Revue de la presse quotidienne internationale africaine

Publié le Mercredi 27 Janvier 2021 à 11:51 | MAP


Dakar - Le prolongement du couvre-feu décrété dans les régions de Dakar et Thiès au Sénégal, le différend frontalier entre l'Ethiopie et le Soudan, le déploiement du vaccin anti-Covid en Afrique du Sud et les sénatoriales au Gabon sont les principaux sujets abordés par la presse africaine parue mercredi.


Au Sénégal, le prolongement du couvre-feu décrété dans les régions de Dakar et Thiès et la situation épidémiologique dans le pays dominent l'actualité abordée par la presse locale.

Le couvre-feu décrété, le 5 janvier, dans les régions de Dakar et Thiès (Ouest) dans le cadre de la lutte contre la propagation de la Covid-19, restera en vigueur jusqu’au 20 février prochain, a annoncé mardi le ministre sénégalais de l’Intérieur, Antoine Felix Abdoulaye Diome,

"Le président de la République a proclamé l’état de catastrophe sanitaire dans les régions de Dakar et de Thiès, afin de réduire la propagation de la Covid-19. En application de cette décision, le ministre de l’Intérieur informe les populations des mesures en vigueur dans ces deux régions jusqu’au 20 février", écrit le quotidien +Le Soleil+ citant un communiqué du ministère de l’intérieur.

Ce n’est pas pour bientôt la fin du couvre-feu pour les régions de Dakar et Thiès, les plus touchées par la crise sanitaire, écrit +WalfQuotidien+, alors que +Sud Quotidien+ évoque, à ce sujet, la « controverse » autour de l’application de la loi modifiant l’état d’urgence et l’état de siège.

Dans le même registre, +L’Observateur+ relève que depuis l’annonce de la mutation de la Covid-19, les populations ne cessent de craindre une refermeture des écoles, soulignant que pour des chefs d’établissements, l’urgence de fermer à nouveau les classes ne se présente pas pour le moment.

Au Rwanda, le quotidien +The New Times+ rapporte que la Haute Cour rwandaise pour les crimes internationaux et transfrontaliers a reporté au 17 février le procès de 20 présumés terroristes liés au groupe rebelle dénommé Mouvement rwandais pour le changement démocratique (MRCD-Ubumwe).

Le journal, qui cite le porte-parole du pouvoir judiciaire Harisson Mutabazi, indique que le procès a été reporté en raison des nouvelles restrictions imposées face à la pandémie de la Covid-19, expliquant qu'aucun des accusés n'a pu rencontrer leurs avocats respectifs.

Ce procès implique notamment Paul Rusesabagina, figure politique de la milice MRCD et héros déchu du film "Hôtel Rwanda", ainsi que les porte-paroles successifs du groupe rebelle Callixte Nsabimana et Herman Nsengimana, ajoute la publication.

Sur un autre sujet, +KT Press+ indique que le ministre rwandais de la Justice et procureur général de la République, Johnston Busingye, a réfuté les allégations selon lesquelles le Rwanda utilise des centres de détention « non officiels » pour emprisonner et torturer des détenus.

« Ces allégations, politiquement motivées, visent à ternir l'image du gouvernement », a insisté le responsable qui présentait son rapport au groupe de travail sur l'Examen Périodique Universel (EPU) du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies.

En Ethiopie, +THE ETHIOPIAN HERALD+ rapporte que le gouvernement éthiopien a officiellement invité la communauté internationale pour observer de près la situation dans l'Etat régional du Tigray.

Citant le porte-parole du ministère éthiopien des Affaires étrangères, le journal souligne que la communauté internationale est la bienvenue pour s'enquérir de près de la situation au Tigray dans le cadre des activités humanitaires et de réhabilitation.

Les autorités éthiopiennes en collaboration avec les agences de secours, acheminent toute l’aide nécessaire aux personnes nécessiteuses dans la région, ajoute le quotidien.

Revenant, par ailleurs, sur le différend frontalier entre l’Ethiopie et le Soudan, le journal relève que le gouvernement éthiopien a exigé le retrait de l’armée soudanaise de la zone contestée avant toute négociation.

Côté humanitaire, +FANA BC+ écrit que la ministre éthiopienne de la Paix, Muferihat Kamil, a eu des entretiens avec le Coordonnateur résident des Nations Unies en Ethiopie, Catherine Sozi, axés sur l'aide humanitaire en cours dans l'Etat régional du Tigray.

En Afrique du Sud, +Eyewitness News+ indique que le gouvernement se prépare à déployer le vaccin contre la Covid-19 dès la semaine prochaine, alors que la question critique du financement n'est toujours pas tranchée.

Citant la directrice exécutive du Centre pour le développement et les entreprises, Anne Bernstein, le journal indique que «si le pays doit emprunter, alors qu'il en soit ainsi, car la vaccination de la population est la première étape la plus importante pour relancer la croissance, et par conséquent réduire la dette».

Les effets du confinement et les perturbations de l'activité économique seraient bien pires que d'emprunter de l'argent, même si le pays fait déjà face à une crise de la dette, a expliqué Mme Bernstein.

Pour sa part, +MoneyWeb+ indique que les départements du Tourisme et du Développement des petites entreprises ont lancé le Fonds d'équité touristique (TEF) doté d'un montant de l'ordre de 1,2 milliard de rands, en vue de renforcer la transformation au sein du secteur du tourisme et de l'hôtellerie en difficulté en Afrique du Sud.

Au Gabon, +L'Union+ s’intéresse aux sénatoriales. Titrant "Une campagne à part", il écrit que nature du scrutin, réservé à une poignée (grands électeurs), absence générale de suspense, contexte de Covid-19 : la campagne en vue des élections sénatoriales de samedi, qui s’est ouverte la nuit dernière à 0 heure, ne devrait pas passionner les foules.

Et d’ajouter qu’au reste, le Parti démocratique gabonais (PDG), grandissime favori, n’aura pas spécialement besoin d’en faire dans 22 circonscriptions (sur les 52 en jeu) où ses candidats sont seuls en lice.

Sur le même sujet, +Matin Equatorial+ indique que la liste définitive des candidatures officielles des sénatoriales des 30 janvier et 6 février prochain a été rendu publique par le centre gabonais des élections (CGE), notant qu’elle comprend 89 candidats issus de 17 partis politiques de tous bords.