Revue de la presse quotidienne internationale africaine du 31/08/2021

Publié le Mardi 31 Août 2021 à 12:29 | MAP


​Kigali - L'enquête sur le rôle d'Agathe Habyarimana dans le génocide de 1994, le Championnat d'Afrique masculin de basketball au Rwanda et la détection du nouveau variant du coronavirus C.1.2 en Afrique du Sud sont les principaux sujets qui retiennent l’attention de la presse africaine parue mardi.


Au Rwanda, le quotidien +The New Times+ s’arrête sur le dossier d'Agathe Habyarimana, veuve de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana soupçonnée d'être impliquée dans le génocide de 1994 au Rwanda, indiquant que la cour d'appel de Paris a jugé lundi "irrecevable" la demande de non-lieu d'Agathe Habyarimana.

Cette requête a été jugée irrecevable pour des questions de forme, précise le journal, notant que la veuve de Juvénal Habyarimana est visée depuis 2008 par une enquête en France sur son rôle lors du génocide, initiée par une plainte du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR).

Selon la publication, Agathe Habyarimana était la principale dirigeante de l'"akazu", le premier cercle du pouvoir hutu qui a planifié et orchestré le génocide contre les Tutsi, pendant lequel plus d’un million de personnes ont été tuées.

En sport, +KT Press+ rapporte que le Rwanda a été disqualifié du Championnat d'Afrique masculin de basketball (Afrobasket 2021) après sa défaite «surprise» en barrages contre l’équipe guinéenne (72-68), lundi à Kigali.

La journée de lundi a été marquée par la qualification de l’Angola et la Guinée pour le prochain tour, indique le journal, ajoutant que les deux équipes rejoignent le Cap-Vert, la Côte d'Ivoire, le Sénégal et la Tunisie qui se sont automatiquement qualifiés pour les quarts de finale en tant que vainqueurs de leurs groupes.

En Afrique du Sud, +Eyewitness News+ revient sur le récent assassinat d’un témoin clé dans une affaire de corruption, notant que le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a souligné que cet incident prouve que le pays fait face à «des enjeux très élevés» dans sa lutte contre le fléau de la corruption qui ronge le pays.

Mme Babita Deokaran, responsable au sein du département de la Santé de la province de Gauteng, qui a été abattue la semaine dernière devant son domicile dans la ville de Johannesburg, a été l’un des témoins importants dans une enquête relative à un appel d'offres de 300 millions de rands (20 millions de dollars) pour l’achat des Equipements de protection individuelle (EPI) destinés au personnel de la santé, précise le journal.

Selon Ramaphosa, poursuit-il, malgré une législation qui assure la protection des témoins et les mesures prises par le ministère de la Justice et des Services correctionnels en faveur de cette catégorie, le pays devait revoir ses processus en la matière.

Pour sa part, +SA News+ fait savoir qu'une étude publiée par l'Institut sud-africain des maladies transmissibles et la Plate-forme de recherche, d'innovation et de séquençage au KwaZulu-Natal (Krisp), révèle que le nouveau variant du coronavirus baptisé C.1.2 a été détecté en Afrique du Sud.

Les chercheurs, qui ont mené cette étude, craignent que ce nouveau variant d'intérêt (VOI) du SRAS-CoV-2 soit caractérisé par une transmissibilité accrue, une résistance à la neutralisation et une gravité de la maladie associée, signale la publication.

Elle précise que cette lignée a été identifiée pour la première fois en mai 2021 et a évolué à partir de C.1, l'une des lignées qui ont dominé la première vague d'infections au SRAS-CoV-2 en Afrique du Sud et ont été détectées pour la dernière fois en janvier 2021.