Revue de la presse quotidienne internationale africaine

Publié le Jeudi 1 Juillet 2021 à 11:13 | MAP


Dakar - La condamnation des auteurs du coup d'Etat manqué de 2019 au Gabon, le cessez-le-feu unilatéral décrété dans la région de Tigray en Ethiopie, la coopération entre le Rwanda et l'UE et les critiques de la gestion du gouvernement en Afrique du Sud de la pandémie de Covid-19 sont les principaux sujets abordés par la presse africaine parue jeudi.


Au Gabon, +l'Union+ s’intéresse à la fin de la session parlementaire. Titrant "Parlement : La fin d’une époque", il écrit que députés et sénateurs ont clôturé hier la première session ordinaire du parlement, également appelée session des lois.

Selon la publication, il s’agit d’une cérémonie qui marque la fin du cycle de deux sessions dans l’année de mars à juin et de septembre à décembre, rappelant qu’aux termes de la dernière réforme de la Constitution, c’est une session unique (d’octobre à juin) qui aura lieu désormais, ouvrant une nouvelle page de "notre vie parlementaire".

Sur un autre sujet +médias241+ indique que Kelly Ondo, l’ancien commandant de la garde d’honneur de la Garde républicaine et ses trois complices ont été condamnés à 15 ans de prison et 31 millions de FCFA d’amende par la Cour spéciale criminelle, notant qu’il s’agit d’une peine en déca de celle souhaité par le ministère public qui avait requis la prison à vie.

En Ethiopie, +THE ETHIOPIAN HERALD+ s'intéresse au cessez-le-feu décrété par le gouvernement éthiopien au Tigray et le retrait des forces fédérales de la capitale de cet Etat régional, Mekele.

Citant le ministre d’Etat éthiopien aux Affaires étrangères, le journal rapporte qu’à la suite du cessez-le-feu unilatéral et du départ de l’armée de Mekele, de nombreuses personnes ont été tuées par « la clique terroriste » du Front de libération du peuple du Tigay (TPLF).

«Désormais, le TPLF est seul responsable des crises, des tueries et du blocage de l'aide humanitaire au Tigray», a affirmé le ministre cité par le quotidien.

Le journal ajoute que le gouvernement fédéral a consacré 100 milliards de Birr pour la réhabilitation des infrastructures et l’aide humanitaire dans cet Etat régional du nord de l'Ethiopie.

Au Rwanda, le quotidien +The New Times+ rapporte que l'Union européenne (UE) et le gouvernement rwandais ont signé, mercredi, un accord de financement de 3,6 millions de dollars pour attirer les investissements dans la fabrication de vaccins dans le pays est-africain.

Citant un communiqué de l’Office rwandais de développement (RDB), le journal écrit que ce financement vise également à soutenir les efforts du Rwanda pour la promotion du tourisme médical, notamment à travers le renforcement des capacités de l’Autorité rwandaise des aliments et drogues (FDA).

Selon la publication, le Rwanda et le Nigeria sont pressentis pour devenir des pôles de fabrication de vaccins anti-covid-19 en Afrique.

«Le Rwanda est en pourparlers avancés avec des entreprises privées et des agences multilatérales pour renforcer les capacités de fabrication des matières premières nécessaires à la production de vaccins», a déclaré le président rwandais, Paul Kagame, cité par le journal.

Au Kenya, "Kenyans.co" rapporte que le gouverneur de la Banque centrale du Kenya, Patrick Njoroge, a expliqué pourquoi les nouveaux billets de banque kényans "vieillissent à un rythme rapide".

Selon le journal, Njoroge qui a comparu devant la commission sénatoriale des finances et du budget a admis que les dénominations inférieures des billes de banque s'effaçaient plus rapidement que les plus anciennes en raison du taux de circulation élevé, ajoutant que les nouvelles notes sont néanmoins de qualité supérieure par rapport aux anciennes.

Cité par le journal, l'argentier du Kenya a blâmé une partie de la population kényane pour ses "habitudes à manier les billets de banque", affirmant que la plupart de la population n'utilise pas de portefeuilles pour une meilleure conservation des billets.

"La décoloration se produit en raison de la façon dont nous traitons la monnaie. Nous traitons la monnaie durement. En fait, nous savons tous comment les gens sont censés les mettre dans les kibeti (portefeuilles)", a déclaré le ministre.

En Afrique du Sud, +Business Tech+ indique que le nouveau durcissement des restrictions mis en place par le gouvernement sud-africain pour endiguer la troisième vague de la Covid-19 arrive "trop tard", notamment pour la province de Gauteng, qui englobe la capitale Pretoria et la ville de Johannesburg.

"Il y avait suffisamment de preuves en termes d'augmentation du nombre de cas et de décès au cours des dernières semaines pour pousser le gouvernement à l'action et mettre en œuvre les restrictions beaucoup plus tôt", ajoute le journal en citant l'expert au sein du cabinet de recherches et de conseil Intellidex, Peter Attard Montalto.

Il a ajouté que la prise de décision ne nécessitait pas davantage de données ni de confirmer si le pays était dominé par le variant Delta, car le rythme des nouvelles infections et des décès était suffisamment rapide pour que les restrictions soient introduites.

Pour sa part, +Sunday Independent+ relève que la peine de 15 mois de prison prononcée par la cour constitutionnelle contre l'ancien président sud-africain Jacob Zuma pour outrage à la justice, sert à rappeler à tous les Sud-Africains que personne n'est au-dessus de la loi.

Il s'agit d'un verdict historique qui aura de profondes implications juridiques et constitutionnelles et de fortes répercussions politiques, ajoute le journal, notant que le président Cyril Ramaphosa commence déjà à en collecter les fruits en renforçant de plus en plus son pouvoir au sein du parti du Congrès national africain (ANC).

En Ethiopie +THE ETHIOPIAN HERALD+ revient sur le cessez-le-feu humanitaire unilatéral décrété par le gouvernement fédéral au Tigray suite à la demande de l'administration provisoire dans cet Etat régional du nord du pays.

La décision prise par le gouvernement démontre la ferme volonté et l'engagement des autorités fédérales pour la paix et la sécurité, souligne l'éditorialiste.

La déclaration unilatérale du cessez-le-feu vise à permettre aux organisations humanitaires de fournir de l'aide et des secours aux personnes dans le besoin, encourager les agriculteurs à entreprendre leurs activités et appeler toutes les parties prenantes, nationales et internationales, à contribuer à la mise en œuvre pleine et efficace du cessez-le-feu humanitaire, écrit l’éditorialiste.

Revenant sur les élections générales du 21 juin, le journal rapporte que le Conseil national électoral d'Ethiopie s’apprête à annoncer les résultats de certaines circonscriptions.

Le quotidien qui cite la présidente du Conseil, Mme Birtukan Mideksa, relève qu'il n'y a aucune raison de retarder l’annonce des résultats.

En Afrique du Sud, +Sunday Independent+ indique que les principaux partis d'opposition en Afrique du Sud ont critiqué le gouvernement pour ne pas avoir suffisamment renforcé le système de santé en préparation à la troisième vague d'infections à la Covid-19 qui ravage actuellement le pays.

«Le gouvernement du Congrès national africain (ANC) doit assumer l'entière responsabilité de la dernière vague d'infections à la Covid-19, sachant que le système de santé du pays n'était pas prêt pour la pandémie», signale le quotidien en citant le président du parti Freedom Front Plus, Pieter Groenewald.

Pour sa part, le chef du parti de l'Alliance démocratique (DA), John Steenhuisen, a souligné que sa formation politique avait appelé à une enquête parlementaire complète sur la gestion par le gouvernement du programme de vaccination.

Sur au autre sujet, +Sunday Times+ rapporte que la Cour Constitutionnelle sud-africaine a condamné l'ancien président sud-africain, Jacob Zuma, à 15 mois de prison pour outrage au tribunal.

Le journal ajoute qu'en rendant la décision du tribunal au nom de la majorité, le juge Sisi Khampepe a déclaré que "la seule sanction appropriée est une ordonnance d'emprisonnement directe et non avec sursis", soulignant que le travail noble du pouvoir judiciaire consiste à faire respecter, protéger et appliquer la constitution et la loi à tout prix.

En avril dernier, la Cour constitutionnelle sud-africaine avait examiné une requête déposée par la Commission judiciaire d'enquête sur la corruption réclamant de la prison pour Zuma pour son refus de témoigner devant la Commission, rappelle-t-il, notant que l'ex-président n’a pas respecté la décision de la Cour constitutionnelle qui l'a obligé à apporter son témoignage concernant les accusations de corruption portées contre lui.