Revue de la presse quotidienne internationale africaine

MAP - Publié le Mercredi 26 Mai 2021 à 12:35



Dakar - La crise au Mali, la vaccination contre le coronavirus, le secteur industriel en Côte d'Ivoire, les élections générales en Ethiopie et les délestages électriques en Afrique du Sud sont les principaux sujets abordés par la presse africaine parue mercredi.


Au Sénégal, la polémique autour de l'achat d’un nouvel avion présidentiel continue de faire la Une de la presse locale qui aborde également d’autres sujets d’actualité.

Le Sénégal a annoncé la réception en juillet prochain d’un avion de commandement présidentiel, un A-320 Néo neuf, en remplacement de l’appareil A-319 acquis en seconde main en novembre 2010. Cette acquisition a suscité un tollé de réactions sur les colonnes de la presse.

« Sénégal, un pays pauvre aux vices de riches », titre la +Tribune+ citant l’ancien ministre Thierno Alassane Sall, qui affirme que l’achat d’un avion « n’est ni nécessaire, ni prioritaire ». « C’est encore une dépense de prestige engagée, sans transparence », souligne-t-il.

Sous le titre : « la classe politique est divisée », +Sud Quotidien+ écrit que la polémique sur l’achat du nouvel avion présidentiel ne désemplit toujours pas.

Après les attaques et autres critiques acerbes de l’opposition qui n’en voit pas l’opportunité, au vu des finances asphyxiées par la Covid-19, le camp du pouvoir parle de faux débat, non sans brandir l’option sécuritaire, note la publication.

Sur un autre registre, +Le Soleil+ revient sur la crise au Mali voisin et rapporte que le chef de la junte a déchargé de leurs prérogatives le président de la transition et son premier ministre.

L’Afrique et le reste du monde condamnent ce coup de force, souligne le journal notant qu’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU est demandée pour cet après-midi.

Au Gabon, +l'Union+ s’intéresse aux infrastructures ferroviaires. Il écrit que dans le cadre du Programme de remise à niveau (PRN) de la voie ferrée lancé pour la période comprise entre 2016 et 2024, le ministre des Transports, Brice Paillat, a effectué des visites de terrain à plusieurs zones dans le grand Libreville, notant que l’objectif est de constater l’effectivité de l’avancement des travaux.

Et la publication de rappeler que le budget de financement du Programme de remise à niveau du chemin de fer alloué par la Société d’exploitation du Transgabonais (Setrag) a été revu à la hausse à 333 milliards de francs au lieu de 207 milliards comme annoncé au départ.

Sur un autre sujet, +Médias241+ indique que le directeur général de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus, a appelé en marge de la 74e Assemblée mondiale de la santé (AMS) à faire vacciner au moins 30% de la population de chaque pays d’ici à fin 2021.

Et de souligner que Plusieurs pays dont le Gabon s’activent à atteindre un taux considérable de vaccination contre le virus, notant qu’au 18 mai 2021, le Gabon enregistrait plus de 12 000 personnes déjà vaccinées, avec une extension de la campagne sur l’ensemble du territoire national.

En Côte d'Ivoire, "Sika Finances" rapporte qu'avec une valeur ajoutée manufacturière qui est passée de 213 à 378 dollars par habitant entre 2000 et 2020, soit une progression de +77,5% en une décennie, la Côte d'Ivoire possède le secteur industriel le plus performant de l'Afrique de l'Ouest. La publication cite Joseph Ribeiro, directeur général adjoint de la région Afrique de l'Ouest de la Banque africaine de développement.

Si la Côte d'Ivoire a enregistré un taux de croissance annuel moyen d'environ 8% entre 2012 et 2019, c'est notamment grâce au dynamisme de son secteur industriel. Ce secteur qui contribue pour près de 25% au produit intérieur brut (PIB), possède toujours un énorme potentiel dans la mesure où le pays ne transforme pas encore l'essentiel de ses matières premières agricoles, peut-on lire.

Sur un autre registre, "Abidjan Net" écrit qu'au Mali, la junte dirigée par Assimi Goita, a repris tous les pouvoirs après avoir destitué le président de la transition Bah N’daw et son Premier ministre Moctar Ouane. L’homme fort de Bamako, le colonel-major Assimi Goita affirme avoir placé le Président et le Premier ministre « hors de leurs prérogatives ». « Le gouvernement de Moctar Ouane s'est montré incapable de consituer un interlocuteur fiable, susceptible de mobiliser la confiance des partenaires sociaux » souligne la junte dans un communiqué.

En Ethiopie, +THE ETHIOPIAN HERALD+ s'intéresse aux prochaines élections générales en relevant que les préparatifs de ces échéances respectent les principes démocratiques fondamentaux de liberté, d'équité et d'indépendance, donnant ainsi de nombreuses opportunités aux partis politiques en lice.

Citant un dirigeant d’un parti politique éthiopien, le journal note que ces préparatifs sont plus démocratiques que les cinq précédentes élections organisées dans le pays, estimant que les élections de cette année vont jeter les bases de la démocratie en Ethiopie.

Revenant sur la situation au Tigray, +FANA BC+ écrit que le ministère éthiopien des Affaires étrangères a rappelé à la communauté internationale « les actes odieux » commis par l’ancien front de libération du peuple du Tigray (TPLF), citant l’assassinat de travailleurs humanitaires, des chauffeurs de camion et le pillage de l’aide alimentaire destinée à la population de la région.

« Le TPLF a massacré des journaliers et des civils innocents dans la ville de Maikadra», ajoute le média qui cite le ministère.

Pour ce qui est de la situation humanitaire, le média note que le gouvernement éthiopien a pris en charge 70 pc de l’aide alimentaires au Tigray.

Le média relève aussi que plusieurs ONG internationales et agence de secours opèrent au Tigray et plus de 82 journalistes étrangers ont eu un accès toujours plus large à la région.

Au Kenya, le journal "The Star" rapporte que la Direction des Investigations criminelle (DCI) forme actuellement 43 agents spécialisés dans la lutte contre le financement des réseaux criminels de la traite des êtres humains et du trafic illicite de migrants.

Selon la publication, la formation de ces agents a été facilitée par l'Union européenne à travers son projet de lutte contre le blanchiment d'argent et la traite des êtres humains.

Cité par le journal, le patron de la DCI George Kinoti s'est félicité de ce partenariat avec l'UE dans le domaine de la sécurité, exprimant son optimisme quant au fait que les efforts concertés déployés pour enrayer cette menace seraient fructueux, étant donné les connaissances acquises par les agents de première ligne grâce à ces formations.

"L'existence d'un réseau national, régional et international élaboré qui finance ces réseaux, couplée à un marché prêt pour les victimes de la traite des êtres humains est le monstre que nous devons combattre. Ensemble, on le vaincra", a déclaré M. Kinoti.

En Afrique du Sud, +The Citizen+ indique que les amendements proposés à la loi sur le contrôle des armes à feu ont provoqué un tollé parmi les Sud-Africains, un certain nombre d'organisations ayant exprimé leur inquiétude sur cette question délicate.

Le projet de loi publié vendredi dernier au journal officiel prévoit d'interdire les permis d'arme à feu à des fins de légitime défense et de chasse, ajoute le journal, notant que le groupe de pression AfriForum a qualifié les amendements proposés «d'irrationnels» et «d'imprudents».

Le directeur juridique et des risques d’AfriForum, Marnus Kamfer, a souligné que les citoyens doivent avoir la capacité de se protéger et de protéger leur famille contre la criminalité.

«Ce projet dans son format actuel aura pour conséquence d'avoir des citoyens sans défense dans un pays où les services de police sud-africains (SAPS) ont ouvertement admis qu'ils n'ont pas la capacité de protéger les citoyens du pays contre la criminalité qui y sévit», a-t-il poursuivi.

Pour sa part, +The South African+ revient sur les délestages électriques opérés par la compagnie publique Eskom qui peine à assurer un approvisionnement électrique stable dans tout le pays.

Le journal fait savoir que des jeunes de la province du Free State sont descendus dans la rue pour protester contre les coupures électriques qui se sont poursuivies dans des dizaines de villages pendant plus d'une semaine, affectant des milliers de personnes.