Niger: les principales attaques jihadistes depuis 2010

AFP - Publié le Lundi 4 Janvier 2021 à 11:46



Niamey - Voicu un rappel des principales attaques jihadistes meurtrières depuis 2010 au Niger:


En janvier 2010, deux jeunes Français sont enlevés dans un restaurant de Niamey puis tués lors de l'intervention de l'armée française qui tentait de bloquer la fuite des ravisseurs.

Le 23 mai 2013, le Niger est frappé par ses deux premiers attentats-suicide, visant un camp militaire à Agadez ainsi qu'un site d'uranium du groupe nucléaire français Areva à Arlit (nord), faisant une vingtaine de morts, surtout militaires.

Ces attaques sont revendiquées par les Signataires par le sang de l'Algérien Mokhtar Belmokhtar et le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao).

Sept collaborateurs d'Areva et de son sous-traitant Satom avaient été enlevés à Arlit en 2010 par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Les derniers otages français sont libérés en octobre 2013.

Le 25 avril 2015, 46 soldats et 28 civils sont tués dans une attaque menée par les jihadistes nigérians de Boko Haram contre une position de l'armée à Karamga, sur le lac Tchad.

Le 18 juin 2015, 38 personnes, dont une majorité de femmes et d'enfants, sont tuées dans les villages de Lamana et Ngouamo (sud-est) dans deux attaques perpétrées par Boko Haram.

Le 3 juin 2016, une attaque massive menée par Boko Haram à Bosso (sud-est) fait 26 morts parmi les militaires ainsi qu'une centaine de blessés. Plusieurs civils sont également tués. Les assaillants prennent le contrôle de la ville jusqu'à l'intervention de renforts de l'armée le lendemain. Une cinquantaine d'assaillants sont tués.

Le 4 octobre 2017, quatre soldats américains des forces spéciales (alors qu'officiellement les Etats-Unis ne disposaient pas de troupes en opération au sol) et cinq militaires nigériens sont tués dans une embuscade à Tongo Tongo, dans le sud-ouest du Niger, près de la frontière malienne. L'attaque est revendiquée par le groupe Etat islamique au Grand Sahara (EIGS).

Le 10 décembre 2019 et le 9 janvier 2020, deux attaques jihadistes contre le camp militaire d'Inates puis celui de Chinégodar, dans l'ouest du pays, tuent respectivement 71 et 89 soldats.

Elles sont revendiquées par le groupe Etat islamique (EI), de même que celle du 25 décembre 2019 à Sanam, qui a tué 14 soldats.

Le 9 août 2020, six jeunes humanitaires français de l'ONG humanitaire Acted sont assassinés avec leur chauffeur et leur guide nigériens dans la zone touristique de Kouré, attaque revendiquée par l'EI.

Quelques heures avant l'ouverture des élections municipales et régionales le 13 décembre 2020, une attaque revendiquée par Boko Haram, d'une "barbarie inouïe" selon un élu local, fait 34 morts dans le village de Toumour (sud-est, près de Diffa). Quelque 1.300 habitations sont brûlées, de nombreuses infrastructures agricoles et d'eau potable détruites.

Le 2 janvier, au moment de la proclamation des résultats du premier tour de l'élection présidentielle, 100 villageois sont massacrés par des hommes armés à Tchoma-Bangou et Zaroumadareye, deux villages de la région de Tillabéri, dans l'ouest du Niger. C'est l'un des pires massacres de civils commis au Sahel.


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Le Fil | Tribune