Revue de la presse quotidienne internationale africaine du 16/09/2021

Publié le Jeudi 16 Septembre 2021 à 14:45 | MAP


​Dakar - Plusieurs sujets d'actualité font la Une de la presse africaine de ce jeudi qui aborde notamment les décisions prises lors du Conseil des ministres au Sénégal, le retrait par l'ONU des Casques bleus gabonais de sa force de maintien de la paix en Centrafrique, les attaques contre des écoles au Nigéria, la corruption en Afrique du Sud, la formation du prochaine gouvernement en Ethiopie et les arrestations et déportations arbitraires visant les ressortissants rwandais en Ouganda.


Au Sénégal, les quotidiens reviennent sur les décisions prises lors du Conseil des ministres tenu mercredi sous la présidence de Chef de l’Etat Macky Sall et l’affaire des deux rappeurs sénégalais et membres du mouvement citoyen "Y'en a marre" poursuivis par la justice pour "trafic de migrants" et de passeports diplomatiques et de visas.

Sous le titre " Macky brandit la cravache ", le journal "Les Echos" rapporte que le président Sall a, après avoir "dénoncé les dérives dans le secteur des médias sociaux" et annoncé des mesures pour réguler le secteur, il a ouvert un autre front celui du contenu des programmes audiovisuels.

Lors du Conseil des ministre, le Chef de l’Etat a insisté sur le contenu des programmes audiovisuels et le nécessaire contrôle des messages publicitaires, ajoute le quotidien , notant que M. Sall a demandé à cet égard au conseil national de régulation de l'audiovisuel(CNRA)et au ministère de tutelle de sévir avec des mesures règlementaires et législatives appropriées.

Quant au quotidien "Le Soleil", il souligne que lors de ce Conseil, le président Sall a évoqué la préparation du Grand Magal de Touba, un évènement qui sera célébré samedi 26 septembre prochain, notant que le dirigeant sénégalais a demandé au gouvernement de prendre toutes les dispositions sanitaires, sécuritaires, logistiques , hydrauliques et d’assainissement nécessaires en vue du déroulement satisfaisant de cet évènement international qui rassemble les populations venues de l’intérieur du pays, de la sous-région et du reste du monde.

Les autres journaux commentent l’affaire des deux rappeurs qui ont été inculpés mercredi de "trafic de migrants" et association de malfaiteurs, et placés sous mandat de dépôt.

Le quotidien " l’observateur " indique que Landing Mbessane Seck, dit "Kilifeu", et Simon Kouka, ont passé hier leur première nuit en prison, ajoutant que le juge d’instruction du deuxième cabinet près le tribunal de grande instance de Dakar a suivi à la lettre le réquisitoire introductif du procureur de la République.

" SudQuotidien " rapporte quant à lui que les deux mis en cause, qui sont impliqués dans une affaire de trafic de passeports diplomatiques et de visa, ont passé mercredi leur première nuit dans la maison d’arrêt de Rebeuse. Les deux rappeurs sont membres fondateurs du mouvement "Y'en a marre", qui vise à promouvoir le civisme en incitant les citoyens à voter et milite pour le renouvellement de la classe politique et la lutte contre la corruption.

Au Gabon le journal "L'Union" s'attarde sur le retrait par l'ONU des Casques bleus gabonais de sa force de maintien de la paix en Centrafrique, suite à des accusations d'exploitation et d'abus sexuels.

La décision de l'ONU a été rendue publique à la faveur d'un communiqué émanant du ministère gabonais de la défense nationale.

"Ces dernières semaines, des faits d'une particulière gravité, contraires à l'éthique militaire et à l'honneur des armées commis par certains éléments des bataillons gabonais N°006 et N°007 de la mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafrique (Minusca) ont été rapportés au ministère de la défense nationale", écrit le quotidien, qui cite le communiqué dudit ministère.

"Suite aux nombreux cas d'allégations d'exploitation et d'abus sexuels en cours de traitement, l'ONU a décidé le retrait du contingent de la Minusca. Par ailleurs, le département de la défense annonce l'ouverture en parallèle d'une enquête par le Gabon", poursuit-on de même source.

Sur un autre registre, "L'Union" fait savoir que les partenaires sociaux siégeant au Comité de pilotage et de suivi des recommandations du forum de la fonction publique organisé en janvier 2020 ont été édifiés sur l'état d'avancement de l'exécution du plan de régularisation 2020-2021.

De l'exposé qui a été fait le 14 septembre par le directeur général de la fonction publique (DGFP), Edouard Mfoula Mbome, il ressort que "le taux d'exécution en moyenne des recrutements des diplômés des écoles, des présalaires et les reclassements, est autour de 46%", précise la publication.

Au Mali, "L'Essor" souligne que le Conseil des ministres, réuni mercredi en session ordinaire, a adopté la ratification de l’Accord de prêt signé à Lomé, le 30 juillet 2021, entre le Gouvernement de la République du Mali et la Banque Ouest Africaine de Développement, pour le financement partiel du Projet d’Aménagement de la voie de contournement de l’Aéroport de Mopti Ambodédjo et de voies urbaines dans la ville de Sévaré.

Par cet accord, la Banque Ouest Africaine de Développement accorde au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 15 milliards de francs CFA, ajoute le quotidien, notant que le Projet, objet du présent financement, s’inscrit dans le cadre du rehaussement de la qualité des infrastructures routières des villes de l’intérieur du Mali.

Sa réalisation contribuera à l’amélioration des conditions de transport, de la sécurité et de la qualité de vie des populations de la Région de Mopti et ainsi que de la mobilité des usagers de la route Bamako-Koulikoro, poursuit le journal.

Son confrère, "Le Pays" indique que le président de la transition, le colonel Assimi Goïta a rencontré, à Koulouba, les magistrats du pays.

« A travers vos actions, vous commencez à donner de l’espoir au peuple malien. En tant que président de la République, je dirai qu’il y a deux grandes préoccupations que nous devons très rapidement trouver de solution. Il s’agit notamment des questions de sécurité, mais aussi et surtout de la justice », a déclaré le président de la Transition devant les magistrats, rapporte le quotidien.

La résolution de la présente situation dans laquelle le Mali se trouve passe, pour le chef de l’État, non seulement par la sécurisation des personnes et de leurs biens par l’armée, mais aussi par une bonne justice. « La stabilité du pays repose sur cette question de justice, met-on en avant de même source.

Au Nigéria, le quotidien "The Nation" revient sur les attaques qui ont fait fuir un million d'enfants des écoles. Le journal rapporte que selon le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF), plus d'un million d'élèves manqueront l'école cette année par peur des enlèvements et des attaques.

L'agence a déclaré que 20 attaques ont eu lieu dans des écoles cette année, avec 1 436 enfants enlevés et 16 tués. Citant le représentant de l'UNICEF au Nigeria, Peter Hawkins, le quotidien précise que plus de 200 enfants sont toujours portés disparus.

S'intéressant au secteur de l'enseignement supérieur, le journal "The Guardian" écrit que la branche de l'Union du personnel académique des universités (ASUU) à Akure, dans l'Etat d'Ondo, a averti mercredi que ses membres ne devraient pas être tenus pour responsables si les campus sont à nouveau fermés en raison de l'attitude du gouvernement fédéral.

La publication souligne que l'ASUU a exhorté le corps étudiant, les chefs traditionnels et les acteurs du secteur de l'éducation à rappeler au gouvernement fédéral le danger que son refus d'écouter ferait courir au système.

"Bien sûr, nous n'aurons pas le choix. Ce n'est pas que nous soyons heureux de nous mettre en grève inutilement, mais il semble que ce soit la seule chose qui fasse agir le gouvernement", ajoute le quotidien qui rapporte la déclaration de l'Union du personnel académique des universités.

En Afrique du Sud, +City Press+ revient sur la corruption qui ronge le pays, notant qu'une enquête menée par le réseau de recherche Afrobaromètre révèle que ce phénomène s'est aggravée dans le pays durant le mandat de l'actuel président Cyril Ramaphosa.

Selon cette enquête qui a porté sur 1.600 Sud-africains, entre mai et juin 2021 «64% des personnes interrogées déclarent que la corruption a augmenté au cours de l'année écoulée, tandis que 49% disent qu'elle a beaucoup augmenté».

Par ailleurs, poursuit le journal, «trois Sud-africains sur quatre (76%) déclarent que les citoyens risquent des représailles ou d'autres conséquences négatives s'ils signalent des incidents de corruption, soit une augmentation de 13 points de pourcentage par rapport à 2018.

Sur un autre sujet, +BusinessTech+ souligne que l'assiette fiscale sud-africaine continue de se contracter alors que les catégories sociales les plus aisées quittent le pays.

Citant le directeur général du cabinet "Professional Provident Society" (PPS), Izak Smit, il signale que «près de 25% des clients qui ont décidé de mettre fin à leur contrat avec le groupe au cours de l'année écoulée ont cité l'émigration comme raison», notant que cela équivaut à 2.500 clients au cours de la dernière année seulement.

La publication rapport également qu'une enquête publiée par BrandMapp en juillet dernier montre que 27% des contribuables sud-africains ont déclaré qu'ils envisageaient d'émigrer de manière définitive dans les cinq prochaines années.

En Ethiopie, +THE ETHIOPIAN HERALD+ s'intéresse à la formation du nouveau gouvernement prévue au début du mois prochain et au réformes qui seront entreprises par l’exécutif éthiopien.

Après avoir remporté les 6ème élections générales en juin dernier, le parti au pouvoir, Pari de la Prospérité, se prépare à former un nouveau gouvernement au début du mois prochain tout en annonçant des réformes qui vont porter particulièrement sur la structure institutionnelle et le fonctionnement du ministère des Affaires étrangères, souligne l’éditorialiste du journal.

L’éditorialiste note que la réforme qui touchera la diplomatie éthiopienne est en mesure d’améliorer les relations étrangères du pays et permettra au gouvernement de renforcer ses activités diplomatiques et partant relever les défis auxquelles le pays est actuellement confronté notamment la question du grand barrage sur le Nil La Renaissance et le conflit au Tigray.

Dans un autre article, le quotidien revient sur les attaques menées par les rebelles du front de libération du peuple du Tigray (TPLF) contre l’Etat régional d’Amhara qui ont fait plusieurs morts parmi les civils.

«Le groupe terroriste du TPLF a récemment exécuté 24 civils innocents dans le district de Were Babo, dans la zone de Wollo de l'Etat régional d'Amhara », rapporte le journal qui cite l'administrateur en chef de la zone du Wollo, Seid Mohammed.

Sur un autre registre, +ETHIOPIAN MONITOR+ évoque la question du barrage sur le Nil La Renaissance en focalisant sur les entretiens entre le vice-Premier ministre et ministre éthiopien des Affaires étrangères, Demeke Mekonnen, avec son homologue de la République démocratique du Congo, Christophe Lutundula.

Les discussions ont porté que sur la reprises des négociations tripartites sur le grand barrage sous l’égide de l'Union africaine, relève le média.

Au Rwanda, le quotidien +The New Times+ s'arrête sur la campagne d’arrestations et de déportations arbitraires visant les ressortissants rwandais en Ouganda, indiquant que les autorités ougandaises ont déporté mercredi un groupe de huit rwandais, arrêtés de façon arbitraire par les forces de sécurité ougandaises.

Les huit individus ont été arrêtés et expulsés après avoir été accusés de "séjour illégal", précise le journal selon lequel des centaines de Rwandais ont été illégalement arrêtés et déportés au cours des quatre dernières années.

Depuis la détérioration des relations entre Kigali et Kampala, les ressortissants rwandais installés en Ouganda sont régulièrement victimes d’arrestations arbitraires, de tortures et d’enlèvement et de déportation, relève la publication.

En économie, le journal rapporte que la société publique Rwanda Finance Limited (RFL) et le Centre financier du Qatar (QFC) ont signé un accord de partenariat visant à promouvoir les opportunités commerciales sur les marchés financier du Rwanda et du Qatar.

Selon les termes de cet accord, les deux parties s’engagent à promouvoir le renforcement des capacités et le développement des compétences à travers des programmes de formation, le transfert de connaissances et l’amélioration du paysage financier, détaille le média.