Revue de la presse quotidienne internationale africaine

MAP - Publié le Mardi 8 Juin 2021 à 13:10



​Dakar - Les prochaines élections locales au Sénégal, l'investiture du président de transition au Mali, la cybercriminalité en Côte d'Ivoire, le financement de l'achèvement de la construction du grand barrage +La Renaissance+ en Ethiopie et la lutte contre le Covid-19 au Rwanda sont les principaux sujets abordés par la presse africaine parue mardi.


Au Sénégal, le débat autour des prochaines élections locales et la régulation des réseaux sociaux meublent principalement les colonnes de la presse locale.

Sous le titre « Floraison de candidatures », pour les prochaines élections locales, +WalfQuotidien+ souligne que malgré les sévères mises en garde du président Macky Sall contre d'éventuelles listes parallèles, les déclarations de candidatures se multiplient au sein de la majorité présidentielle, plus particulièrement au sein du parti au pouvoir où les responsables expriment ouvertement leurs ambitions de diriger des collectivités locales.

Le chef de l’Alliance pour la République (APR), et de la coalition présidentielle a donné des directives fermes. Il a demandé à ses hommes de faire profil bas en attendant qu’il confectionne lui-même ses listes et choisi ses hommes pour les locales, mais certains, dans son propre parti, refusent de se soumettre à son autorité, ajoute la publication.

Sur un autre registre, +L’As+ rapporte que l’Etat « prépare son arsenal de guerre » contre les dérives sur les réseaux sociaux.

La régulation des réseaux sociaux et des nouvelles technologies de l’information et de la communication sont un vaste chantier que l’Etat du Sénégal veut régulariser, écrit la publication faisant état d’un atelier présidé, lundi à cet effet, par le ministre de l’économie numérique et des télécommunications.

En Côte d'Ivoire, "Le Patriote" rapporte que le pays a enregistré ces "dix dernières années" des pertes liées à la cybercriminalité de l'ordre de 20 milliards Fcfa, selon le ministre ivoirien de l'Économie numérique, des télécommunications et de l'innovation, Roger Adom.

"Si on prend sur les dix dernières années, les montants touchés, atteignent les 20 milliards de Fcfa et c’est énorme", a indiqué M. Roger Adom à la presse, à l'issue de la cérémonie d'ouverture de l'édition 2021 de "The Cyber Africa Forum", tenue à Abidjan.

Sur un autre registre, "Abidjan Net" indique que le colonel Assimi Goïta a prêté serment, lundi, comme président de la transition au Mali.

La cérémonie d’investiture qui s’est tenue au Centre international de conférence de Bamako (CICB) intervient alors que des pays partenaires exigent des garanties sur la nomination d’un nouveau Premier ministre civil et la tenue en février 2022, des élections présidentielles en vue d'un retour des civils au pouvoir.

Lors de cette investiture, le nouveau président a juré d'"honorer l'ensemble de ses engagements" et de "préserver en toute fidélité, le régime Républicain et les acquis démocratiques".

Au Gabon, +L'Union+ écrit sous le titre "Accusés, levez-vous" que la Cour criminelle spécialisée, qui a débuté sa session hier avec une affaire de trafic d’or, va voir défiler à la barre, au cours des deux prochaines semaines, plusieurs personnalités (ex-ministres ou anciens dirigeants d’entreprises ou organismes publics).

Et de souligne que parallèlement vont être jugés le lieutenant Kelly Ondo Obiang, cerveau du putsch manqué de janvier 2019 et ses comparses.

Sur un autre sujet, +Médias241+ indique le président congolais Félix Tshisekedi a finalement décidé de retirer la candidature de son pays à l’élection de membre non-permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Et de rappeler que candidat en tant que membre non-permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, le Gabon avait pris soin de faire endosser sa candidature par l’Union Africaine lors de la 34e session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine.

En Ethiopie, +FANA BC+ revient sur la situation au Tigray en rapportant que toutes les écoles publiques et privées de Mekelle, capitale de cet Etat régional, ont été rouvertes et ont repris leurs activités d'éducation et d'enseignement.

Le média note que 32 écoles publiques et plus de 30 écoles privées ont accueilli les élèves et repris leurs activités, soulignant que les responsables de l'administration provisoire au Tigray ont consulté les parents d’élèves et les organismes concernés par le secteur de l'éducation avant la réouverture des établissements d'enseignement.

Les écoles qui ont subi des dommages pendant le conflit ont été rénovées et équipées de tous les équipements et installations nécessaires, ajoute le média.

De son côté, le journal +THE ETHIOPIAN HERALD+ s’intéresse au financement de l’achèvement de la construction du grand barrage éthiopien la Renaissance en relevant que l'ambassade d'Ethiopie en Grande-Bretagne a annoncé le lancement de la deuxième phase de la campagne de sensibilisation et de collecte de fonds.

Cette campagne de collecte de fonds à Londres se déroulera sur deux mois, souligne le journal.

Kenya, "Kenyans.co" rapporte que l'inspecteur général de la police Hillary Mutyambai a formé une unité spéciale pour faire face à l'augmentation des agressions, des meurtres et des vols avec violence à Nairobi.

L'Inspecteur général de la police a fait cette déclaration lors d'un forum où les Kényans ont fait part de leurs préoccupations concernant l'insécurité qui règne à Nairobi, souligne la publication, ajoutant que Mutyambai a noté que la nouvelle équipe anti-agressions ciblait tous les cas de violence y compris ceux commises par les boda bodas (taxi-moto). "Nous avons une équipe spéciale anti-agression qui gère les vols avec violence, y compris ceux impliquant des coureurs de Boda boda", a assuré le chef de la police, cité par le journal.

Les Kényans avaient fait part de leurs préoccupations quant à la multiplication des cas de violence et de crime à Nairobi, le quartier le plus touché étant Kitengela dans le comté de Kajiado, note la publication.

Au Rwanda, +KT Press+ s'arrête sur les efforts déployés par les autorités rwandaises dans la lutte contre le Covid-19, indiquant que le Centre biomédical rwandais (RBC) a lancé lundi une nouvelle campagne de vaccination contre le coronavirus ciblant les personnes âgées de 75 ans et plus.

« Lundi, un total de 50.300 doses de vaccin Pfizer ont été mises à disposition dans tous les centres de santé et hôpitaux publics du Rwanda », précise le journal qui cite un communiqué publié par le RBC.

Le programme national de vaccination contre le Covid-19 a été officiellement lancé le 5 mars dernier, rappelle le journal, notant que plus de 228.160 personnes ont reçu la deuxième dose du vaccin à ce jour.

Et d’ajouter que le Rwanda a enregistré à ce jour 27.245 cas de contamination au coronavirus, dont 26.225 guérisons et 360 décès.

En Afrique du Sud, +Sunday Independent+ indique que la pression monte sur le président Cyril Ramaphosa pour prendre une décision concernant le ministre de la Santé, Zweli Mkhize, qui fait face depuis plusieurs semaines à des accusations de corruption.

Citant le politologue Lesiba Teffo, le journal relève que M. Mkhize devrait faciliter la tâche au président en optant pour la démission, notant que son départ ne serait pas une grande perte pour le gouvernement puisque son bilan dans la lutte contre la Covid-19 n'est pas reluisant.

Le quotidien souligne également que M. Mkhize est le dernier d'une série de responsables du gouvernement sud-africains à être engloutis dans un scandale de corruption lié à des marchés publics accordés depuis le début de la pandémie de la Covid-19.

Il rappelle ainsi que la porte-parole du président, Khusela Diko, a été suspendue l'année dernière suite à des allégations de corruption pour l'achat d'équipements de protection personnelle destinés au personnel soignant.

De son côté, +The Citizen+ indique que la Commission d'intégrité du parti du Congrès national africain (ANC, au pouvoir) a déclaré que M. Mkhize comparaîtra bientôt devant la commission pour répondre aux accusations de corruption portées contre lui.

Le journal signale ainsi que ces accusations concernent notamment un contrat controversé de 150 millions de rands que le département de la Santé aurait accordé à une société appartenant aux proches collaborateurs du ministre de la Santé.