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Corruption : Dix ans de prison requis contre un ex-wali en Algérie

Publié le Mercredi 4 Août 2021 | MAP



​Alger - Le Parquet près le tribunal de Sidi M'hamed à Alger a requis mardi une peine de 10 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de dinars (6200 euros) à l’encontre de l’ancien wali de Tipasa, Moussa Ghellai, pour corruption et octroi d’indus avantages.


Par ailleurs, il a requis une peine de six ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de DA à l’encontre de l’ancien directeur des domaines de cette wilaya, Ali Bouamrirane.

Des peines allant entre 5 et 2 ans de prison ferme, assorties d’une amende d’un million de DA, ont été requises à l’encontre d'autres accusés, à savoir des cadres des ministères de l’Industrie, du tourisme et de l’environnement de cette wilaya, située à une soixantaine de Km à l’ouest d’Alger.

Dans la même affaire, une amende d’un million DA a été requise à l’encontre de chacun des trois investisseurs ayant remporté des marchés en violation de la loi en vigueur, avec leur exclusion des marchés publics pour une durée de cinq ans.

Le parquet a requis également la confiscation des capitaux et biens saisis au cours de l’enquête.

Placé actuellement en détention à l’établissement pénitentiaire de Koléa, suite à sa condamnation en août 2019 à 12 ans de prison ferme dans l’affaire de l’ancien Directeur général de la sûreté nationale, Abdelghani Hamel, pour octroi de lots de terrain à l’un des fils de ce dernier, l’ancien wali est poursuivi dans des affaires de corruption avec nombre de responsables.

Il est poursuivi, notamment pour octroi de marchés en violation de la loi, dont le projet d’investissement pour la réalisation d’un parc d’attraction dans la wilaya de Tipasa, d’un parking automobile, d’une chaîne de refroidissement et d’une usine d’empaquetage de fruits et légumes sur des terrains classés "agricoles", ainsi que pour dilapidation de deniers publics et abus de fonction.

Les vastes enquêtes pour corruption et népotisme lancées après la démission en avril 2019 du président Abdelaziz Bouteflika, sous la pression d'un mouvement populaire de contestation inédit "Hirak", ont conduit à une série de procès toujours en cours.

Plusieurs personnalités et anciens responsables politiques, ainsi que de puissants hommes d’affaires, de hauts fonctionnaires et gradés de l’armée sont jugés dans le cadre de ces procès.

Ils sont poursuivis, notamment, pour corruption et enrichissement illicite.