Revue de la presse quotidienne internationale africaine

MAP - Publié le Lundi 21 Décembre 2020 à 11:12



Dakar - Nombre de sujets attirent l'attention de la presse africaine parue lundi, notamment le dialogue national au Sénégal, le projet de révision de la Constitution au Gabon, la xénophobie en Afrique du Sud, le Sommet extraordinaire des pays de l'Autorité intergouvernementale pour le Développement et le vaccin contre le Covid-19 au Kenya.


Au Sénégal, le dialogue national et la situation épidémiologique dominent l'actualité traitée par la presse locale. 

La main tendue du président de la République pour le dialogue, depuis son avènement à la magistrature suprême en 2012, a bien fini de susciter interrogations et suspicions chez bien des acteurs de la scène politique, écrit +Sud Quotidien+ sous le titre : « Quand Macky Sall berne son monde ! ».

Pour cause, relève la publication, la conséquente des divers temps du dialogue national lancé par Macky Sall, depuis lors, semblent plus favoriser le maître du jeu que les autres parties prenantes.

Sur le même registre, +Le Soleil+ publie le long rapport d’activités du Président du Comité de pilotage du dialogue national (CPDN), Famara Ibrahima Sagna, adressé le 31 octobre 2020 au chef de l’Etat, avant la suspension des activités du Comité en raison de la Covid-19.

Abordant la situation épidémiologique, +L’Observateur+ souligne que « l’Etat est sur le qui-vive » après le bilan de 8 morts enregistré durant le week-end.

Manque de lits de réanimation, déficit de personnel soignant, hausse du nombre de morts et des contaminations. Face à la montée de la seconde vague, le ministre de la santé, Abdoulaye Diouf Sarr, a convoqué une réunion d’urgence avec tous les chefs de structures intervenant dans la lutte contre la Covid-19, rapporte le journal.

Au Gabon, le projet de révision de la Constitution focalise toujours l'attention de la presse locale. A cet égard, +l’Union+ titre "Constitution : ce qui va changer". Il écrit que plusieurs dispositions de la Constitution vont être soumises à révision, citant dans ce sens les principales nouveautés telles un collège à la tête du pays en cas de vacance de la présidence de la République ou d’empêchement définitif de son titulaire, des travaux parlementaires en une session unique par an, des Sénateurs nommés pour partie par le président de la République.

Et d’expliquer que cette révision sera opérée probablement par voie parlementaire, selon un calendrier qui reste à définir.

Sur le même sujet, +Gabon Matin+ titre "Révision constitutionnelle : interprétations". Il indique qu’un collège composé du président du Sénat et celui de l’Assemblée nationale et du ministre de la défense assurera l’intérim du président de la République en cas d’empêchement temporaire ou définitif.

Pour la publication, cette disposition, comme tant d’autres contenus dans le projet de révision de la Constitution, et visant à combler les vides et lacunes juridiques n’est pas passée inaperçue aux yeux de l’opinion, suscitant diverses supputations et interprétations.

En Afrique du Sud, +Sunday Independent+ indique que le manque de surveillance aux frontières avec le Mozambique constitue un risque pour la santé des sud-africains dans un contexte marqué par une seconde vague de la pandémie de la Covid-19.

Les frontières poreuses qui séparent les deux pays sont connues par toutes sortes de crimes et d'activités illégales, précise le journal, notant que les populations vivant à l'extrême nord de la province du KwaZulu-Natal ont fait part de leurs inquiétudes, car selon eux un grand nombre d'étrangers ont été repérés en train de traverser illégalement la rivière Usuthu, transportant des marchandises illicites, qui sont vendues à travers le pays. 

Le gouvernement, qui a imposé récemment une série de restrictions pour limiter la propagation de la deuxième vague du coronavirus, a également mis en place des barrières au long de sa frontières avec le Zimbabwe, mais ses efforts sont restés vains, relève la publication.

Pour sa part, +The South African+ écrit que le chômage élevé avec un taux jamais atteint depuis plus de 17 ans, ainsi qu'une économie qui tourne au ralenti, même avant la crise du coronavirus, sont des facteurs qui ont réveillé un vieux démon social dans ce pays d'Afrique australe : la xénophobie.

Des groupes anti-immigrés ont organisé des manifestations ces derniers mois à Johannesburg, la plus grande ville du pays, et dans la capitale Pretoria, exigeant la déportation massive des étrangers, souligne le portail, rappelant que depuis la fin de l’apartheid en 1994, l’économie la plus développée d’Afrique attire des migrants en provenance du continent et d'ailleurs.

Au Rwanda, le quotidien +The New Times+ écrit que les ministres de la Défense de pays d'Afrique de l'Est ont décidé, ce weekend, d'élargir leur force commune de réaction rapide en accueillant une force de réserve du Soudan.

Avec cet ajout, indique la publication, la taille de la Force est-africaine en attente (EASF), dont le mandat est de renforcer la paix et la sécurité dans la région, va passer de 6.000 à 7.000 personnels.

L'EASF, qui se compose de composantes militaires, policières et civiles, a été créée pour fournir une capacité de déploiement rapide afin d'effectuer des déploiements préventifs, des interventions rapides, des opérations de soutien de la paix et de stabilité, ainsi que des opérations pour rétablir la paix, note le média.

Sur un autre registre, +RNA+ rapporte que le président rwandais, Paul Kagame, a adressé un message de félicitations à M. Roch Marc Christian Kaboré, suite à sa réélection à la présidence de la République du Burkina Faso.

Dans ce message, indique le journal électronique, le président Kagame a exprimé ses félicitations à M. Kaboré en faisant également part de sa volonté de « renforcer davantage nos bonnes relations et notre coopération dans l’intérêt mutuel de nos peuples».

En Ethiopie, +FANA BC+ revient sur le Sommet extraordinaire des pays de l'Autorité intergouvernementale pour le Développement (IGAD) tenue dimanche à Djibouti avec la participation du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed.

Le média rapporte que le Premier ministre a exprimé sa profonde gratitude aux dirigeants de l'IGAD pour leur soutien à l'Ethiopie dans son opération militaire menée pour rétablir la loi et l'ordre constitutionnel dans l’Etat régional du Tigray.

En marge du sommet, Abiy Ahmed a rencontré son homologue soudanais Abdalla Hamdok qui ont discuté des questions bilatérales dans le cadre du suivi de leur dernière réunion à Addis-Abeba, ajoute le média.

Le Premier ministre a également eu des rencontres avec la vice-présidente sud-soudanaise, Rebecca Nyandeng De Mabior, le président de la République fédérale de Somalie, Mohamed Abdullahi Mohamed Farmaajo et le président kényan Uhuru Kenyatta.

Côté fait divers, +ETHIOPIAN MONITOR+ rapporte que trois enfants ont été tués et cinq autres blessés par l'explosion dimanche d'une grenade abandonnée dans un terrain vague dans la capitale Addis-Abeba.

Le média éthiopien souligne qu’une enquête est en cours pour déterminer les circonstances de cette explosion.

«A ce jour, la police qui a agi sur information de la population, a réussi à saisir à Addis-Abeba, un grand nombre d'armes abandonnées, dont 25 grenades à main, 5 bombes et 11 fusils AKA munis de balles », relève le média.

Au Kenya, le journal +The Star+ se fait l'écho de la déclaration faite par le gouvernement à propos du vaccin contre le Covid-19 qui doit commencer à être administré à la population au début de l'année prochaine.

L'annonce est intervenue alors que le nombre de morts de Covid-19 dans le pays a atteint 1639 dimanche après que six autres patients aient succombé à la maladie, note la publication, ajoutant que le Kenya a opté pour le vaccin Oxford parce qu'il peut être stocké facilement, le ministère de la Santé déclarant que ce sera l'un des vaccins de première ligne qui sera utilisé dans le pays.

Les essais cliniques pour les vaccins sont toujours en cours au Kilifi Kemri Wellcome Trust, les équipes en charge affirmant que les données initiales ont donné de bons résultats, souligne +The Star+.

"Le type de vaccin que nous recherchons répond à quatre paramètres : Il devrait d'un vaccin facilement transportable, pré-qualifié par l'OMS, rentable et qui s'intègre dans notre système de refroidissement existant de 2 à 8 degrés", a déclaré le directeur général par intérim de la Santé, Patrick Amoth, cité par le journal.

Le gouvernement investira ensuite 10 milliards de shillings (environ 100 millions de dollars) pour acheter 12 millions de doses supplémentaires pour couvrir 10% de la population, ajoute la publication. 

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