Bulletin économique du Maghreb

MAP - Publié le Lundi 7 Juin 2021 à 11:49



Tunis - La compagnie "Tunisair express" a repris dimanche ses dessertes des aéroports Sfax-Thyna et Tripoli-Mitiga, après un arrêt de 4 ans, à partir de l'aéroport international de Tunis Carthage à raison de 3 vols par semaine (dimanche, mardi et jeudi).


La directrice générale de la compagnie "Tunisair express", Yosr chouari, a indiqué dans une déclaration aux médias, que la reprise des vols entre Tunis-Sfax-Mitiga a été effectuée après la rénovation de la flotte de la compagnie et qui a permis la redynamisation des vols internes.

Elle a précisé que la réactivation de ces vols permettra de renforcer les revenus de la société, affirmant que la pérennité de cette ligne aérienne est tributaire du respect des horaires des dessertes, par toutes les parties intervenantes dans les aéroports.

De son côté, la commandante de l'aéroport de Sfax, Sonia Gmiha a souligné que la reprise des dessertes entre Tunis-Sfax-Tripoli, contribuera à la redynamisation des activités de l'aéroport de Sfax, des compagnies libyennes et de la société "Tunisair express", relevant que l'Aéroport de Sfax est prêt à accueillir 5 mille voyageurs par an.

Pour sa part, le gouverneur de Sfax Anis Oueslati a formé l'espoir de voir la ligne internationale Sfax-Tripoli réaliser la rentabilité requise pour la région de Sfax et opérer sur de nouvelles lignes internationales à partir de cette région.

-. Un nouveau programme d'assistance technique "Start Maghreb" pour aider les start-up basées en Tunisie, en Algérie, en Libye, et au Maroc, à croître et à se développer à travers l'Afrique du Nord, a été lancé la semaine dernière par la Société financière internationale (IFC), principale institution de développement axée sur le secteur privé dans les pays émergents.

Le programme "Start Maghreb" rassemble des start-up, des incubateurs, des accélérateurs, des investisseurs, des institutions publiques et des bailleurs de fonds, afin de partager des connaissances, d'identifier les points de blocage et de trouver des solutions pour favoriser le développement de ces jeunes entreprises, a indiqué l'IFC, membre du Groupe de la Banque mondiale, sur son site Web.

Les entrepreneurs et les start-up occupent une place importante dans l'économie du Maghreb : ils contribuent à l'innovation, à la création d'emplois et à la croissance mais l'écosystème dans lequel ils évoluent n'est pas assez développé et les start-up font face à un certain nombre de difficultés, que ce soit pour trouver des marchés, lancer de nouveaux produits ou pour accéder au financement.

Le directeur d'IFC pour le Maghreb, Xavier Reille a indiqué que "les jeunes du Maghreb sont parmi les plus innovants au monde. Ils l'ont démontré en créant de nombreuses start-up qui répondent aux besoins de leurs communautés".

"Notre nouveau programme va permettre de renforcer le développement des start-up à travers la région et de stimuler la coopération régionale et la création d'emplois. L'initiative reposera sur une série de dialogues public-privé et mettra en œuvre des programmes ciblés pour répondre aux besoins des start-up", a-t-il ajouté.

Selon lui, l'objectif de Start Maghreb est d'aider les start-up opérant dans ces quatre pays à accéder à de plus grands marchés à travers le Maghreb et à créer, ainsi, davantage d'emplois et d'opportunités pour les jeunes de la région.

Ce programme vise également à faciliter une plus grande intégration régionale pour les start up et permettra de développer de nouveaux partenariats avec des bailleurs de fonds et créer des synergies pour promouvoir l'écosystème des start-up à travers le Maghreb.

Au cours de l'exercice 2020, la Société financière internationale, membre du Groupe de la Banque mondiale, a investi 22 milliards de dollars (60,28 milliards de dinars) , dans des sociétés privées et dans des institutions financières dans des pays en développement, mobilisant ainsi les capacités du secteur privé pour mettre fin à l'extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée.

-. Les volumes des échanges extérieurs de la Tunisie ont marqué une baisse en avril 2021. Les exportations et les importations en volume ont reculé respectivement, de 4,2% et 2,5%, après avoir affiché de fortes hausses au mois de mars, selon la dernière note de l'INS sur le "Commerce Extérieur aux prix constants base 2015-avril 2021".

En conséquence, et avec une baisse plus prononcée en volume d'export qu’en import, le taux de couverture perd un point et demi, pour s’établir à 80,9% pour le mois d’avril.

Les prix poursuivent leur mouvement à la hausse, avec un rythme un peu plus soutenu à l’import (+2,9%) que pour l’export (+2,5%).

S’agissant des exportations, tous les secteurs ont enregistré une baisse du volume de leurs exportations, à l'exception du secteur textile habillement et cuir qui a connu une évolution positive de 4,2%.

La baisse en volume (-4.2%) enregistrée au niveau global des exportations provient principalement, d’une contribution négative du secteur de l'énergie (-26,2%) et de l'agriculture et des agro-industries (-17,4%).

Pour ce qui est des importations, la majorité des groupes de produits ont participé à cette baisse, à l’exception des produits énergétiques dont le volume s’est accru de 37,8% et les produits alimentaires qui se sont maintenus (+0,7%) par rapport à mars 2021.

Il est à noter que c’est la baisse remarquable de 11,1% enregistrée au niveau du volume des achats de produits de biens de consommation qui a contribué le plus au fléchissement du volume global des importations.

Après deux mois d'évolution positive, les volumes des échanges hors énergie marquent une pause et enregistrent des baisses, avec un taux plus prononcé au niveau des importations (-6,4%) que pour les exportations (-1,1%).

Par ailleurs, les prix hors énergie ont enregistré une hausse de 0,6% à l’export et 2,4% à l’import, ce qui a entraîné une baisse des termes de l’échange hors énergie, pour le troisième mois consécutif, de 1,8 point, pour se situer à 94,7%.

-. Nouakchott, La Mauritanie a bénéficié d'un don de 5 millions d’euros de la banque allemande de développement (KFW) pour un financement supplémentaire d'un projet de surveillance maritime, selon un communiqué du ministère mauritanien des Affaires économiques et de la Promotion des Secteurs productifs.

Le communiqué précise que le projet appuie la surveillance maritime avec la construction d’un quai de contrôle à la Tour Bleue à Nouadhibou pour les navires et les vedettes des garde-côtes et le renforcement de leurs capacités par la formation dans le contrôle électronique et l’utilisation de systèmes modernes de communication.