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MAP | Publié ici le Jeudi 2 Juin 2022

La détection du premier cas de Monkeypox au Maroc prouve l’efficacité du système national de santé (expert)





Rabat – La détection du premier cas de Monkeypox au Maroc met en exergue l’efficacité du système national de santé, a affirmé jeudi le chercheur en politiques et systèmes de santé, Dr Tayeb Himdi.
“Il y a trois niveaux de transmission en ce qui concerne la Monkeypox: le premier niveau concerne les cas importés de l’étranger, le deuxième concerne les cas infectés localement suite à un contact avec un cas importé de l’étranger et le troisième concerne les cas infectés sans relation avec un voyage ou sans contact connu avec des personnes venues de l’étranger”, a expliqué M. Himdi dans une déclaration à la MAP.
Dans ce contexte, le chercheur a précisé que le cas enregistré au Maroc est classée au premier niveau, c’est-à-dire un cas importé de l’extérieur du Maroc, faisant savoir que les personnes en contact avec ce cas sont sous surveillance médicale afin de procéder aux examens nécessaires.
D’un point de vue médical, lorsque le cas d’infection est confirmé, le patient est isolé pendant trois semaines (21 jours) et pris en charge jusqu’à sa guérison complète, afin de briser la chaîne de transmission, a-t-il affirmé.
“La guérison de la Monkeypox chez les adultes qui n’ont pas de problèmes immunitaires se fait sans problème”, a-t-il poursuivi, expliquant qu’il suffit de traiter les ulcères de la peau et de boire de l’eau en quantités abondantes jusqu’à ce que ces ulcères guérissent, afin de pouvoir donc sortir de l’isolement sanitaire.
En ce qui concerne les cas contacts, Dr. Himdi a indiqué qu’ils sont suivis et que les tests nécessaires sont effectués afin de confirmer ou infirmer l’infection à la variole du singe.
Il a rassuré, dans ce sens, qu’il est possible de vacciner les cas contacts, notant qu’il n’existe pas de médicament spécifique contre la variole du singe, mais des vaccins de troisième génération très efficaces avec peu d’effets secondaires, contre la Variole, une maladie humaine éradiquée depuis plus de 40 ans grâce à la vaccination.
“Les vaccins contre la Variole sont efficaces à 85% contre la Monkeypox et contribuent à une diminution de la propagation du virus. Ainsi, les patients et les cas contacts à risque, ainsi que les professionnels de la santé qui ont été en contact avec une personne infectée sans prendre les précautions nécessaire sont vaccinés”, a-t-il enchaîné.
Il a, à cet égard, mis l’accent sur la nécessité de respecter les mesures barrières et les règles d’hygiène de base, appelant à se laver les mains, respecter la distanciation sociale et à ne pas partager les effets personnels.
Les symptômes de la maladie sont la fièvre, des maux de tête, d’articulations et des muscles, une sensation de fatigue et/ou l’apparition de plaies cutanées.






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