Revue de la presse quotidienne internationale africaine du 20/09/2021

Publié le Lundi 20 Septembre 2021 à 11:22 | MAP


​Dakar - Plusieurs sujets d'actualité font la Une des quotidiens africains de ce lundi qui abordent notamment l'inauguration par le président sénégalais Macky Sall d’un nouvel hôpital moderne dans la ville sainte de Touba, la réunion tenue par le président gabonais sur la garantie de la sécurité maritime au large des côtes gabonaises, la polémique suscitée sur l'utilisation par le Mali des forces de Wagner, les prochaines élections présidentielles au Nigeria, l'inscription des candidats pour les prochaines élections locales et la saisie d'une importante quantité d'héroïne pure en Afrique du Sud , ainsi que l’accord signé entre le gouvernement éthiopien et le groupe OCP en vue de l'implémentation d'un projet d'engrais en Ethiopie.


Au Sénégal, l'inauguration par le président de la République, Macky Sall, d’un nouvel hôpital dans la ville sainte de Touba (centre-ouest) , considéré comme " le plus moderne en Afrique de l’Ouest ", et la décision de la Banque Mondiale de mettre fin à la publication du "Doing Business" constituent les principaux sujets commentés par les quotidiens du pays de la Teranga .

Ainsi " le Soleil " sous le titre '’l’ambitieux programme du Président Macky Sall , écrit qu’en inaugurant l’hôpital Cheikh Ahmadoul Khadim à Touba, le Chef de l’Etat "ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Son ambition, c’est de bâtir un système sanitaire à la hauteur des défis actuels et futur ".

M. Sall a affirmé que le Sénégal est engagé sur une voie de modernisation et de rénovation de son système sanitaire, ajoute le journal, notant que "cette vision se matérialise par l’ouverture des hôpitaux de niveau 2 à l’intérieur du pays comme à Kaffrine, Kédougou et Sédhiou".

Sous le titre " Macky offre un bijou de plus de 36 milliards à Bamba ", le journal L"’AS " rapporte que l’hôpital Cheikh Ahmadoul Khadim de Touba, inauguré samedi par le Chef de l’Etat et le Khalife général des mourides est "une structure de dernière génération", qui a couté plus de 36 milliards de francs CFA.

"SudQuotdien", quant à lui, rapporte que la Banque mondiale a mis fin à son baromètre d’affaires "Doing Business ", soulignant que "Jadis décrié par bon nombre de chefs d’Etat africains pour mauvais classement de leur pays dans le rapport annuel que publie la banque mondiale pour apprécier l'amélioration de leur climat des affaires, celui-ci vient d’être emporté par une ultime polémique sur son intégrité".

" Bon nombre d’entre eux (Chefs d’Etat) ont sans doute été heureux d'apprendre que la Banque mondiale a décidé de supprimer le très contesté rapport du 16 septembre dernier", note le média sénégalais.

"Il était redouté par les gouvernements notamment des pays en développement qui cherchent à attirer les investisseurs. La Banque mondiale a décidé d’arrêter la publication du rapport Doing Business, après que des irrégularités dans les données des éditions 2018 et 2020 ont été signalées en interne en juin 2020 ", écrit, pour sa part, " WalfQuotdien ".

Au Gabon, le journal "L'Union" indique que le président gabonais, Ali Bongo, s'est entretenu avec les commandants en chef des Forces de défense et de sécurité, en présence de la première ministre, des ministres de l'Intérieur, de la défense nationale, de la Pêche et du Pétrole, et celui délégué à la mer.

A l'ordre du jour, ajoute le journal, la garantie de la sécurité maritime au large des côtes gabonaises. "Ainsi, M. Bongo a rappelé l'impérieuse nécessité d'accentuer la surveillance du domaine maritime", souligne le média.

"Immatriculation, installation des balises GPS et des moyens de communication sur toutes les pirogues et autres bateaux, mais aussi la présence permanente d'un navire en zone D dans le cadre des patrouilles et escortes des navires dans les eaux gabonaises. Voilà entre autres les actions déjà mises en place par notre pays en vue de lutter efficacement et de manière efficiente contre les pirateries maritimes" , rapporte L'Union, ajoutant que ces actions sont à booster davantage après l'attaque d'un navire la nuit du 4 au 5 septembre.

Son confrère "Gabon Matin" indique qu'un séminaire a été organisé à Libreville par la Conférence des Nations-Unies pour le commerce et le développement (CNUCED) et la communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC), sous l'égide du ministère de l'Economie et la relance dans l'objectif de s'approprier les nouveaux textes communautaires relatifs à la concurrence et à la protection des consommateurs, et de voir dans quelle mesure transposer ces textes dans la législation nationale.

"Cela, afin que les outils de la concurrence soient effectifs dans le pays", note le journal, précisant que c'est le cas des directives N°1 portant harmonisation de la concurrence dans l'espace CEMAC et la directive N°2 portant harmonisation de la protection des consommateurs en zone CEMAC.

En Côte d'Ivoire, le journal «Fraternité Matin» rapporte que le ministre de la Promotion des PME, de l’Artisanat et de la transformation du secteur informel, Félix Miézan Anoblé va faire une communication ce lundi au Conseil économique, social, environnemental et culturel (Cesec), sur le thème : «ministère de la Promotion des Pme : quelle politique pour l’atteinte des objectifs ?».

Félix Anoblé va présenter la vision du Chef de l’État, Alassane Ouattara, celle qui consiste à travailler pour l’éclosion des Pme en vue de faire de ce secteur un pilier efficace dans le développement économique ivoirien, explique la publication, notant que le tissu économique formel ivoirien est dominé à 98 % par les micros, petites et moyennes entreprises et que leurs activités sont transversales et s’étendent sur tous les secteurs d’activités.

Au plan économique, elles contribuent de manière décisive à la création d’emplois, à la distribution de richesses et de revenus, car elles emploient près de 23% de la population active et contribue à environ 20 % du Produit Intérieur Brut(Pib).

Face aux membres de l’institution que préside Eugène Aka Aouélé, ajoute encore «Fraternité Matin», le ministre, va relever le fait que tous les acteurs des Pme doivent s’engager dans le processus de formalisation de leurs entreprises afin de bénéficier des avantages mis à leur disposition.

Volet politique, le même journal indique que dans son projet annoncé de rassembler la Gauche, l’ancien président Laurent Gbagbo peut compter sur les troupes de son ancien porte-parole Gervais Coulibaly.

«Le Cap Unir pour la démocratie et le développement (Cap-Udd) que dirigeait Gervais Coulibaly a décidé de se mettre à la disposition de Laurent Gbagbo. C’est ce qui ressort d’un Congrès extraordinaire du parti, tenu samedi à Abidjan», lit-on dans la publication.

Au Mali, le quotidien le "Pays" relève que le gouvernement du Mali condamne fermement et rejette des propos inacceptables, inamicaux et condescendants de la part d’un responsable dont le pays a toujours entretenu d’excellentes relations avec le Mali et qui dispose de canaux bilatéraux pour aborder l’ensemble des questions d’intérêt commun dans un esprit constructif

"S’agissant de la volonté prêtée aux autorités maliennes d’engager des mercenaires, le gouvernement de la République du Mali s’étonne et s’interroge sur ces allégations basées uniquement sur des rumeurs et des articles de presse commandités s’inscrivant dans le cadre d’une campagne de dénigrement de notre pays", ajoute le quotidien.

Le journal "L'Essor", rapporte que la ministre française de la Défense Florence Parly se rendra au Mali où des discussions auront lieu portant essentiellement sur le recours aux forces russes Wagner, rejeté par Paris, qui a une présence militaire dans le nord du Mali.

Citant les déclarations de la ministre française, le journal indique que l'utilisation par Bamako des forces de Wagner est "incompatible" avec la présence des forces françaises, qui combattent les extrémistes dans la région du Sahel depuis huit ans.

Au Nigéria, "The Nation" évoque le désaccord entre le porte-parole du Forum des aînés du Nord (NEF), Dr Hakeem Baba-Ahmed, et l'ancien porte-parole de la présidence, Dr Doyin Okupe, concernant la présidentielle de 2023.

M. Buba-Ahmed a déclaré que le prochain président devrait être originaire du Nord, alors que M. Okupe a averti que tout parti politique qui déciderait de présenter un candidat du Nord risquerait de perdre les élections, note le quotidien.

Le secrétaire public de la NEF a décrit la présidence comme l'héritage du Nord, ajoutant que la région dispose de la majorité des électeurs qui peuvent voter pour un candidat du Nord pour succéder au président Muhammadu Buhari, indique le journal.

Pour sa part, "The Guardian" s'est arrêté sur la grève des médecins résidents au Nigéria. Après avoir fait appel de la décision du tribunal national de l'industrie ordonnant à ses membres de reprendre leurs fonctions, l'Association nationale des médecins résidents (NARD) maintient sa grève nationale de sept semaines, souligne la publication.

"Nous sommes à Bauchi pour notre Assemblée générale annuelle. Je vais passer la main à un nouveau président d'ici vendredi. Le Comité exécutif national travaille très dur pour assurer le succès de la réunion", a dit le président de la NARD, Dr Okhuaihesuyi Uyilawa, au média nigérian.

En Afrique du Sud, les journaux focalisent leur attention sur l'inscription des candidats pour le prochain scrutin local et la saisie d'une importante quantité d'héroïne pure, dimanche, dans la ville sud-africaine de Durban.

"The Mercury" rapporte que la Cour constitutionnelle devrait rendre son jugement, ce lundi, sur la demande des partis de l'opposition contestant une décision de la Commission électorale indépendante (CEI) de rouvrir le processus d'inscription des candidats pour les prochaines élections locales.

La décision de la Commission électorale de rouvrir le processus d’inscription des candidats aux élections municipales de 2021, aux termes de l'ordonnance de la Cour constitutionnelle rendue le 3 septembre 2021, est inconstitutionnelle et illégale, estime le quotidien.

Il souligne, à cet égard, que la réouverture de l'inscription des candidats a amené le principal parti d’opposition, l’Action Démocratique (DA), à saisir le tribunal suprême pour contester la décision. Le DA avait fait valoir que le parti au pouvoir, l’ANC, avait été autorisé à tort à participer à la course électorale par «la porte arrière».

Citant l’ANC, "Independant" soutient, de son côté, que la loi permettait au parti d'enregistrer des candidats dans les quartiers et les municipalités où il ne pouvait présenter aucun candidat en raison de certains problèmes.

Le journal fait constater que le verdict de la Cour constitutionnelle intervient un jour avant que les partis ne soumettent la liste des candidats à la CEI pour les élections du 1er novembre.

Sur un autre sujet, "The Citizen" fait savoir qu’une importante quantité d'héroïne pure a été saisie, dimanche, dans la ville sud-africaine de Durban (625 km de Pretoria).

Des membres des Hawks et de l'équipe antidrogue de la police métropolitaine de Durban ont arrêté un suspect de 47 ans en possession de paquets de poudre d’héroïne pure d’une valeur marchande estimée à plus de 2,3 millions de Rands (175.000 dollars), retient la publication citant la Direction des enquêtes prioritaires sur les crimes (Hawks).

En Ethiopie, +FANA BC+ rapporte que la Commission éthiopienne des droits de l'Homme s'est dite alarmée par les informations inquiétantes faisant état d'attaques délibérées contre des civils dans la ville de Kobo et les zones rurales environnantes par des combattants des rebelles du Front de libération du peuple du Tigray (TPLF).

Les rebelles du TPLF ont bombardé des zones civiles et commis des meurtres de maison à maison, des pillages en plus de la destruction d'infrastructures, a déploré la Commission des droits de l'Homme citée par le média éthiopien, appelant à la protection des civils.

De son côté, +New Business Ethiopia+ revient sur l’accord signé entre le gouvernement éthiopien et le groupe OCP en vue de l'implémentation d'un projet d'engrais à Dire Dawa en Ethiopie pour un investissement total de 3,7 milliards de dollars.

Le media qui reprend le communiqué du ministère éthiopien des Finances note que ce projet nécessitera un investissement initial estimé à près de 2,4 milliards de dollars US au cours de la première phase pour le développement d'une unité de production d'engrais de 2,5 millions de tonnes, combinant les produits Urée et NPK/NPS, et qui pourrait atteindre une capacité de production de 3,8 millions de tonnes par an, pour un investissement total pouvant atteindre 3,7 milliards de dollars US au cours de la deuxième phase.