Bulletin quotidien d'informations économiques africaines

MAP - Publié le Mercredi 2 Juin 2021 à 12:43



Dakar - Voici le bulletin d'informations économiques africaines pour la journée du mercredi 2 juin :


Sénégal-France-commerce

Le ministre délégué français en charge du Commerce extérieur et de l'Attractivité, Franck Riester, et le ministre sénégalais de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, ont manifesté, mardi, la volonté commune des deux pays de travailler à accroître leurs partenariats et échanges commerciaux.

"Nous avons évoqué la façon dont on pouvait mieux travailler pour augmenter nos partenariats et nos échanges, à la fois les investissement français ici au Sénégal, mais aussi les exportations du Sénégal vers la France’’, a déclaré Franck Riester, à l’issue d’une réunion à huis clos avec son homologue sénégalais, bouclant sa visite officielle de deux jours à Dakar.

Côte d'Ivoire-pharmaceutique

L'Etat ivoirien perd au moins 50 milliards de francs CFA dans la vente de produits pharmaceutiques de contrefaçon chaque année sur un marché global estimé à 150, 2 milliards Francs CFA, a indiqué, lundi 31 mai, le coordonnateur de la cellule d'interventions et d'investigations, du Comité national de lutte contre la contrefaçon (CNLC), colonel Jacques Dacoury.

"Les médicaments de contrefaçon sont sur tous les marchés. On trouve autant de médicaments dans nos rues que dans les officines, tout le monde le sait et le constate", a déploré colonel Dacoury, lors d'une séance de sensibilisation pour la lutte contre les produits contrefaits, à Treichville.

Il a indiqué que la contrefaçon en général comporte une "triple menace" à savoir l'atteinte à la santé publique, à la sécurité et à l'économie tant de l'industrie pharmaceutique que de l'Etat.

Nigeria-eau

La Banque africaine d'import-export (Afreximbank) et la Banque nigériane d'import-export (NEXIM) ont annoncé lundi une décision de financer la cartographie des principaux cours d'eau du fleuve Niger et de son principal affluent - la rivière Bénoué - au Nigeria. Dans un communiqué conjoint, l'Afreximbank et la NEXIM ont déclaré que cette mesure s'inscrivait dans le cadre du projet de transport maritime régional Sealink, une initiative des pays d'Afrique de l'Ouest visant à combler le déficit d'infrastructures de transport maritime et à améliorer la connectivité commerciale de la région. Le communiqué indique que l'Afreximbank a fourni un don de 350.000 dollars s'ajoutant aux 450.000 dollars mis à disposition par la NEXIM pour compléter le financement des études bathymétriques, ainsi que des études hydrographiques et hydrologiques, de la partie en aval du bassin du Niger et de la Bénoué.

Ghana-cryptomanie

La Banque centrale du Ghana est montée au créneau, le 31 mai, pour dénoncer l'illégalité de la crypto-monnaie aussi bien dans le commerce en ligne que sur le marché boursier ghanéen. Cela s'est fait à la faveur d'une conférence de presse animée par le gouverneur de ladite banque Dr Ernest Addison.

Les crypto-monnaies désignent des monnaies virtuelles sans supports physiques et dont la valeur, très volatile, n'est pas indexée à une devise légale. Bien qu'elles connaissent un boom ces dernières années, nombreux sont les Etats qui s'opposent à leur utilisation sur leurs territoires. C'est cas du Ghana.

C'est donc un appel à la vigilance que l'Etat ghanéen veut lancer à l'endroit de sa population face à la crypto-monnaie. Celle-ci connait une utilisation de plus en plus accrue dans le pays alors qu'elles ne sont réglementées ni par la banque centrale, ni par la Securities and Exchange Commission, en charge des marchés des valeurs mobilières.

Gabon-croissance

Le Gabon table sur un bond de la croissance à 4 pc au cours des trois prochaines années, a souligné le ministère de l'Economie.

Le pays mise sur le dynamisme de l’activité hors pétrole pour relancer sa croissance, selon la même source.

Le Gabon a enregistré des taux de croissance inférieurs à 1 pc depuis 2017 et est entré en récession en 2020 (-1,8 pc)

Afrique du Sud-Notation

Le ralentissement de l'économie sud-africaine est susceptible d'alimenter les tensions sociales et entraver les réformes escomptées dans le pays, a indiqué l'Agence de notation Moody's.

L'Afrique du Sud fait face actuellement à plusieurs défis dont notamment «une croissance structurellement très faible et un fardeau de la dette publique élevé qui continuera d'augmenter en l'absence de réformes économiques et fiscales globales», a expliqué Moody's dans une note sur les perspectives économiques de ce pays d'Afrique australe.

L'agence de notation américaine a précisé que «les inégalités socio-économiques intensifient également les tensions qui entraînent des risques politiques et compliquent les efforts de réformes publiques».

Soudan du Sud-agriculture

Le déficit de la production céréalière du Soudan du Sud devra atteindre un record historique de 465.600 tonnes en 2021 en raison de l'impact des conflits et inondations prolongées dans le pays, indique un rapport publié conjointement par l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et par le Programme alimentaire mondial (PAM).

En 2020, la production céréalière a augmenté de 7 pc en glissement annuel, pour atteindre près de 874.400 tonnes, souligne le rapport, notant que cette quantité ne couvre qu'un tiers des 12,2 millions d'habitants du Soudan du Sud.

Tanzanie-Mines

Le géant sud-coréen de l'acier POSCO détient désormais 15 % d’intérêts dans Black Rock Mining Limited, compagnie minière active sur le projet de graphite Mahenge Liandu en Tanzanie.

Selon les détails publiés mardi par Black Rock Mining, la société sud-coréenne détiendra un poste de directeur au Conseil d’administration, tant que sa participation dans la compagnie minière ne tombe pas en dessous de 10 %

Le projet Mahenge a une capacité de production de 7,4 millions de tonnes de concentré de graphite sur une durée de vie de 26 ans.

Kenya-export Au Kenya, les recettes issues de l’exportation de fleurs coupées ont atteint 32 milliards de shillings (297 millions $) au cours du premier trimestre 2021 contre 38 milliards de shillings à la même période de l’année précédente, selon les données du Directoire de l'horticulture.

Cette chute des revenus intervient alors même que l’industrie espérait une relance du marché mondial dans le sillage de l’augmentation de 27 % des volumes acheminés sur ladite période, relève-t-on de même source.