Revue de la presse quotidienne internationale africaine

MAP - Publié le Mardi 5 Janvier 2021 à 12:42



Dakar - Le financement des partis politiques au Sénégal, les législatives en Côte d'Ivoire, le débat sur le déploiement du vaccin contre le coronavirus en Afrique du Sud, la réouverture des écoles au Kenya et la question de l’endettement au Gabon sont les principaux sujets évoqués par la presse africaine parue mardi.


Au Sénégal, le financement des partis politiques, la gestion de l'eau et autres sujets meublent les colonnes de la presse locale.

Sous le titre « Financement des partis : les péchés de Diouf, Wade et Macky », +WalfQuotidien+ souligne qu’au Sénégal, depuis la présidence Abdou Diouf, les différents régimes qui se sont succédé aux responsabilités ont essayé de régler le problème de financement des partis à moitié ou de se complaire de l’existant, sans ajouter ou retrancher une virgule.

« Si la loi de 1981, modifiée en 1989, a ébauché un contrôle étatique des finances des partis qui restent des associations, il reste qu’il y’a comme une loi tacite qui réduit pouvoir et opposition au silence », écrit la publication.

Sur un autre registre, +Sud Quotidien+ se penche sur la gestion de l’eau en milieu rural.

La gestion des forages dans le monde rural confiée à des entreprises privées délégataires du service public est source de problèmes. Elle doit être évaluée avant la poursuite du processus de sa mise en œuvre, écrit le journal.

Le quotidien +Le Soleil+ consacre sa Une à l’annonce d’un entretien avec Ségolène Royal, ancienne ministre française de l’environnement, où elle affirme notamment que « le Sénégal fait partie des pays qui ont le mieux géré la pandémie » du Coronavirus.

En Côte d'Ivoire, "Abidjan Net" rapporte que le Front populaire ivoirien (FPI, opposition), le parti fondé par Laurent Gbagbo, a réaffirmé dimanche sa participation aux élections législatives de mars 2021, au terme d'une réunion de son Comité central tenue en décembre 2020.

Le journal rappelle que les élections législatives ont été fixées au 6 mars 2021 et que l'ouverture du dépôt des dossiers de candidatures débute le 4 janvier pour s'achever le 20 janvier 2021, un délai jugé "relativement court" par des organisations de la société civile.

Sur un autre registre, "Sika Finances" fait savoir qu'à fin septembre 2020, les crédits accordés par le secteur bancaire aux économies (secteur privé et administration publique) dans l'espace UMOA (Union monétaire ouest-africaine) ont augmenté de + 3 674,1 milliards FCFA (ou +11,8%) à un peu plus de 34 839 milliards FCFA, selon les chiffres officiels de la Banque centrale.

Cette évolution a été essentiellement imprimée par la hausse de + 2 788,9 milliards FCFA (ou +32%) des créances nettes sur les Etats (administrations publiques centrales), précise la publication.

Au Rwanda, les quotidiens locaux se font l'écho ce mardi des nouvelles restrictions imposées par le gouvernement pour freiner la propagation de la Covid-19

Le quotidien +The New Times+ écrit que le Conseil du gouvernement, réuni lundi sous la présidence du premier ministre Edouard Ngirente, a décidé de prolonger de deux semaines le couvre-feu nocturne tout en interdisant les déplacements interprovinciaux.

Citant un communiqué publié par la primature au terme du Conseil, le journal indique que le gouvernement a également décidé d'interdire les cérémonies religieuses, les fêtes de mariage ainsi que les meetings et conférences.

Son confrère +KT Press+ souligne que les nouvelles restrictions interviennent après une flambée sans précédents des cas de contamination au coronavirus, notant que la moitié des décès enregistrés dans le pays depuis le début de la pandémie ont été signalés au cours du mois de décembre.

En Afrique du Sud, +Sunday Independent+ indique que le plan de déploiement du vaccin contre la Covid-19 dévoilé par le ministre de la Santé, Zweli Mkhize durant ce week-end, a été pointé du doigt comme étant très peu détaillé et ambigu sur plusieurs points importants.

Citant le Congrès des syndicats sud-africains (Cosatu) et le Syndicat national des travailleurs de l'éducation et de la santé (Nehawu), le journal écrit que le gouvernement est en léthargie alors que le pays est confronté à une pandémie mortelle qui a tué des millions de personnes à travers le monde, notant qu'il aurait dû entamer très tôt les négociations avec les fabricants de vaccins.

En raison du retard pris dans le démarrage des négociations avec les fabricants de médicaments et de la participation à la plateforme de Covax, l'Afrique du Sud n'a pas d'autre choix que d'attendre, tandis que d'autres pays ont déjà commencé leurs campagnes de vaccination, ajoute le journal.

Dans un autre registre, +Eyewitness News+ souligne que les profondes divisions au sein du parti du Congrès national africain (ANC, au pouvoir) et le manque de compétences technique dans la fonction publique sont deux obstacles qui doivent être surmontés afin de réussir les réformes urgentes nécessaires à la croissance économique du pays.

Revenant sur les propos de l'économiste Iraj Abedian, fondateur et directeur général de Pan-African Investment and Research Services, le portail écrit que «les ministres ne sont pas concentrés sur leurs portefeuilles et dépensent plutôt leur énergie sur la question de savoir si leur faction prendra le dessus sur le plan politique».

En Ethiopie, +ADDIS STANDARD+ rapporte que la réunion virtuelle des ministres de l'eau de l'Ethiopie, de l'Egypte et du Soudan prévue lundi n'a pas eu lieu, la délégation soudanaise ayant boycotté ce round.

La délégation soudanaise a affirmé n’avoir reçu aucune réponse à sa demande de tenir une réunion bilatérale avec les experts et les observateurs de l’Union africaine, relève le média.

Cette réunion devait faire le point sur les questions convenues et en suspens, souligne le média, notant que le ministère éthiopien de l'Eau, de l'Irrigation et de l'Energie a notifié ce développement au président du Conseil exécutif de l'Union africaine.

Sur le plan économique, +FANA BC+ reproduit un entretien avec la Commissaire de la Commission de la planification et de développement d’Ethiopie, Fitsum Assefa, consacré au nouveau plan décennal devant faire de l'Ethiopie un phare africain de prospérité à l’horizon 2030.

Pour ce faire, l’économie du pays devra réaliser une croissance moyenne annuelle de 10 pc sur les dix années du plan, souligne la responsable éthiopienne citée par le média.

L'Ethiopie, conformément au plan décennal, devra réduire de moitié la pauvreté et enregistrer un PIB par habitant de 2 200 dollars et se positionner parmi les pays à revenu intermédiaire doublant le PIB par habitant actuel, a notamment expliqué Mme Fitsum.

Au Kenya, les principaux quotidiens ont consacré leurs commentaires à la réouverture lundi des écoles, sur fond d'anxiété à la fois des parents qui ont peur du non-respect de la distanciation sociale et aussi des élèves qui reviennent sur les bancs après une longue pause ayant duré depuis mars de l'année dernière.

Le journal "The Standard" écrit, à ce propos que certains élèves portant l'uniforme des écoles vers lesquelles ils espéraient être transférés ont été renvoyés chez eux car les établissements étaient pleins.

La publication fait état aussi du profit tiré de cette nouvelle situation par les moyens de transport public qui ont augmenté leurs tarifs de 100 shillings à 200 shillings (entre 1 et 2 dollars) par rapport aux tarifs appliqués avant Noël. 

"Nous comprenons que de nombreux parents n'ont pas d'argent en raison des effets de Covid-19 et nous avons légèrement augmenté les tarifs en raison de la règle de distance sociale qui nous oblige à transporter moins de passagers", a expliqué un responsable d'une compagnie de transport, cité par le journal.

Pour sa part, le quotidien "The Star" relève la grande difficulté jonchée de risques que de jeunes écoliers éprouvent chaque jour pour arriver à leurs écoles. "Certains ont dû pagayer pour se rendre à l'école en canoë, bravant les crocodiles dans le lac Baringo inondé", souligne la publication, ajoutant que de nombreuses écoles du milieu rural notamment étaient encombrées mettant en péril la santé des enfants et des enseignants, le respect de la distanciation sociale étant impossible à respecter.

Au Gabon, +Medias241+ s'intéresse à l’endettement du pays. Il écrit que le Gabon envisage se désendetter à hauteur de 70% du PIB, précisant que cette annonce a été faite par le Président de la République Ali Bongo Ondimba lors du traditionnel discours à la nation du 31 décembre.

"La crise de la Covid-19 a poussé nos Etats, tous les Etats, à recourir de manière exceptionnelle à l’emprunt. Ce fut une parenthèse. En 2021, le Gabon qui jouit d’une solide réputation de solvabilité, entend ramener son taux d’endettement sous la barre des 70% du PIB", a indiqué le président gabonais, cité par le média.

Sur un autre registre, le site d’information +Gabonmediatime+ relève que si le contexte économique mondial marqué par une forte atonie de la demande et l’imposition de quotas par l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), a fortement réduit les principaux indicateurs du secteur pétrolier gabonais, certains indicateurs ont néanmoins été bonifiés.

Dans ce sens, il souligne que c’est le cas de l’impôt sur les sociétés pétrolières au Gabon qui affiche à fin septembre 2020, une hausse de 60,7% à 158,9 milliards de FCFA. 

Le Fil | Bulletins | Mafrik | MAG | Religion | Tribune