Marocafrik : Bulletin d'information maroco-africain
           

Revue de la presse quotidienne internationale africaine

Publié le Mardi 6 Juillet 2021 | MAP



​Dakar - Le code électoral au Sénégal, le financement de l'économie africaine, la situation dans la région de Tigray en Ethiopie, les relations tendues entre Kigali et Pretoria, les violences préélectorales 2007-2008 au Kenya et la hausse des cas de Covid-19 en Afrique du Sud sont les principaux sujets abordés par la presse africaine parue mardi.


Au Sénégal, l'adoption en Conseil des ministres du décret portant Code électoral fait la Une de la presse locale.

« Les acteurs politiques saluent la célérité dont le gouvernement a fait preuve pour l’adoption d’ici le 23 juillet prochain d’une loi portant Code électoral», écrit +Le Soleil+.

Le vote de ce projet de loi, en session extraordinaire ou en procédure d’urgence, d’ici le 23 juillet, devra permettre de dérouler le chronogramme en perspective des élections départementales et municipales prévues le 23 janvier 2022. Il va également impulser des changements importants, en raison des modifications importantes qui vont impacter le Code électoral, souligne la publication.

« Modification du Code électoral : l’urgence dicte sa Loi à Macky Sall », titre +L’Observateur+, notant qu’après les travaux de la Commission politique du Dialogue national, le Conseil des ministres a examiné et adopté lundi le projet de loi portant Code électoral.

Pour rester dans les délais, le texte doit être envoyé en procédure d’urgence à l’Assemblée nationale en session extraordinaire, pour son adoption au plus tard le 23 juillet prochain, écrit le journal.

Abordant les point phares du nouveau Code électoral, +L’As+ souligne notamment que si le projet est voté à l’Assemblée nationale, les maires et les président des conseils départementaux seront désormais élus au suffrage universel direct.

En Côte d'Ivoire, "Abidjan Net" rapporte que la Côte d'Ivoire accueille une réunion de haut niveau des dirigeants africains organisée, jeudi à Abidjan, en collaboration avec la Banque mondiale, sur l'importance d'une 20ème reconstitution ambitieuse et substantielle des ressources de l'Association internationale de développement (IDA20).

Cette réunion de haute portée économique fait suite à l'appel lancé par les dirigeants africains, lors du Sommet sur le financement des économies africaines à Paris en mai dernier, pour un soutien renforcé dans l'objectif de soutenir une reprise verte et résiliente de leurs économies.

Les discussions permettront d'identifier les priorités clés pour le financement en Afrique, et de défendre une politique et des contributions plus importantes pour la reconstitution ambitieuse des ressources de l'IDA20, selon le communiqué de la Présidence ivoirienne relayé par le portail d'information.

Sur un autre registre, "Sika Finances" indique qu'après le Nigeria, le Ghana prévoit à son tour s'essayer sur les "Green Bond". Le pays envisage lancer ses premières obligations vertes et sociales d'un montant maximal de 2 milliards de dollars, soit 1 1061,67 milliards FCFA, sur le marché international. Cette opération attendue d'ici novembre sera destinée au refinancement de " la dette utilisée pour des projets sociaux et environnementaux ainsi qu'aux investissements dans les domaines de la santé et l'éducation", a déclaré Ken Ofori-Atta, le ministre ghanéen en charge des Finances, cité par le quotidien.

Au Gabon, +l'Union+ s’intéresse au logement dit économique. Il écrit que la première ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda a remis hier symboliquement les clés aux bénéficiaires de ce projet d’envergure de l’Etat dans la commune d’Akanda, située dans le Grand Libreville.

Sur un autre registre, +Médias241+ indique que des officiers, sous-officiers, militaires du rang et des personnels civils, ont pris le départ dimanche 04 juillet pour Bangui.

Et d’ajouter qu’ils ont pour mission d’acheminer du matériel lourd et des équipements destinés à renforcer les conditions de travail et de vie du bataillon gabonais de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies (MINUSCA), notant qu’après le départ du 25 avril 2016, celui de ce 4 juillet, se présente comme un signal fort pour le Gabon au moment de son élection au statut de membre non permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies.

En Ethiopie, +THE ETHIOPIAN HERALD+ s'intéresse toujours au cessez-le-feu décrété par le gouvernement fédéral au Tigray en soulignant que cette décision unilatérale constitue une opportunité pour les agriculteurs de cet Etat régional qui vont désormais cultiver leurs terres en cette saison des pluies.

Le journal qui cite le général de division Merdassa Lelissa, note que le cessez-le-feu unilatéral est une décision essentielle pour sauver le peuple du Tigray qui a beaucoup souffert de différentes guerres.

Le front de libération du peuple du Tigray a fait plusieurs victimes de guerre dans cette région pendant environ un demi-siècle, relève le général cité par le journal éthiopien.

Le quotidien souligne par ailleurs que l'effort du gouvernement qui a affecté un budget énorme pour la réhabilitation du Tigray n'a malheureusement pas été reconnu par la communauté internationale pointant du doigt «la propagande du groupe terroriste» allusion faite au Front de libération du peuple du Tigray.

De son côté, +FANA BC+ revient sur les élections générales du 21 juin, en rapportant que les résultats définitifs de ces échéances seront dévoilés par le conseil national électoral d’Ethiopie à la fin de cette semaine.

Au Rwanda, le quotidien +The New Times+ focalise son attention sur les relations tendues entre Kigali et Pretoria, indiquant qu'une délégation sud-africaine a entamé lundi une visite de travail au Rwanda pour faire le point sur le processus de normalisation des relations entre les deux pays.

La visite de la délégation du Département des relations internationales et de la coopération d’Afrique du Sud intervient un mois après la visite effectuée par le ministre rwandais des Affaires étrangères, Vincent Biruta, à Pretoria, écrit la publication, notant que les deux parties avaient convenu lors de la visite du chef de la diplomatie rwandaise de prendre des «actions et mesures mutuelles» pour soutenir le processus de normalisation.

Rappelant que les autorités sud-africaines avaient mis en place, depuis 2014, une politique de visa visant à empêcher les Rwandais, notamment les étudiants, à se rendre en Afrique du Sud, le journal souligne que les deux pays ont convenu de respecter les réglementations internationales régissant les relations entre les pays, notamment en ce qui concerne l'intégrité territoriale et la souveraineté nationale.

Citant un communiqué publié lundi par le ministère rwandais des Affaires étrangères, le quotidien indique que la visite de la délégation sud-africaine à Kigali constitue un autre signal de la détermination des deux pays d’accélérer le processus de normalisation des relations.

Au Kenya, le journal "The Star" revient sur les violences préélectorales de 2007-2008 marquées par des milliers de viols, en soulignant que 700 victimes de viols vivent actuellement dans le désespoir faute de preuves.

Le journal rappelle, à ce propos, que l'organisation est-africaine "Crime Scene Investigations " (services de test ADN) avait facilité la collecte et le stockage d'échantillons d'ADN et d'autres échantillons des 700 femmes qui ont été abusées sexuellement, seulement, note la publication, les échantillons qui ont été envoyés pour analyse dans un laboratoire en Corée du Sud ont été détruits dans les six mois suivants.

Selon le protocole, précise le journal, les échantillons sont détruits au bout de six mois s'ils n'ont pas été revendiqués par le gouvernement kényan. "J'ai tellement honte. Je me sens désespérée, j'attends juste de mourir", a déclaré Mercy , qui fait partie des 700 femmes qui pourraient ne jamais obtenir justice après la destruction de leurs échantillons de preuves ADN, écrit le journal.

En Afrique du Sud, +Sunday Independent+ revient sur la flambée des nouveaux cas de Covid-19 que connait le pays, notant que les restrictions de niveau 4 imposées la semaine dernière seront prolongées au-delà du 11 juillet alors que les infections continuent d'augmenter.

Citant le Bureau sud-africain de recherche économique (BER), le journal indique que "malheureusement, compte tenu de la progression de la troisième vague depuis l'annonce du nouveau confinement, il est probable que la plupart, sinon la totalité, des restrictions actuelles seront prolongées".

Il rappelle ainsi que la souche Delta, d'origine indienne, est désormais un facteur clé de la recrudescence des cas en Afrique du Sud et dans le reste du continent, provoquant un impact grave sur le secteur de la santé.

Sur un autre sujet, +Mail & Guardian+ rapporte qu'Interpol a émis des notices rouges contre quatre membres de la famille Gupta, une richissime famille sud-africaine d'origine indienne impliquée dans des affaires de corruption sous l'ère de l'ancien président Jacob Zuma.

"Les efforts visant l'extradition des Guptas en Afrique du Sud se sont intensifiés", relève la publication selon la cheffe de la Direction des enquêtes au sein de l'Autorité nationale sud-africaine des poursuites judiciaires, Hermione Cronje.

Elle précise qu'une notice rouge est une alerte à tous les États membres d'Interpol qu'un individu est un fugitif recherché. Bien qu'il ne soit pas assimilé à un mandat d'arrêt international, il peut être utilisé pour étayer des demandes d'extradition.



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