Covid-19 : Le Brésil interdit l'entrée aux passagers en provenance d'Afrique du Sud

MAP - Publié le Mercredi 27 Janvier 2021 à 11:53



​Brasilia - Le Brésil a interdit, pour une durée indéterminée, l'entrée de voyageurs en provenance d'Afrique du Sud et restreint le flux d'étrangers par voie terrestre et maritime, en raison de la propagation des nouvelles souches de coronavirus.


La mesure a été publiée au Journal officiel et interdit temporairement les vols internationaux en provenance ou à travers l'Afrique du Sud et suspend l'autorisation d'embarquement au Brésil pour les voyageurs étrangers en provenance du pays africain.

La mesure reflète des inquiétudes concernant la propagation de nouvelles souches de covid-19 et s'ajoute à une interdiction similaire adoptée en décembre dernier, lorsque le Brésil a suspendu les vols en provenance du Royaume-Uni.

D'autres étrangers peuvent entrer dans le pays sud-américain par avion à condition de vérifier, par un test RT-PCR réalisé jusqu'à 72 heures avant l'embarquement, qu'ils ne sont pas infectés par le coronavirus.

Cependant, au milieu de la propagation accélérée de la deuxième vague de la pandémie, le Brésil a annoncé qu'il maintiendrait des "restrictions temporaires" à l'entrée dans le pays d'étrangers de toute nationalité par voie terrestre et maritime.

Les mesures seront encadrées dans les recommandations de l'organisme de réglementation sanitaire face aux risques potentiels des deux variantes du coronavirus initialement détectées au Royaume-Uni et en Afrique du Sud, toutes deux jugées beaucoup plus contagieuses.

Les règlements ne s'appliquent pas aux résidents du Paraguay, qui peuvent continuer à circuler entre les deux pays "tant que les conditions d'immigration appropriées ont été respectées", ni aux villes frontalières, à l'exception des voyageurs du Venezuela.

Avec près de 218.000 décès et 8,8 millions infections, le Brésil est, avec les États-Unis et l'Inde, l'un des pays les plus durement touchés par la pandémie de covid-19.

Le géant sud-américain, qui a bouclé mardi onze mois depuis la confirmation du premier cas de la maladie, traverse une deuxième vague depuis décembre et a à nouveau enregistré une moyenne de décès supérieure à mille morts par jour, son plus haut niveau en cinq mois.