Bulletin économique du Maghreb

Publié le Samedi 30 Janvier 2021 à 10:45 | MAP


Tunis - Deux conventions de partenariat ont été signées, vendredi, entre l'Office tunisien des Postes d’une part et Tunsiair et la CTN d’autre part dans l’objectif de favoriser la numérisation des ventes et de développer les paiements électroniques pour les deux transporteurs nationaux.


Ces deux conventions permettront, selon la page facebook du ministère tunisien du transport et de la logistique, aux deux compagnies à savoir "Tunisair" (Transport des personnes et fret aérien) et la CTN (système de billetteries candinave Hogia), d’adhérer à la plateforme de paiement en ligne de la Poste tunisienne, appelée MPGS (Mastercard Payement Gateway System), pour les opérations de réservations, de modification des réservations et de paiement des billets par les cartes de paiement électronique nationales et internationales via les sites respectifs des deux compagnies et sur tout le réseau de vente agréé.

Ces deux conventions permettront, par ailleurs, d’assurer la gestion des comptes en devises relevant de la CTN et de Tunisair afin d’assurer les transferts des revenus des ventes des billets à l’étranger à travers la plateforme "MPGS", ce qui renforcera les stocks en devises à l’échelle nationale, d'après la même source.

La plate-forme de paiement en ligne de la Poste Tunisienne "MasterCard Payment Gateway Services/MPGS) est la première et l’unique plateforme de paiement en ligne en Tunisie, qui offre des moyens de paiement nationaux et internationaux, conformément aux standards et aux normes de sécurité internationaux et aux exigences des compagnies opérant dans les domaines maritime et aérien.

Alger, L’Institut technique des élevages en Algérie (ITELV) a annoncé qu’il prévoit une hausse de plus de 30% des prix des viandes blanches durant le premier trimestre de l’année en cours.

Les prévisions de cet institut font également état d’une baisse de l’offre du poulet vif sur les marchés à compter du mois de février prochain.

"On s’attend à une baisse des mises en place des bandes de poulet, ce qui causera certainement une baisse de la production et une hausse des prix aux différents stades suivant le mécanisme de la loi de l’offre et de la demande", est-il précisé dans la note de conjoncture de l’ITELV.

Un constat partagé par le président du Conseil interprofessionnel de la filière avicole (Cnifa), El-Moumen Kali, qui avoue que les éleveurs subissent de plein fouet les méfaits de la conjoncture difficile que traverse le pays.

"Les éleveurs ne sont pas en train de mettre le poussin d’un jour à l’élevage, actuellement", constate-t-il en évoquant une "baisse de 60% de la production".

Le président du Cnifa explique ce recul dans l’élevage par la flambée des prix de la matière première à savoir le maïs et le soja.

La dévaluation du dinar par rapport à l’euro et au dollar a également eu un impact direct sur cette hausse, souligne-t-il encore, relevant que face à toutes ces contraintes, l’éleveur préfère ne pas investir de nouveau dans ce créneau devenu désavantageux et non rentable à cause non seulement de l’envolée des prix des matières premières, mais aussi de la baisse des tarifs du poulet sur le marché national.

Il fait savoir que nombreux sont ceux qui ont pris cette option et qui ont choisi une autre activité, notant que "plus de 70% des éleveurs sont en ce moment à l’arrêt".

La filière, rappelle Kali, est portée par quelque 25.000 éleveurs dont plus de 70% exercent dans l’informel. "Ce sont des aviculteurs qui travaillent au noir avec une absence totale de traçabilité", relève-t-il.

Il s’agit d’un phénomène grave étant donné le danger qui peut provenir de ces produits d’origine inconnue, met-il en garde.