Marocafrik : Bulletin d'information maroco-africain

Le Sénégal "très préoccupé" par les tensions diplomatiques entre la France et le Mali (ministre des AE)


MAP - le Vendredi 8 Octobre 2021 à 11:21 |

           

​Dakar - La ministre des Affaires étrangères et des Sénégalais de l'extérieur, Me Aïssata Tall Sall, a affirmé, jeudi à Dakar, que son pays est "très préoccupé" par les tensions diplomatiques entre le Mali et la France.


"Nous sommes tous préoccupés par cette situation entre la France et la le Mali. Il est vrai que nous devons comprendre le droit pour le Mali, d’avoir sa souveraineté sécuritaire. Mais il ne faut pas oublier que cette question de sécurité doit être partagée, non seulement avec la France ou avec le Sénégal, mais avec tous les partenaires engagés dans la résolution de ces questions", a souligné Me Aïssata Tall Sall dans une déclaration à la presse, en marge de la cérémonie de lancement de la 7-ème édition du Forum international sur la Paix et la Sécurité en Afrique, qui aura lieu les 6 et 7 décembre prochain à Dakar.

"Nous avons beaucoup d’inquiétudes que nous avons exprimées (...). C’est d’abord, le Mali. Ensuite, c’est le Sénégal, et plus loin, c’est la sous-région. C’est-à-dire l’Afrique de l’Ouest et encore plus loin, jusqu’au Tchad", a-t-elle répondu à un journaliste qui l'a interpellée sur les tensions entre Bamako et Paris.

La cheffe de la diplomatie sénégalaise a révélé, à cet égard, que "toutes les semaines, nous suivons la situation au Mali de façon précise. Parce que ce qui se passe dans ce pays a des répercussions immédiates quasi directes sur le Sénégal."

"Maintenant, a-t-elle poursuivi, il y a une vive préoccupation que nous avons eue quand ces récents évènements sont survenus au Mali. Nous avons écouté les autorités maliennes, elles ont exprimé le droit à leur souveraineté sécuritaire."

"La sécurité doit être un élément partagé. Les stratégies de sécurité doivent être des éléments que nous devons de façon consensuelle arrêter ensemble. Donc, la chose que nous avons déploré, tout en respectant leur volonté d’avoir leur souveraineté sécuritaire, c’est que nous n’ayons pas discuté de ça. Quand je dis, nous, c’est aussi bien la France, le Sénégal et tous les partenaires engagés au Mali, dans le cadre de la MINUSMA", a tenu à préciser la ministre sénégalaise.

Elle a rappelé que le Sénégal "est le premier pays contributeur dans le cadre de la MINUSMA" et que son pays compte plus de mille de soldats engagés au Mali.

"Assurément beaucoup de choses nous lient au Mali, et nous aurions juste souhaité que tout ce qui se prend comme décision en termes de sécurité soit partagé non pas seulement avec le Sénégal mais avec l’ensemble de nos partenaires qui sont venus s’engager, au-delà du Mali, pour la paix et la stabilité de la communauté internationale", a-t-elle conclu.







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