Le Sommet de l'UA devrait prendre des décisions clés sur la réforme structurelle de l'Union (ministre)

Publié le Mercredi 24 Janvier 2018 à 10:36 | MAP



Addis-Abeba - Le 30ème Sommet de l'Union Africaine (UA) devrait être un forum où les décisions clés concernant la réforme structurelle de cette organisation panafricaine seront adoptées, a souligné mardi, le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Workneh Gebeyehu.

S'exprimant devant la presse, M. Gebeyehu a indiqué que le sommet abordera des sujets d'envergure couvrant les questions politiques et économiques, y compris la réforme structurelle de l'UA.

Selon lui, la question du développement agricole sera également à l'ordre du jour, puisque de nombreux Africains comptent sur les activités agricoles pour développer leurs ressources et assurer la sécurité alimentaire.

Revenant sur le thème du Sommet, à savoir "Gagner la lutte contre la corruption : une voie durable vers la transformation de l'Afrique", le ministre éthiopien a fait savoir que la corruption était désormais considérée comme un indicateur essentiel de la paix et de la stabilité politique dans les pays africains.

La lutte contre la corruption est un des thèmes centraux du 30è Sommet de l'UA qui a débuté ses travaux, lundi au siège du bloc panafricain, avec la 35è session ordinaire du Comité des représentants permanents (COREP, 22-23 janvier), préparatoire de la 32è session ordinaire du Conseil exécutif (25-26 janvier) qui examinera les différentes questions stratégiques inscrites à l'ordre du jour de la Conférence des Chefs d’Etat et du gouvernement de l’UA (28-29 janvier).

"L'ampleur de la corruption et les efforts de lutte contre cette pratique constituent un critère essentiel de la force institutionnelle et de la bonne gouvernance d'un pays", a estimé le chef de la diplomatie éthiopienne.

L'UA a fait de 2018 l'année de la lutte contre la corruption en Afrique. Dans son discours, lundi, à l'ouverture de la 35è session du COREP, le président de la Commission de l'UA, M. Moussa Faki Mahamat a affirmé que la pertinence du choix du thème "est évidente, eu égard à l’ampleur du fléau de la corruption sur le continent et à ses effets dévastateurs pour le développement économique, corrosif pour la cohésion sociale et déstabilisateurs pour l’ordre politique".