Marocafrik : Bulletin d'information maroco-africain

MAP - le Vendredi 24 Septembre 2021 à 13:24 |

Revue de la presse quotidienne internationale africaine du 24/09/2021


           

​Dakar - Plusieurs sujets d'actualité attirent l'attention des quotidiens africains de ce vendredi qui abordent notamment la célébration, ce weekend, par les adeptes de la confrérie mouride au Sénégal du Grand Magal de Touba, l'arrestation au Mali du chef de cabinet de l'ancien président Ibrahim Boubacar Keïta, la participation des présidents gabonais, Ali Bongo Ondimba et kenyan, Uhuru Kenyatta à la 76è Session ordinaire de l'Assemblée générale de l'ONU, la reprise des vols de la compagnie South African Airways (SAA), et la formation du prochain gouvernement en Ethiopie, prévue début octobre.


Au Sénégal, la célébration par les Sénégalais du Grand Magal de Touba (centre-ouest du pays), constitue le principal sujet évoqué dans la presse locale.

"Touba aux confluents de la spiritualité et de la grâce", titre le journal "SudQuotdien", qui rapporte que deux semaines après le début du mois lunaire du Safar, les musulmans et particulièrement les adeptes de la confrérie mouride, en provenance des divers horizons, vont célébrer le Grand Magal de Touba.

Cet événement commémore le départ en exil du fondateur de la confrérie mouride, Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké, rappelle le quotidien, notant que cette journée est également "un moment de gratitude et de reconnaissance pour le fondateur du mouridisme" au Sénégal.

"La République se plie à la volonté de Touba", titre, pour sa part, le quotidien "L'AS", indiquant qu'après la visite du Président Macky Sall, jeudi, c'était le tour de l'opposition, toutes tendances confondues, de "prendre d'assaut la ville sainte de Touba pour rendre visite au Khalife des mourides Serigne Mountakha". Outre le Chef de l'Etat et les membres de l'opposition, plusieurs chefs d'entreprises ont tenu également à se rendre auprès du Khalife général des mourides, fait noter le média.

"WalfQuotidien" indique, de son côté, qu'à 48 heures du Grand Magal de Touba, les préparatifs vont bon train, relevant que cet événement religieux a toujours été pour les loueurs de voitures et garagistes une période pour combler le gap". Le journal note qu'eu égard à la forte demande en cette occasion religieuse, les transporteurs en commun triplent les prix et c'est pourquoi beaucoup de participants se rabattent sur les voitures de location.

Quant au journal "Le Soeil" , il indique que le président de la République à, via un décret, déclaré le lendemain du Grand Magal "jour férié" pour tous les sénégalais.

Au Mali, "L'Essor" écrit que Mohamed Camara, chef de cabinet de l'ancien président Ibrahim Boubacar Keïta, a été arrêté jeudi dans le cadre d'une enquête sur l'achat en 2014 de l'avion du chef de l'Etat, ajoutant que depuis lundi, Camara et deux autres personnes font l'objet d'un mandat d'arrêt émis par la Cour suprême.

"Le journal du mali" rapporte qu'au moins cinq attaques attribuées à des groupes terroristes armés ont été enregistrées depuis le début du deuxième trimestre 2021 dans le sud du Mali, qui faisait, il y a des années à l'abri des terroristes.

Au Gabon, les journaux s'attardent sur la participation par visioconférence du président de la République Ali Bongo Ondimba à la 76è Session ordinaire de l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies.

Le chef de l'État a profité de cette occasion pour inviter "les dirigeants du monde à plus de multilatéralisme afin de bâtir ensemble une économie mondiale tenant compte des aspirations des peuples qui souhaiteraient un partage plus équitable des vaccins et des progrès technologiques", relève le quotidien.

Un appel aux grands de ce monde, sur fond d'invitation à tirer tous les enseignements de cette pandémie, de manière à "reconstruire nos sociétés de façon plus durable, plus juste et inclusive", ajoute la publication.

Ainsi, poursuit le journal, M. Bongo a invité ses pairs à tracer la voie d'un monde post-Covid19 dans lequel l'Afrique devra pleinement s'inscrire, à partir d'un changement de paradigme afin de rompre avec les crises qui entravent son développement, notant que l'exhortation du chef de l'État témoigne ainsi de sa volonté d'une prise en compte réelle, à l'échelle mondiale, des problématiques susceptibles d'ébranler l'équilibre de la planète.

Au Nigéria, "The Nation" écrit que le gouvernement de l'État de Lagos a déclaré, jeudi, qu'il avait des arguments solides pour demander la perception de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), précisant que ses revendications concernaient également le fédéralisme fiscal.

"Lagos a de solides arguments dans le conflit juridique en cours, car le cœur du désaccord porte sur l'équité, la justice et l'impartialité", indique le quotidien en citant le commissaire à la stratégie de l'information, Gbenga Omotoso.

"Quelle que soit l'issue de la procédure, elle enrichira notre jurisprudence et améliorera notre façon de voir et d'appréhender la loi", poursuit le responsable.

Sur un autre registre, "The Guardian" souligne que "tout espoir de rendre la péninsule de Bakassi au Nigéria n'est peut-être pas encore perdu, car l'Assemblée nationale a laissé entendre qu'elle ne ratifiera pas le traité de cession".

Rapportant la déclaration du président du groupe parlementaire de l'État de Cross River, le sénateur Gershom Bassey, le journal ajoute que "la question de Bakassi n'était pas morte et oubliée", révélant aussi que les législateurs étaient réticents à ratifier le traité.

En Côte d'Ivoire, la presse locale fait savoir que le Conseil des ministres du mercredi 22 septembre a donné son approbation pour «l’établissement de relations diplomatiques avec trois Etats membres du Commonwealth, en vue d’étendre sa carte diplomatique en Amérique du Nord et dans les Caraïbes».

Ces trois pays sont Saint-Vincent-et-les Grenadines, Sainte-Lucie et Commonwealth de la Dominique, précise «fraternité Matin» en citant le porte-parole du gouvernement ivoirien, le ministre Amadou Coulibaly.

La signature des accords y afférents, selon le gouvernement, est prévue en marge de la 76e session de l’Assemblée générale des Nations unies, qui se tient actuellement à New York, aux Etats-Unis d’Amérique, souligne le quotidien.

Volet santé, l'accent est mis sur la 5ème édition des Journées de mobilisation des médias contre le cancer du sein (Jmmc) qui se tiendra du 22 au 23 octobre prochain à l’Université Félix Houphouët-Boigny à Cocody, sous le thème «Le cancer du sein se guérit».

Le programme de cette édition s’articulera autour de la mobilisation, la sensibilisation, l’information, le dépistage et des dons aux femmes atteintes du cancer du sein, précise-t-on, notant que le cancer du sein est le premier cas de cancer dans le monde et touche 1000 femmes par an en Côte d’Ivoire.

En Afrique du Sud, les journaux se targuent de la reprise des vols de la South African Airways (SAA) dont un avion a décollé, jeudi, pour la première fois depuis que la compagnie aérienne a été immobilisée en mars 2020.

Le quotidien «The Star» relève à ce propos que les liaisons régionales vers Kinshasa, Accra, Harare, Maputo et Lusaka ne devraient débuter que la semaine prochaine. Citant le directeur financier par intérim de la compagnie publique, Fikile Mhlontlo, il précise que la flotte de la compagnie ne représente plus que six appareils, contre 46 précédemment.

«C'est un moment de fierté pour SAA qui se lance et redémarre aujourd'hui avec un premier vol à destination de la ville sud-africaine du Cap», a déclaré le responsable.

Idem pour «Citizen» et «City News» qui rappellent que le transporteur aérien national a traversé un processus de sauvetage d'entreprise qui a entraîné le licenciement de milliers de membres du personnel. Les journaux précisent que seulement 88 pilotes sont actuellement employés par la SAA contre 600 avant la pandémie de la Covid-19, rappelant qu'en juin dernier, l’exécutif avait donné son accord pour vendre 51% de la SAA à un groupe d'investisseurs, le consortium privé Takatso.

Sur un autre registre, la presse se fait l’écho de l’appel du président sud-africain, Cyril Ramaphosa, aux dirigeants mondiaux à redoubler d'efforts pour construire un monde sans racisme et réparer les torts du passé.

L’appel a été lancé lors de la séance plénière d'ouverture du 20e anniversaire de l'adoption de la Déclaration et du Programme d'action de Durban, retient «EyeWiteness News».

Le journal estime, à ce propos, qu’alors que nous nous efforçons de corriger les erreurs du passé, nous devons combattre le racisme, le sexisme et le chauvinisme national du présent.

Il ajoute que la communauté internationale se doit de soutenir toutes les mesures prises pour lutter contre la discrimination historique et contemporaine à l'encontre des personnes d'ascendance africaine.

Au Kenya, +Dailynation+ revient sur le discours du président Uhuru Kenyatta lors de l'Assemblée générale annuelle des Nations unies, soulignant qu'il a invité la communauté internationale à considérer l'Afrique comme un partenaire d'investissement plutôt qu’un continent qui a besoin de charité, dans le cadre des efforts mondiaux pour se remettre de la pandémie de Covid-19.

"Nous devons procéder à des changements structurels concertés qui permettront une augmentation significative des investissements et des transferts de technologie, et non par charité", a dit le président Kenyan dans un discours pré-enregistré, ajoutant qu’une Afrique en développement rapide offrira au monde entier le bénéfice de son dividende démographique de la jeunesse et de vastes opportunités économiques.

M. Kenyatta a également déclaré que le monde devrait revoir ses politiques pour s'assurer qu'elles soient respectueuses de l'environnement, créent des emplois et encouragent l'innovation, dans le cadre des leçons de la pandémie, rapporte la publication.

En Ethiopie, +THE ETHIOPIAN HERALD+ s'intéresse à la formation du prochain gouvernement prévue début octobre en relevant que l’exécutif issu des élections de juin dernier est appelé à œuvrer pour construire une économie forte et plus saine à même de garantir la croissance du pays.

«Construire une économie plus forte et plus saine est important pour créer une véritable démocratie », écrit le journal, relevant que de la même manière, une démocratie stable peut conduire à créer une économie forte et saine.

Citant des experts, le quotidien note que le nouveau gouvernement devra assurer la stabilité politique du pays qui conduira à édifier une économie forte.

L’exécutif éthiopien est appelé aussi à développer le secteur agricole qui représente 40 pc du PIB à travers l’utilisation des techniques modernes, ainsi que le secteur manufacturier pour booster les exportations et réduire le déficit commercial tout en tirant parti des récentes privatisations des entreprises publiques, souligne le journal.

Attirer les investissements directs étrangers et exploiter les opportunités de l'industrie manufacturière sont également les domaines prioritaires du gouvernement, note le journal.

Revenant sur le conflit au Tigray, +FANA BC+ reprend les témoignages et des survivants et des proches de victimes du massacre de Raya Kobo perpétré par «les terroristes du front de libération du peuple du Tigray (TPLF) ».

Les survivants ont affirmé que « les forces hors-la-loi du TPLF » ont massacré des paysans et tué des civils de maison à maison pendant des jours consécutifs, relève le média éthiopien.