Flux financiers illicites : Plus de mille milliards de dollars perdus en Afrique au cours des quatre dernières années (ministre congolais)

Publié le Mardi 28 Septembre 2021 à 11:29 | MAP


​Dakar - L'Afrique a perdu plus de mille milliards de dollars au cours des dernières années liés aux flux financiers illicites, a affirmé le vice-ministre des affaires étrangères de la République Démocratique du Congo, Samuel Adubango Awotho, soulignant que "si on parvient à éradiquer ce phénomène, l'Afrique pourra démarrer son chemin de développement".


S'exprimant dans une déclaration à la presse, à l'occasion de la 9-ème réunion continentale annuelle du Réseau parlementaire africain sur les flux financiers illicites et la fiscalité, qui se tient du 27 au 29 septembre à Dakar, sous le thème "députés en ligne de front: résoudre les flux financiers illicites pour la relance économique post covid-19", le responsable congolais a ajouté que le continent noir est fortement impacté par le phénomène des flux financiers illicites. La rencontre est initiée par le Réseau de justice fiscale en Afrique (RJFA) et le Forum civil.

Selon le responsable congolais, "plus de 40 millions de personnes sont poussées vers la pauvreté à cause de ce phénomène de flux financiers illicites".

Pour sa part, le coordinateur du Forum civil, Birahime Seck, qui prend part à cette rencontre, a mis l'accent sur "la conjugaison des efforts de tous les dirigeants africains pour mettre un terme à ce phénomène dont les conséquences sont énormes".

"La solution c'est de permettre d'avoir des organes autonomes et indépendants capables de faire face à ce phénomène de corruption et de lutter contre l'impunité et de traquer tous les contrevenants qui sont dans l'espace de la pratique de la corruption au niveau national, continental et au niveau mondial", a déclaré aux médias Birahime Seck.

"Les pays africains doivent unir leurs forces à travers des échanges de renseignements pour stopper drastiquement la criminalité organisée et la criminalité transfrontalière", a-t-il ajouté, notant que "les flux financiers illicites constituent un frein au développement économique de l'Afrique et du monde en général, d'où la nécessité de trouver des solutions les plus urgentes à ce phénomène".

Ce rendez-vous d'échanges et de partage d'idées sera mis à profit pour permettre aux parlementaires de discuter avec des experts et des praticiens dans les flux financiers illicites afin de partager leurs expériences individuelles dans la mise en place de la législation dans leurs pays respectifs.