Marocafrik : Bulletin d'information maroco-africain
           

Bulletin quotidien d'informations économiques africaines du 13/09/2021

Publié le Lundi 13 Septembre 2021 | MAP



​Dakar - Voici le bulletin d'informations économiques africaines pour la journée du lundi 13 septembre :


Sénégal-Pétrole

Les opérations de forage du premier puits horizontal de développement du gisement de Sangomar ont été achevées avec '’succès’’, a annoncé la Société des pétroles du Sénégal ( PETROSEN).

La Société des pétroles du Sénégal a indiqué que des ’’technologies modernes net innovantes’’ ont été utilisées lors des opérations de forage, relevant que les ’’résultats sont au dessus des attentes’’.

Elle souligne que le réservoir de pétrole S540 a été traversé sur une longueur nette d’environ 500 m à une profondeur de 2.600 m TVD environ.

Le premier baril de pétrole du gisement de Sangomar, dont la campagne de forage a débuté le 30 juin dernier, est attendu en 2023, avec une projection de 100 mille barils par jour lors de la première phase d’exploitation, avait annoncé, mi-août, cheikh Guèye, directeur pays adjoint de Woodside Energy au Sénégal.

Gabon-Salaires Le nombre des salariés dans le secteur public au Gabon a baissé sur les trois premiers mois de 2021, révèlent les données de la Direction générale de l’Économie et de la Politique fiscale (DGEPF).

Au terme du premier trimestre 2021, indique la Note de conjoncture sectorielle du ministère de l’Economie, le nombre des salariés dans le secteur public a baissé de 0,8% pour s’établir à 101 663 agents, comparativement à la même période en 2020.

Gabon-Gaz Le Gabon va augmenter sa production de gaz butane de 20% après 2023.

Perenco, une compagnie pétrolière française, vient d’annoncer qu’elle lancera dès 2023 une usine qui produira 10 000 tonnes de gaz butane par an.

Le nouveau directeur général de Perenco, Adrien Broche, a affirmé que la nouvelle usine qui produira 10 tonnes de gaz butane à Batanga dans les environs de Port-Gentil rentre en production dès l’année prochaine.

« Nous avons lancé avec l’État du Gabon un grand projet, qui va permettre de produire du gaz domestique à l’horizon 2023, ce qui va permettre de diminuer les importations du Gabon et donc de développer le gaz au sein du pays », déclare Adrien Broche.

Afrique du Sud-Réformes

L'Afrique du Sud n'est pas parvenue à mener à bien les réformes indispensables pour relancer une économie à bout de souffle, ont affirmé plusieurs partis sud-africains.

«Le programme de réforme du gouvernement n'a réalisé aucune avancée concrète sur la voie de la reprise économique post-covid-19», a déclaré Geordin Hill-Lewis du parti de l'Alliance démocratique (DA), lors du sommet 2021 du Black Business Council.

«L'Afrique du Sud ressemble de plus en plus aux États où le but du gouvernement n'est plus d'aider la société à réaliser le développement humain, mais à faciliter l'extraction massive de richesses pour l'élite politique au pouvoir», a déploré M. Hill-Lewis.

Pour sa part, le chef du parti du Mouvement démocratique uni (UDM), Bantu Holomisa, a noté que même avant la crise sanitaire de la Covid-19, l'économie sud-africaine était dans le marasme. «La corruption, les faibles prestations de services et les entreprises publiques mal gérées sont le talon d'Achille de notre économie», a-t-il souligné.

Il a de même fait constater que «l'économie sud-africaine ne se redresse pas et le chômage continue d'augmenter, alors que les responsables continuent à s'enrichir en utilisant des appels d'offres frauduleux». Madagascar-Croissance

Le taux de croissance de Madagascar devrait atteindre 3,2% durant cette année, a indiqué le Comité monétaire de la Banque centrale malgache (BFM).

Dans sa note de conjoncture économique, le Comité a ainsi revu à la baisse les prévisions de la croissance du pays fixée à 4,5% dans la loi de Finances 2021.

«La reprise économique attendue cette année pourrait être ralentie par la deuxième vague de la pandémie de Covid-19. La dynamique de l’activité productive montre des signes d’essoufflement et les indispensables mesures pour contenir la propagation du virus risquent de constituer de sérieuses entraves», prévient la BFM.

Le Comité souligne que la croissance envisagée serait essentiellement tirée par le secteur secondaire (+4,9 %), dont les industries minières (8,1 %), la branche des énergies (5,0 %), et le secteur tertiaire (+2,8 %). Cependant, le tourisme et le transport pourraient freiner la dynamique des activités de services, indique-t-on de même source qui note que pour le secteur primaire une croissance de la production agricole de 2,6 % est attendue en 2021, contre +2,0 % en 2020.

Ethiopie-Transport-Routes

Les recettes des routes à péage Addis-Abeba/Adama et Dire Dawa-Dewole ont totalisé au cours de l'exercice fiscal clos le 08 juillet quelque 375 millions de birr (01 dolars= 44 birr), a indiqué le ministère éthiopien du Transport.

Au cours de la même période, un total de 9,3 millions de véhicules ont utilisé les deux routes à péage, selon le ministère.

Tanzanie-Mines

En Tanzanie, la compagnie minière nationale STAMICO a signé à Dar es-Salaam un accord d'une valeur de 4 milliards de shillings tanzaniens (1,7 million USD), avec son partenaire de coentreprise, la compagnie minière canadienne Tanzanian Gold Corporation portant sur un programme de forage au diamant (DD) et à circulation inverse (RC) sur le projet aurifère Buckreef.

Selon les informations rapportées par le journal tanzanien « Daily News », une première tranche de 10.000 m de forage devrait commencer au cours de cet exercice 2021. Elle sera notamment consacrée à la collecte de données plus précises sur la zone Anfield, où des minéralisations à haute teneur ont été récemment mises en évidence.

Kenya-Horticulture

Au Kenya, la filière noix de macadamia traverse une mauvaise passe. Selon les données de l’Autorité de l’agriculture et de l’alimentation (AFA), le montant des expéditions du fruit à coque est passé de 5,7 milliards de shillings (52 millions USD) en 2019 à seulement 2,7 milliards de shillings (24 millions USD) en 2020.

Cette dégringolade qui marque un coup d’arrêt à la bonne dynamique enregistrée par le secteur depuis quelques années, est le résultat du ralentissement de la demande mondiale suite à la pandémie de coronavirus.

Avec en effet, les différents confinements imposés dans les pays importateurs, la consommation hors domicile de la noix notamment dans l’industrie hôtelière a été en berne, ce qui a conduit de nombreux transformateurs à réduire leurs achats de matières premières.