Marocafrik : Bulletin d'information maroco-africain
           

Bulletin économique du Maghreb

Publié le Jeudi 8 Juillet 2021 | MAP



Tunis - Les crédits à l'économie en Tunisie ont connu un accroissement du rythme de progression en avril dernier (6,4%, contre 4,4% en mars 2021 et 4,2% une année auparavant), selon la note sur "les évolutions économiques et monétaires et les perspectives à moyen terme (juillet 2021)", publié mercredi, par la Banque Centrale de Tunisie (BCT).


Cette hausse est en relation avec l’accélération des crédits accordés aux professionnels (5,7%, contre 3,5% en mars 2021), notamment ceux de moyen et long termes (13,7%, contre 12,3%), ainsi que les crédits accordés aux particuliers (8,6%, contre 7,1%).

Les crédits à la consommation ont connu aussi une hausse significative de 11,5% contre 9,4 % un mois auparavant. Quant aux crédits dédiés à l’acquisition du logement, ils se sont accrus de 5,3% après 4,4% en mars 2021.

D’après la BCT, l’assouplissement de la politique monétaire, opéré en 2020, a contribué dans une large mesure à la reprise des crédits.

"Toutefois, il est important de demeurer vigilant quant à l’évolution rapide des crédits à la consommation qui pourrait avoir des répercussions non négligeables sur l’équilibre du secteur extérieur comme il a été observé en 2018", a averti l'institut d'émission.

Par ailleurs, la masse monétaire au sens de M3 a poursuivi sa décélération, en avril 2021, en évoluant à un rythme de 8,8% contre 9,4 % en mars et 13,1% une année auparavant.

La raison consiste principalement attribuable à l’affaiblissement de la contribution de la masse monétaire au sens de "M1" et plus précisément, de la monnaie fiduciaire. En termes de contrepartie, la décélération de la masse monétaire (M3) est due, essentiellement, au ralentissement de la contribution des créances nettes sur l’Etat et par la contribution négative des créances nettes sur l’extérieur.MYK

-. Une formation virtuelle visant à renforcer les réseaux d'agents pour les services financiers numériques en Tunisie a été coorganisée, du 28 au 30 juin 2021, par l’Alliance pour l'inclusion Financière (AFI) et la Banque Centrale de Tunisie, l'un des trois membres de Tunisie à l'AFI, a indiqué la BCT.

Les agents de services financiers numériques sont essentiels pour permettre aux usagers les plus loin d'accéder aux paiements et aux services financiers en leurs offrant des services de cash-in and cash-out et bien d'autres.

Leur rôle a gagné en importance, pendant la pandémie de COVID-19, lorsqu’ils sont devenus les premières lignes financières des services critiques, y compris les cash out d'urgence.

Cette formation a porté sur le cadre de la politique régionale de l'AFI, qui a été développée dans l'objectif de faciliter la mise en œuvre d'une politique d'inclusion financière dans un pays, à travers le réseau en Afrique et au-delà.

Elle a permis, également, d’évoquer le rôle des agents dans la réponse et la reprise après une crise, la protection des consommateurs, les tendances émergentes et les innovations technologiques.

L'objectif est de permettre à ces agents de contribuer efficacement au renforcement des politiques qui soutiennent la croissance durable des réseaux d'agents, pour promouvoir les réseaux d'agents diversifiés en termes de genre, en tant que facilitateur pour l'accès des femmes aux services financiers formels.

"L’existence d’un large réseau d'agents, qui rapproche les services financiers des consommateurs, est un élément préalable crucial pour construire un écosystème financier efficace et inclusif, car le réseau d’agents est la porte par laquelle les fonds intègrent la boucle numérique", a déclaré le gouverneur de la BCT, Marouane Abassi.

"A la Banque Centrale, nous croyons en l'importance de promouvoir l'innovation dans le secteur financier pour parvenir à l’inclusion financière et c'est dans ce cadre que nous avons conçu toute une stratégie pour agir en tant que facilitateur pour les startups, y compris la sandbox réglementaire et le BCT Lab, dédiés aux fintechs pour expérimenter de nouvelles solutions", a-t-il ajouté.

Le directeur exécutif de l'AFI, Alfred Hannig a de son côté, déclaré que "la pandémie a accéléré davantage le changement numérique, ainsi il est impératif d'examiner de plus près le rôle de ces agents dans la perspective de cette transformation des services financiers.

Le bon fonctionnement des réseaux d'agents est essentiel à la croissance et aux performances globales des écosystèmes de services financiers numériques et à l'avancement de l'inclusion financière, en particulier pour les femmes.

"Pour la plupart des femmes, en particulier celles qui résident dans les zones rurales, leur expérience directe avec les services financiers numériques se fait généralement via un agent physique. Les réseaux d'agents dotés de capacités numériques ont un potentiel pour stimuler le recours des femmes aux services financiers numériques et leur conférer une plus grande autonomisation économique", a-t-il expliqué.

Les intervenants qui représentent le réseau diversifié de l'AFI, étaient de banques centrales de l'Egypte, de Ghana, du Kenya, Tanzanie, de Tunisie, de l'Ouganda et de Zimbabwe ainsi que des partenaires externes, tels que "lnTouch", "MicroSave" et le Fonds d'investissement des Nations unies.

-. La situation financière de la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) a enregistré une perte cumulée de plus 800 millions de dinars (244 millions euros) au cours de l’exercice de 2020, la crise sanitaire ayant davantage effrité les caisses de la compagnie. Elle était de 682 millions de dinars en 2019.

Les chiffres ont été rendus publics par le ministre des Transports, Moez Chakchouk, qui s’exprimait devant le Comité de réforme administrative et du contrôle des finances publiques du Parlement. La dette de la société avoisine désormais 365 millions de dinars, une partie ayant été contractée pour payer les salaires.

Devenue un fardeau financier pour l’Etat au fil des ans, la SNCFT fait face à plusieurs problèmes structurels et opérationnels. A en croire le ministre, la méforme de l’entreprise s’explique en partie par la vétusté et la sous-capacité de la flotte, la difficulté d’accès aux pièces de rechange, l’obsolescence des entrepôts de maintenance et le manque de main-d’œuvre qualifiée.

A tout ceci s’ajoutent les grèves répétées des travailleurs. Sur les 2.150 kilomètres de voies ferrées dont la société a la charge, seuls 373 km sont en exploitation.

Pour remettre la compagnie sur les rails, le ministère des Transports peaufine un vaste programme de restructuration dont la première mouture sera soumise d’ici la fin d’année au Conseil des ministres, a fait savoir Chakchouk.

Les principaux axes de ce plan comprennent la réhabilitation des infrastructures, le renouvellement des équipements, le renforcement de la gouvernance d’entreprise, la numérisation des processus, le rétablissement de l’équilibre financier ainsi que la diversification des services.

-. Nouakchott, Le président de l'Union Nationale du Patronat Mauritanien (UNPM), M. Mohamed Zeine El Abidine Ould Cheikh Ahmed, a reçu mercredi à Nouakchott, M. Moustapha N'Dour, ambassadeur de la République du Sénégal en Mauritanie.

Au cours de l'entrevue, les deux parties ont examiné les opportunités de coopération entre les employeurs mauritaniens et sénégalais et les moyens de renforcer les échanges entre les secteurs privés des deux pays.

Au cours des entretiens, le président de l'Union du patronat mauritanien a fait une présentation sur les grandes opportunités d'investissement en Mauritanie et les efforts déployés par les pouvoirs publics pour améliorer le climat des affaires et des investissements, dont le plus important a été l'annonce de la création du Conseil supérieur de l'investissement en Mauritanie.

Au cours de l'entretien, l'ambassadeur du Sénégal s’est dit "fier" du développement du niveau de coopération entre les secteurs privés des deux pays et des perspectives prometteuses offertes par les retombées attendues des échéances économiques futures que les acteurs économiques doivent accompagner.



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