Bulletin économique du Maghreb

Publié le Samedi 7 Août 2021 à 11:07 | MAP


Tunis - Le taux d'inflation a augmenté fortement, en juillet 2021, pour passer à 6,4% après un taux de 5,7% le mois dernier et une stabilité à 5,0% durant les deux mois d’avant, a indiqué l’Institut National de la Statistique, dans une note publiée sur son site web.


"Cette importante hausse est due principalement à l’accélération du rythme des augmentations des prix des produits alimentaires (8% contre 7,2% en juin) et de ceux des boissons alcoolisées et tabac (26,1% contre 6,1%). Hors boissons alcoolisées et tabac, l’inflation atteint 5,8% contre 5,7% en juin 2021, a précisé l’INS.

Et d’expliquer que la hausse des prix de l’alimentation est due, notamment, à l’augmentation des prix des huiles alimentaires de 16,6%, des légumes de 15,5%, du groupe "lait, fromages et œufs" de 9,2%, des poissons de 8,4% et des viandes de 7,3%.

Pour ce qui est des produits manufacturés, ils ont augmenté de 5,6%, sur un an, en raison de la hausse des prix des produits pharmaceutiques de 9,6%, des matériaux de construction de 12,3%, des produits d’habillement de 7,1% et des produits d’entretien courant du foyer de 6,4%.

Pour les services, les prix ont connu une hausse de 4,3%, en raison de l’accroissement des prix des services de santé de 6,7% et des loyers de 4,5%.

En ce qui concerne le taux d’inflation sous-jacente (hors produits alimentaires et énergie), il a augmenté à 5,8% après 5,4% le mois de juin.

Les prix des produits libres (non encadrés) ont évolué de 6,4% (contre 5,8% en juin). Les prix encadrés se sont accrus, quant à eux, de 7,7% (contre 5,2% en juin).

Au cours du mois de juillet, les prix à la consommation ont augmenté de 0,9% après 0,5% le mois dernier, et ce, en raison de la hausse des prix du tabac de 20,1%, des produits et services de communication de 0,7%, de l’alimentation et boissons de 0,5% et des services des restaurants, cafés et hôtels de 0,4%.

-. Le Président tunisien, Kais Saïed, a appelé, jeudi, à faire face à tous les dépassements au niveau de l’importation du blé.

Selon un communiqué, publié par la présidence tunisienne, à l’issue d'une audience accordée au PDG de l'Office des Céréales, Bechir Kethiri, Saied a réitéré qu'il est inadmissible de porter atteinte à la subsistance des Tunisiens, affirmant que la loi sera appliquée sur tous ceux qui tentent cela ou encore tentent de mettre le feu dans les champs et les forêts.

Il a aussi, évoqué le cas du blé cancérigène. Toutefois, le chef de l'Etat a assuré qu'il y a des personnes honnêtes dans tous les organismes de l'Etat qui créeront une nouvelle histoire pour la Tunisie.

-. Les revenus du travail cumulés ont augmenté de 32%, durant les sept premiers mois de l’année 2021, pour s’établir à 4,2 milliards de dinars, selon les derniers indicateurs monétaires et financiers publiés par la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

Pour ce qui est des recettes touristiques, elles se sont situées au niveau de 1,1 milliard de dinars, à fin juillet 2021, marquant une baisse de 12%, par rapport à la même période de l’année dernière.

S’agissant des services de la dette extérieure cumulés, ils ont légèrement augmenté de 3%, à 6 milliards de dinars.

Quant aux avoirs en devises, ils ont baissé ces derniers jours après le remboursement de deux échéances d'un emprunt international (de 500 millions de dollars en principal chacune). Ainsi, les réserves en devises ont baissé à 19,2 milliards de dinars (soit 121 jours d’importation), à la date du 5 août courant, contre 21,2 milliards de dinars (140 jours d’importation), à la même date de l’année dernière.

-. La chambre syndicale nationale des eaux conditionnées relevant de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du commerce et de l’Artisanat a décidé vendredi, la baisse des prix de vente à la production des eaux minérales.

Cette baisse sera à des taux différents, dont le minimum ne peut être inférieur à 5% et ce, à partir du lundi 9 août 2021, jusqu’à la fin du mois d’octobre.

La chambre indique que cette décision a été prise pour répondre à l'appel lancé par le président de la République, de baisser les prix au cours de cette conjoncture difficile.

-. Nouakchott, Un mémorandum d'entente dans le domaine de l'Emploi et de l'insertion professionnelle a été signé, jeudi à Nouakchott, entre les ministères marocain et mauritanien de l'Emploi et de l'insertion professionnelle.

Cette coopération porte essentiellement sur les politiques et programmes de promotion de l’emploi, ainsi que sur leur suivi et leur évaluation, la médiation dans le domaine de l’emploi et de l’insertion professionnelle, ainsi que le diagnostic du marché de l’emploi.

En vertu de ce mémorandum, les deux pays sont appelés à conclure des accords de partenariat et de coopération en matière de formation des ressources humaines et de leur valorisation, ainsi que dans les domaines du leadership des affaires et de la création de petites et moyennes entreprises au bénéfice des demandeurs d’emploi.

Aux termes de ce mémorandum, les deux parties se sont également mises d'accord sur l'échange des compétences professionnelles, des expériences, des programmes et des études dans les domaines liés à l’emploi.

Le mémorandum prévoit de même la création d'un comité technique composé de 3 représentants de chaque ministère afin d'élaborer un programme annuel de suivi et d'évaluation des mesures mises en œuvre, en plus de l'échange de visites entre les deux parties.

-. Alger, l'année 2020 a été très difficile pour la compagnie aérienne Air Algérie en raison de la fermeture des frontières rouvertes partiellement en juin 2021.

Pendant toute cette période, la flotte aérienne de la compagnie Air Algérie, composée de 56 avions, est restée quasiment à l’arrêt, selon les chiffres de la direction d’Air Algérie, qui a transporté 1,5 million de passagers en 2020, contre 17 millions en 2019.

"Nous n’avons jamais connu une telle baisse en quelques mois", a indiqué Amine Andaloussi, porte-parole d’Air Algérie, qui a évoqué une "chute drastique" des revenus de la compagnie.

Avec un recul de 37 % de son bénéfice net, le transporteur public a essuyé des pertes qui ont atteint les 250 millions d’euros, précise-t-on de même source.