Marocafrik : Bulletin d'information maroco-africain

Revue de la presse quotidienne internationale africaine


MAP - le Lundi 28 Décembre 2020 à 12:51 |

           

Dakar - La situation épidémiologique au Sénégal et en Afrique du Sud, l'impact économique du coronavirus au Kenya, le remplaçant du Franc CFA et l’élection d’un nouveau maire de Libreville au Gabon sont les principaux sujets abordés par la presse africaine parue lundi.


Au Sénégal, la situation épidémiologique et d'autres sujets d’actualité locale meublent les colonnes des journaux de la place.

« Covid-19 : les chiffres de la peur », titre +L’Observateur+ dans un article consacré à une étude comparative des deux vagues du coronavirus.

Entre la première et la deuxième vague de contamination à la maladie à coronavirus, il y’a beaucoup de différences, écrit la publication, faisant état notamment de la disparité dans les mesures restrictives émanant de l’autorité, mais aussi dans la vitesse de propagation du virus.

Pour +Le Soleil+, « Les mesures barrières restent l’arme contre la mutation du virus ».

Une éventuelle mutation du nouveau coronavirus pourrait remettre en cause l’efficacité des tests, des traitements voire des vaccins, estime le chef de service de parasitologie et mycologie de la faculté de médecine de l’université Cheikh Anta Diop de Dakar, Pr Daouda Ndiaye, cité par le journal, insistant sur le respect strict des mesures barrières.

Sur un autre registre, les journaux de la place reviennent sur le décès, samedi, de Seyda Mariama Niass, fille de Baye Niass, surnommée Khadimatoul kourane (la serviteuse du Coran) pour son engagement dans l'enseignement du Coran.

Au Rwanda, le quotidien +The New Times+ écrit que le contingent rwandais de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) sont en état d'alerte avec le début dimanche des élections présidentielle et législatives dans ce pays qui fait face à une offensive de groupes rebelles.

Dans la ville de Bria, des coups de feu visant à semer la panique dans la population ont été signalés près de tous les centres de vote, note le journal qui ajoute que des patrouilles de la MINUSCA, dont le Rwanda est l'un des principaux contributeurs, ont été déployés partout dans la ville centrafricaine afin de contrer les groupes armés.

Son confrère +RNA+ rapporte que quelque 2159 personnes ont été arrêtées le jour de Noël pour non-respect de l’état d’urgence et des mesures de prévention mises en place pour lutter contre la pandémie de Covid-19.

Le journal, qui cite le porte-parole de la police, indique que plus de 57 véhicules (voitures, motos) ont été saisis pour flagrant délit de violation du couvre-feu, précisant que 29 restaurants ont été aussi pénalisés pour non-respect du protocole sanitaire instauré par les autorités.

Au Gabon, +l'Union+ s’intéresse à l’élection du nouveau maire de Libreville. Titrant "Libreville : Qui comme maire", il écrit que c’est la veillée d’armes à l’Hôtel de ville de Libreville, expliquant que l’intérim assuré, à la suite de l’incarcération du titulaire du poste Leandre Nzue, par le premier adjoint au maire est arrivé à expiration, les conseillers municipaux élisent demain le nouvel édile de la capitale.

Un scrutin, ajoute la publication, aux multiples enjeux avec pour principal arbitre le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) qui détient la majorité au sein du conseil municipal.

Abordant le projet de révision de la Constitution, +Gabonreview+ indique que le Congrès du Parlement se réunira le 29 décembre, à la veille de clôture de la session parlementaire, pour donner le quitus final au projet de loi portant révision de la Constitution.

Et d’expliquer que le parti au pouvoir étant majoritaire dans les deux chambres du Parlement, nul doute que le texte soit adopté en congrès moins d’une semaine après qu’il eut été soumis aux parlementaires pour examen.

En Côte d'Ivoire, +Frat Mat+ titre "L'Eco, le remplaçant du Franc CFA en Afrique encore aux abonnés absents", écrivant que la nouvelle monnaie devait entrer en circulation cette année et mettre fin au Franc CFA en vigueur depuis 75 ans (..) mais alors que 2020 s'achève, le franc CFA règne toujours en maître en Afrique de l'ouest.

"Pourquoi ? "Ce qui bloque, c'est un problème purement politique : il y a des dissensions entre les dirigeants d'Afrique francophone", estime la publication, citant un économiste franco-ivoirien.

Et de rappeler qu'il y a un an, les présidents français et ivoirien Emmanuel Macron et Alassane Ouattara annonçaient la fin d'un des derniers vestiges de la "Françafrique", le Franc CFA en l'occurrence.

Sur un autre registre, +Sika Finances+ fait savoir que la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé une subvention de 7 millions de dollars, soit 3,76 milliards FCFA, pour la promotion des mini-réseaux renouvelables en Afrique.

Cette subvention, peut-on lire, sera destinée au programme d'accélération du marché des mini-réseaux en Afrique (AMAP) qui vise à accroître les investissements privés dans le secteur des mini-réseaux sur le continent africain et à améliorer les solutions de réduction des risques financiers. 

En Ethiopie, +FANA BC+ s'intéresse aux rencontres de l'administration provisoire mise en place à la tête de l'Etat régional du Tigray avec des jeunes de Mekelle, capitale de l’Etat régional.

Le média rapporte que les participants ont soulevé les pressions que le Front de libération du peuple du Tigray (TPLF) avait exercées sur eux, tout en déplorant notamment le favoritisme et le manque de liberté d'expression dans la région.

Tirant les leçons des erreurs du passé, l'administration intérimaire s'est engagée à travailler avec les jeunes et à lutter contre toutes les pratiques qui avaient été imposées par le TPLF, relève le média.

La victoire au Tigray est plus importante pour l'unité, la paix et le développement de l'Ethiopie et de l'Etat régional, ajoute le média qui cite le responsable de l’administration provisoire.

Sur un autre registre, +THE ETHIOPIAN HERALD+ revient sur le massacre perpétré mardi dernier par des hommes armés dans une localité de l’Etat régional éthiopien Benishangul-Gumuz qui a fait 207 morts, en rapportant que plus de 100 000 personnes ont fui la localité et ont trouvé refuge dans les villes avoisinantes.

En Afrique du Sud, +Business Tech+ indique que le Conseil de commandement national contre le coronavirus (NCCC) devrait se réunir au cours de cette semaine, dans un contexte marqué par une hausse rapide des infections à la Covid-19 dans le pays, dépassant la barre de 1 million de cas confirmés.

Samedi, l'Afrique du Sud a enregistré un total de 994.911 cas de Covid-19, après deux augmentations record de plus de 14.000 cas jeudi et vendredi derniers, rappelle le journal, notant que cette augmentation rapide est due notamment aux rassemblements qui ont eu lieu au cours de la saison des fêtes, ainsi qu'à la nouvelle variante plus contagieuse du virus qui a été découverte en Afrique du Sud.

De son côté, +City Press+ indique que le corps soignant et les responsables hospitaliers en Afrique du Sud ont tiré la sonnette d'alarme durant les derniers jours, faisant part de leurs inquiétudes face à la pression croissante exercée sur les médecins et les infirmiers, alors que les lits des hôpitaux se remplissent rapidement.

Plus tôt cette semaine, le ministre de la Santé, Zweli Mkhize, avait mis en garde que le virus continuait de se propager de manière exponentielle, plus rapidement encore que durant la première vague, écrit le quotidien.

Ainsi, poursuit-il, le gouvernement devra faire face à une décision difficile car il doit trouver un équilibre entre la lutte contre la propagation du virus, d'une part, et la préservation des sources de revenus des Sud-Africains qui sont déjà fragilisés par la première vague.

Au Kenya, le journal +The Star+ s'intéresse aux mouvements de la population durant cette fin d'année en soulignant qu'un grand nombre de Kényans qui voyagent dans le pays pour Noël et le Nouvel An ne sont pas sûrs de leur retour.

Contrairement à d'autres années où les voyageurs réservaient des billets aller-retour, seuls quelques-uns ont opté pour ce choix, écrit le journal en expliquant cette tendance par les pertes d'emplois et les faibles perspectives commerciales observées cette année alors que la pandémie de Covid-19 continue de ravager l'économie.

En septembre dernier, rappelle la publication, le Bureau national des statistiques du Kenya estimait qu'environ 1,7 million de personnes, principalement dans la capitale Nairobi, avaient été licenciées en raison de la pandémie, les entreprises et les industries ayant choisi de réduire les coûts opérationnels pour survivre.

Cependant, les données de l'Alliance du secteur privé du Kenya placent les pertes d'emplois à plus de 5,9 millions depuis que le premier cas de Covid-19 a été signalé dans le pays, en mars.

«Les gens partent, mais il semble que la plupart d'entre eux n'ont aucun plan de retour selon nos tendances de réservation. Cependant, nous pensons qu'ils reviendront après les festivités», a déclaré le directeur général d'une compagnie de transport, cité par le journal. 




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