programme global de réforme visant à numériser l'administration tunisienne, à assurer un outil de communication fiable entre les différents systèmes informatiques, et à faciliter l'accès à leurs services aux utilisateurs.

De son côté, l'ambassadeur d'Allemagne a fait part de la volonté de son pays de poursuivre les programmes de coopération avec la Tunisie, soulignant l'importance de la collaboration entre les équipes de travail des deux côtés, afin de finaliser le projet de modernisation de l’administration et denumérisation de ses services.

-. Alger, La situation économique en Algérie durant le mois de janvier est inquiétante, a déploré le professeur algérien Abderrahmane Mebtoul dans des déclarations à la presse.

Arguments à l’appui, le professeur rappelle que le taux de croissance pour 2020 est négatif moins 6% et le taux de 3% prévu s’applique à un taux négatif précédent donnant en termes réel, s’il se réalise, entre 0 et 1% en 2021.

"Il faut éviter les utopies comme cette récente annonce d’un haut responsable algérien de vouloir, avec une crise économique aiguë, de créer un à deux millions d’entreprises en 2021 soit pour 10 emplois par entreprises entre 10/20 millions d’emplois", a-t-il souligné.

Pour lui, toute Nation ne peut distribuer que de ce qu’elle a préalablement produit, quitte à aller vers la dérive politique, sociale et économique où avec la pression démographique, plus de 50 millions d’habitants en 2030, l’on devra devant créer entre 350.000/400.000 emplois par an, non par décrets qui s’ajoute aux taux de chômage actuel, a-t-il expliqué.

Le chercheur a mis en garde contre le risque d'une spirale inflationniste et l’implication du chômage en cas de stagnation du cours des hydrocarbures et l’absence de réformes profondes pour un retour à la croissance.

"L’illusion monétaire, peut conduire le pays à une impasse sans un véritable plan de relance qui demandera du temps pour la rentabilité des projets pas avant 2024/2028, trois ans pour les PMI/PME, 6/7 ans pour les grands projets structurants, sous réserve de la levée des contraintes d’environnement, et que les projets soient mis en œuvre en 2021, a-t-il estimé.

Pour lui, l’Algérie souffre d'un manque d'une vision stratégique de développement hors hydrocarbures, d'une mauvaise gestion et de la corruption qui entrave la relance économique.