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Bulletin économique du Maghreb


MAP - le Samedi 21 Août 2021 à 10:42 |

           

Tunis - La commission de coopération tuniso-turque devrait se réunir, prochainement, afin de faire le point sur l'accord de libre-échange, signé depuis 2005 entre les deux pays, a annoncé vendredi la directrice générale de la coopération économique et commerciale au ministère tunisien du Commerce, Saida Hachicha.


Dans des déclarations à la presse, la responsable a souligné l'importance de cette réunion périodique, qui était initialement prévue en juin dernier et reportée en raison de la pandémie de Covid-19.

D'après elle, cette réunion devrait examiner les moyens de réduire le déficit commercial avec la Turquie qui a atteint, jusqu'à mai 2021, 1,1 milliard de dinars (1 euro = 3,3 dinars), faisant remarquer que des solutions seront proposées à la partie turque afin de régler ce déficit.

Elle a ajouté que le déficit commercial avec la Turquie s'est réduit à 2140 millions de dinars en 2020, contre 2500 millions de dinars en 2019.

La Tunisie importe de la Turquie du textile, des produits cosmétiques et des produits électriques et mécaniques, tandis qu'elle lui exporte principalement le phosphate, les dattes, les produits de la mer et les pâtisseries, selon Hachicha.

L'accord de libre-échange prévoit une exonération des droits de douane uniquement sur les produits industriels échangés entre les deux pays.

Le déficit commercial en Tunisie s'est aggravé, à fin juillet 2021, pour s'établir à 8,725 MMD, contre 7,567 MMD, durant la même période de l'année écoulée, selon une note sur "le Commerce extérieur aux prix courants juillet 2021" publiée par l'Institut national de la statistique (INS).

-. Le ministère tunisien du Commerce et d'Appui aux investissements a indiqué, vendredi, que le prix du fer de construction ne sera pas révisé, durant cette période, ajoutant que les prix de vente au public ne connaîtront pas de hausse.

Dans un communiqué, le ministère a fait savoir que cette décision intervient, en concertation, avec les différents intervenants du secteur, lesquels se sont montrés compréhensifs face à la perturbation enregistrée récemment dans les chaînes d'approvisionnement en fer de construction.

Selon la même source, cette perturbation est due à la hausse des prix internationaux des billettes d'acier importées, ajoutant que sa décision intervient également pour répondre à l'appel des industriels privés relatif à la révision des prix de ce matériau de construction.

Dans ce contexte, le ministère a appelé l'ensemble des unités industrielles spécialisées dans la production du fer de construction et les commerçants de détail et de gros à maintenir une cadence de production et de distribution régulière, durant cette conjoncture délicate, précisant qu'il sera intransigeant avec les spéculateurs.

Et d'ajouter qu'il assurera le suivi des prix sur le marché international afin de prendre les mesures nécessaires visant à s'adapter à la conjoncture et à valoriser davantage la production nationale en billettes d'acier, qui représentent 80% du coût de production pour les sociétés privées.

-. Dans un marché peu dynamique, l'indice phare de la bourse en Tunisie a terminé la semaine sur une note positive en gagnant 0,6% à 7322,92 points, portant sa performance annuelle à +6,4%, selon l'intermédiaire en bourse Tunisie Valeurs.

Au cours de la semaine, le Tunindex a a connu la réalisation d'une transaction de bloc sur le titre Amen Bank, portant sur 1MDt. La transaction a ramené le volume hebdomadaire à 13,1MDt, soit une moyenne quotidienne de 2,6MDt.

L'action ASSAD a chapeauté le palmarès de la cote, s'offrant un bond de 22% à 5,730Dt. ASSAD a, également, figuré parmi les valeurs les plus actives du marché, avec un flux transigé de près de 1MDt.

Les bonnes réalisations semestrielles de "New Body Line" ont suscité l'intérêt des investisseurs pour le titre sur la semaine écoulée. Le cours de la valeur a affiché une avancée de 7% à 5,620Dt, en mobilisant des capitaux de 287 mille dinars.

SITS a été la valeur la plus malmenée de la cote. Sans faire l'objet de transactions, l'action a abandonné 10% à 2,270Dt. La performance annuelle du titre bascule, ainsi, en territoire négatif (une correction de 3,8%, depuis le début de l'année).

AIR LIQUIDE a, également, déçu par son comportement boursier au cours de la semaine. Son cours a dévissé de 4%, terminant à 108Dt, probablement sur fond de prises de bénéfice.

ARTES a été la valeur la plus dynamique de la semaine. Terminant dans le vert (+4,8% à 7,360Dt), l'action a amassé des échanges de 2,9MDt.

-. Alger, Les premières estimations concernant la production locale de blé dur en Algérie indiquent une baisse liée à la sécheresse, notamment à l'Ouest du pays. Le ministère algérien de l’Agriculture table sur une production de 71 millions de quintaux d’ici à 2024, dont 10 % devraient être produits dans le sud.

Pour l’agroéconomiste Ali Daoud, qui s’exprimait récemment sur la Chaîne de radio publique, l’irrigation d’appoint pourrait constituer un volant de sécurité. Dans le sud, face à l’augmentation du prix de leurs charges, des producteurs réclament une hausse des prix du blé dur acheté par l’Office algérien des céréales (OAIC).

Selon les médias locaux, la dernière hausse remonte à 2008, avec 4.500 DA par quintal contre 3.500 DA le quintal pour le blé tendre.

Depuis plusieurs années, la consommation du blé dur est en baisse en Algérie, ajoutent les mêmes sources, qui précisent qu'elle est remplacée par celle de la baguette parisienne à base de farine blanche issue du blé tendre. La baguette de pain détrône ainsi la consommation du plat national, le couscous. Autre tendance, la consommation de pommes de terre fait aujourd’hui jeu égal avec celle de céréales.

Cependant, chaque année, l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) doit importer des quantités de blé dur au prix fort. En moyenne, l’importation de 2 quintaux de blé dur correspond à celle de 3 quintaux de blé tendre. Aussi, en cas de restrictions budgétaires, la filière locale de blé dur pourrait faire l’objet de douloureux arbitrages au profit du blé tendre. La production de pâtes alimentaires et de couscous fabriqués à partir de blé dur pourrait en souffrir.




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