Marocafrik : Bulletin d'information maroco-africain
           

Bulletin économique du Maghreb

Publié le Samedi 26 Juin 2021 | MAP



Tunis - Le chef du gouvernement, Hichem Mechichi a annoncé, vendredi, qu'une démarche a été entreprise pour débloquer au cours des 13 mois à venir, des projets publics d'une valeur de 2 milliards de dinars (1 euro = 3,30 dinars) et ce, dans le cadre de la levée des freins à l'investissement.


Dans une déclaration aux médias, en marge de la 5e réunion de consultation économique tenue à Tunis, Mechichi a estimé que le cadre juridique et réglementaire demeure le principale obstacle entravant l'investissement public, ajoutant que la Tunisie compte actuellement des projets d'investissement de près de 17 milliards de dinars en suspens.

"Cela est inadmissible car chaque dinar compte aujourd'hui", a-t-il insisté. Il a, dans ce contexte, fait remarquer que le cadre réglementaire des marchés publics reste encore dans sa version traditionnelle alors que sa révision a débuté depuis 2014, annonçant qu'une nouvelle version sera prochainement présentée au conseil ministériel.

D'après lui, ce nouveau projet de loi sera "une bouffée d'oxygène pour les investisseurs et toutes les personnes qui côtoient l'administration".

Il a, à cet égard, déploré la méfiance et le manque de confiance dont fait part l'administration à l'égard des investissements, appelant à la nécessité de rompre avec cette mentalité et d'encourager les investissements.

Il a, d'autre part, appelé la classe politique à prévaloir l'intérêt suprême du pays et à se tenir à l'écart des tiraillements politiques.

-. Les représentants du ministère tunisien des Affaires étrangères ont affirmé la détermination de la Tunisie à fixer les priorités stratégiques relatives au partenariat avec l'Union européenne et à identifier le soutien financier qui fera l'objet de négociations avec l'UE.

Lors d'une séance de travail avec les membres de la Commission parlementaire mixte Tunisie-UE, ils ont mis l'accent sur l'importance de la coopération avec le partenaire européen, indique un communiqué du parlement.

Les membres de la Commission parlementaire Tunisie-UE ont appelé à un dialogue avec le partenaire européen, l'objectif étant de déterminer les priorités stratégiques et à renforcer les relations économiques et financières.

Selon le même communiqué, il a été décidé, à l'issue de la réunion, de tenir des séances de travail avec les parties prenantes afin d'examiner davantage les moyens de promouvoir le partenariat liant la Tunisie à l'Union européenne.

-. Le gouvernement tunisien a annoncé la conclusion d'un accord avec la Libye pour l’établissement de deux zones industrielles communes sur le territoire libyen.

"Les deux zones industrielles seront construites sur une superficie de 2.400 hectares à l’intérieur du territoire libyen", a déclaré le PDG de l’Agence Foncière Industrielle en Tunisie, Souheil Cheour, à l’issue d’une rencontre entre le ministre tunisien de l’Industrie, Mohamed Boussaid et son homologue libyen Ahmed Ali Abou Hissa, en Tunisie.

"Le démarrage de la construction de ces deux zones est prévu pour bientôt", a-t-il indiqué, ajoutant qu’une équipe tunisienne se rendra en Libye le 21 juillet, "pour faire un état des lieux de l’avancement des travaux".

Le ministre libyen de l'Industrie a achevé jeudi une visite de travail en Tunisie, qu’il a entamée lundi, à la tête d’une délégation d’hommes d’affaires libyens et de représentants de l’Union Générale Libyenne des Chambres de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture.

"La visite a été un véritable point de départ pour la coopération tuniso-libyenne dans le domaine de l’industrie", a déclaré Abou Hissa aux journalistes à l’issue de sa rencontre avec son homologue tunisien.

"La complémentarité entre la Tunisie et la Libye n’est plus une option, mais plutôt une nécessité", a-t-il estimé.

-. Alger, La pandémie du Covid-19 en Algérie a fait perdre au secteur du transport de marchandises 90 % du chiffre d'affaires en 2020, selon une enquête présentée par le Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (CREAD), à l’occasion d’une journée d’étude sur l’impact socio-économique de la pandémie de la Covid-19 en Algérie.

Selon Mohamed Kadi, chercheur au sein du CREAD, les secteurs des services et de la manufacture ont été les plus impactés, indiquant que les entreprises algériennes sondées ont indiqué avoir perdu en moyenne 50% de leurs chiffres d’affaires en 2020.

Selon le chercheur, le confinement imposé pour lutter contre la propagation de la pandémie l’an dernier, a mis en difficulté à hauteurs de 93% des entreprises interrogées, à commercialiser leurs produits. 63% d’entre elles ont dû opter pour un arrêt total de l’activité à cause du confinement ou l’absence de clients.

De plus, 11% des entreprises interrogées ont affirmé avoir été impactées par le confinement du personnel et le manque de transport alors que 8% d’entre elles ont relevé des problèmes de financement et l’augmentation de leurs créances durant cette période.

Aussi, 56% du personnel n’a pas pu rejoindre son lieu de travail en 2020 à cause de la crise sanitaire. Un impact ressenti de façon plus importante dans les secteurs des services et celui du BTP.

Sondées quant à la probabilité d’occurrence de certains événements dans six mois, les opérateurs économiques ont indiqué, à 21%, qu’ils envisagent une reprise de l’activité, 12% la réduction de leur effectif, 10% présagent une tension sur la trésorerie, 11% envisagent la fermeture de leur entreprise et 10% prévoient le report de leurs investissements.

Par ailleurs, M. Kadi a énuméré les mesures nécessaires pour accompagner les entreprises face à la crise sanitaire, plaidant pour le report des charges sociales et fiscales, la proposition d’un crédit exceptionnel aux entreprises avec un taux bonifié et la couverture de la fluctuation du dinar.



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