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MAP NEWSLETTERS | Publié ici le Mardi 7 Juin 2022

Le Maroc a une responsabilité de portée africaine





Le Maroc a une responsabilité internationale de portée africaine, a souligné le président de l’Université ouverte de Dakhla, Driss Guerraoui, lors d’une rencontre sous le thème “l’Afrique au prisme du nouveau modèle de développement marocain”.
“Le Maroc a une responsabilité internationale de portée africaine par rapport au climat, à la migration, aux questions sécuritaires, au culte et à la lutte contre le radicalisme, le terrorisme et le crime organisé et bien évidemment une contribution aussi importante qui se profile à l’horizon qui est la réalisation et la préservation de la sécurité globale”, a relevé M. Guerraoui lors de ce débat tenu, dimanche à Rabat, dans le cadre du 27ème Salon international de l’édition et du livre (SIEL), dont les littératures africaines sont l’invité d’honneur.
“Le Maroc est porteur d’une vision d’avenir pour l’Afrique à travers une offre nouvelle qui s’inscrit dans ses responsabilités africaines”, a-t-il indiqué, mettant en avant les relations séculaires liant le Maroc et l’Afrique.
Il a, ainsi, relevé que ce positionnement du Maroc et sa grande place au sein du continent africain donne plus de valeur au nouveau modèle de développement (NMD), dont l’Afrique peut tirer des enseignements à trois niveaux, à savoir, l’approche, les défis et les ambitions.
S’attardant sur les défis, M. Guerraoui a souligné que le NMD a révélé des défis majeurs qui sont d’une grande importance pour l’Afrique, notant que le premier défi consiste en la réunion des conditions nécessaires pour réussir la transformation économique, car les grands enjeux de demain pour l’Afrique sont d’ordre économique.
“Cette transformation économique, y compris la transition climatique, énergétique et numérique, permettront à l’Afrique de réaliser sa souveraineté à la fois industrielle, sanitaire, alimentaire, mais aussi militaire et sécuritaire”, a considéré cet économiste expert des questions sociales.
Par ailleurs, il a insisté sur l’importance de placer le capital humain au sommet des priorités du nouveau modèle de développement en tant que défi majeur, en accordant une importance particulière à l’éducation, la formation et l’innovation pour répondre aux exigences de cette transformation et booster la capacité de l’Afrique à former des compétences et produire des élites et des innovations majeures.
Il a, également, évoqué la question de la gouvernance qui doit être au cœur des grandes problématiques du nouveau modèle de développement pour les pays africains, notant qu’une bonne gouvernance veut dire la capacité de produire des institutions de qualité portées par des formes démocratiques de gestion, une gouvernance qui libère les énergies des africains pour leur permettre de contribuer à valoriser leur génie et intelligence pour être des acteurs de changement.
Par la même occasion, M. Guerraoui a jeté la lumière sur le capital immatériel, en l’occurrence le capital culturel, relevant que l’Afrique est l’un des continent où le patrimoine, les arts et la culture offrent des possibilités immenses en matière à la fois de développement humain et de création d’activité.
“C’est la diversité et la richesse de son patrimoine qui font l’identité, la particularité et la spécificité du modèle africain”, a-t-il indiqué, appelant à faire de l’intégration régionale africaine un levier de développement durable.
Cette rencontre, qui a réuni une pléiade d’éminentes personnalités du monde politique, économique et culturel, a permis de débattre de plusieurs questions, dont la politique africaine du Maroc, la coopération sud-Sud, la diplomatie universitaire des Africains formés au Maroc.
Le choix des littératures africaines comme invité d’honneur du 27ème SIEL reflète les liens multidimensionnels entre la culture marocaine et les cultures des pays africains frères et s’inscrit dans le droit-fil de la vision éclairée de SM le Roi Mohammed VI pour la promotion de la coopération Sud-Sud.
Selon les organisateurs, cette manifestation est marquée par la participation de 712 exposants représentant 55 pays de par le monde. Un large éventail de publications sera présenté, reflétant une diversité et une richesse qui, en chiffres, atteint 100.000 titres.
Au programme, un menu culturel riche et varié avec six espaces de rencontres et de débats entre un grand nombre de professionnels ainsi que des créateurs, des écrivains et des chercheurs de divers domaines et horizons, issus du Maroc et du reste du monde.
Outre des conférences, présentations des nouvelles parutions et soirées de poésie auxquelles vont participer 380 intervenants, d’autres activités auront lieu, dont la remise du Prix Ibn Battouta de la littérature de voyage, du Prix des jeunes poètes et du Prix national de la lecture. Diverses activités sont également prévues pour les enfants en matière pédagogique, artistique et scientifique, encadrées par 63 animateurs.






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