Revue de la presse quotidienne internationale africaine

Publié le Mercredi 12 Mai 2021 à 13:57 | MAP


Dakar - Les prochaines élections locales au Sénégal, la volonté du Gabon d'intégrer le Commonwealth, le déficit d'énergie électrique en Côte d'Ivoire, la coopération entre le Kenya et la RDC, la situation des réfugiés au Rwanda et les développements sur la scène politique en Afrique du Sud sont les principaux sujets abordés par la presse africaine parue mercredi.


Au Sénégal, les réactions à l'annonce de la date des prochaines élections locales dominent les sujets traités par les journaux de la place qui abordent également d’autres actualités économiques et sociales locales.

La publication du décret portant fixation des élections territoriales le 23 janvier 2022 constitue, pour certains acteurs, une avancée majeure, écrit le quotidien +Le Soleil+, notant que l’opposition qui avait exigé leur organisation en décembre 2021 compte, pour sa part, poursuivre « la résistance ».

Sous le titre « La classe politique, à couteaux tirés ! », +Sud Quotidien+ souligne que la fixation de la date des élections locales au 23 janvier 2022 est diversement appréciée par la classe politique.

Si de côté du parti au pouvoir, l’Alliance pour la république (APR), et ses alliés de la majorité présidentielle, l’on applaudit des deux mains l’option du chef de l’Etat d’organiser ces joutes locales en fin janvier prochain, c’est tout à fait l’inverse du côté de l’opposition qui dénonce le manque de considération dans la prise de décision du gouvernement, l’absence de consensus au sein du dialogue politique comme le forcing du pouvoir en place, écrit la publication.

Pour +WalfQuotidien+, le président Macky Sall est loin de calmer le jeu en arrêtant la date des élections locales au 23 janvier 2022, soulignant que « l’opposition reste inflexible ».

Au Gabon, +l'Union+ s’intéresse à la volonté du pays d’intégrer Commonwealth. Il écrit qu’en séjour à Londres en Angleterre, le président gabonais, Ali Bongo Ondimba s’est entretenu avec le Secrétaire général du Commonwealth, Patricia Scotland au sujet d’une éventuelle adhésion du Gabon à cette organisation, notant que cette question a été déjà évoquée début mai à Libreville par les deux parties.

Sur un autre sujet, +Médias241+ indique que la campagne nationale de vaccination contre la covid-19 porte déjà ses fruits, notant que la courbe de contamination est en régression, a affirmé le ministre de la Santé Guy Patrick Obiang lundi, au cours d’une conférence de presse. 

Et de poursuivre que cela pourrait, selon le ministre, envisager une sortie de crise de cette deuxième vague vu le nombre de contaminations à la Covid-19 au Gabon a chuté passant d’une moyenne de 170 nouvelles contaminations par jour, à environ 70 nouveaux cas journaliers.

En Côte d'Ivoire, "Le Patriote" rapporte que le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a assuré que le Fonds monétaire international (FMI) est devenu aujourd’hui un filet de sécurité pour l’Afrique avec ses 28 milliards de dollars US déjà décaissés et les 620 millions de dollars US d’allègement de la dette. M. Ouattara a fait cette déclaration par visioconférence, aux festivités marquant les 60 ans de l’ouverture du département Afrique du FMI. Il a rappelé qu’il a fallu attendre les années 1990 avant que tous les pays africains ne soient représentés dans cette institution.

Alassane Ouattara a estimé que du chemin reste encore à faire pour améliorer la représentativité du continent africain au FMI.

Sur un autre registre, "Koaci" écrit que le directeur général adjoint de la Compagnie ivoirienne d'électricité (CIE), Mathias Kouassi, a dévoilé lundi les principes du "rationnement" et le début du programme des coupures d'électricité à travers le pays, confronté à un déficit d'énergie électrique. Chaque semaine, les tranches horaires seront alternées par zone, ce qui veut dire que si dans la première semaine, votre quartier est rationné de 6h à 12h, la semaine qui suit, vous constaterez chez vous que le rationnement de l’électricité se produit de 12h à 18 heures", a-t-il expliqué, cité par la publication.

Au Kenya, le journal "The Star" écrit que les hommes d'affaires congolais établis à Mombasa, deuxième grande ville du pays, ont salué les accords de commerce, de transport et de sécurité signés entre le Kenya et la RDC, lors de la récente visite de trois jours du Président Uhuru Kenyatta dans ce pays d’Afrique centrale.

Après une rencontre bilatérale entre le président Uhuru Kenyatta et son hôte Félix Tshisekedi, les deux pays ont signé un accord qui accorde à la RDC certains privilèges pour l'utilisation des installations kényanes, principalement le port de Mombasa, rappelle la publication, qui ajoute que le Kenya a également proposé d'ouvrir des avant-postes diplomatiques à Goma et Lubumbashi, dans l'est de la RDC, ce qui, selon le président Kenyatta, faciliterait les services consulaires pour les commerçants.

La RDC représente 7,2% du fret en transit via le port de Mombasa, souligne la publication, en précisant que les volumes commerciaux du Kenya avec la RDC sont évalués à environ 14 milliards de shillings, la majorité des marchandises transitant par l’est du Congo.

Il y a environ 100 hommes d'affaires congolais opérant au port de Mombasa, note le journal.

En Ethiopie, +THE ETHIOPIAN HERALD+ s'intéresse à la visite du président en exercice de l’Union africaine et président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, à Addis-Abeba et la rencontre qu’il a eue avec le Premier ministre Abiy Ahmed.

Le journal écrit que les deux parties ont longuement discuté de diverses questions d'actualité, notamment la question du grand barrage éthiopien la Renaissance et les relations entre l’Ethiopie et la République démocratique du Congo.

Côté bilatéral, le quotidien relève que la République démocratique du Congo a exprimé son vif intérêt pour la réouverture de son ambassade à Addis-Abeba dans le but de renforcer les liens historiques de longue date entre les deux pays.

Revenant sur la situation au Tigray, +FANA BC+ rapporte que le nouveau chef de l'administration intérimaire dans cet Etat régional éthiopien a appelé toutes les parties prenantes, y compris le gouvernement, à redoubler d’efforts pour assurer une paix durable et la stabilité dans la région.

Le responsable éthiopien a dans ce sens exprimé son optimisme de voir le gouvernement fédéral, les administrations des régions voisines, la diaspora et la communauté internationale, contribuer aux efforts de réhabilitation et de reconstruction au Tigray.

Au Rwanda, le quotidien +The New Times+ s'arrête sur la situation des réfugiés au Rwanda, indiquant que le Programme alimentaire mondial (PAM) et l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ont conjointement lancé un nouveau mécanisme visant à assurer une aide alimentaire directe aux réfugiés les plus vulnérables dans le pays est-africain.

Le journal, qui cite le représentant du HCR au Rwanda Ahmed Baba Fall, écrit que l’agence onusienne était confrontée à un déficit de financement en raison de la «nature prolongée» de la crise des réfugiés au Rwanda, notant que ce déficit a été aggravé par la pandémie de Covid-19.

Pour soutenir les réfugiés les plus vulnérables dans ces circonstances, le HCR et le PAM ont mis en place «un système de ciblage permettant de donner la priorité aux réfugiés extrêmement vulnérables qui dépendent entièrement de l'aide humanitaire», explique la publication.

Dans le cadre de la mise en œuvre de ce nouveau mécanisme, les critères d'éligibilité à l’aide alimentaire ciblée ont été définis en consultation avec les réfugiés, ajoute le journal.

En Afrique du Sud +Sunday Times+ revient sur l'affaire du Secrétaire général du Congrès national africain (ANC au pouvoir) qui a été suspendu suite à son procès pour corruption. 

Le comité exécutif national (NEC), la plus haute instance décisionnelle du parti, a appelé M. Magashule à s'excuser publiquement pour avoir réagi à sa suspension en annonçant, à son tour, la suspension du président Cyril Ramaphosa, indique le journal, notant que des mesures disciplinaires sont prévues si l'ancien Secrétaire général refuse de s'excuser.

Citant M. Ramaphosa, le quotidien signale que «le NEC a convenu qu'une telle conduite était totalement inacceptable et constituait une violation flagrante des règles, normes et valeurs de l'ANC».

Au sujet de la pandémie du Covid-19, +Eyewitness News+ indique que le président Ramaphosa a déclaré que l'Afrique du Sud doit rechercher les vaccins et les traitements partout où ils se trouvent, y compris chez les partenaires des BRICS.

Les contrats de fourniture de vaccins doivent être accélérés et la répartition doit être assurée de manière équitable, a indiqué Ramaphosa lors du dernier jour de la réunion du NEC, soulignant que les pays plus riches devaient aider à obtenir les vaccins nécessaires.