Revue de la presse quotidienne internationale africaine

Publié le Jeudi 29 Juillet 2021 à 10:28 | MAP


​Addis-Abeba - Plusieurs sujets d'actualité font la Une de la presse africaine de ce jeudi qui focalise notamment sur la situation au Tigray en Ethiopie, le Sommet commercial américano-africain et la quatrième vague de la Covid-19 en Afrique du Sud. En Ethiopie, +THE ETHIOPIAN HERALD+ écrit que le front de libération du peuple du Tigray (TPLF), désigné par les autorités éthiopiennes comme organisation terroriste, a depuis sa création exploité les différences ethniques et religieuses pour semer la division au sein du peuple éthiopien.


Après avoir assuré sa suprématie au sein du gouvernement fédéral, le TPLF a conçu un cadre juridique à travers lequel il peut diviser et gouverner le peuple éthiopien avec toutes ses composantes, relève l'éditorialiste.

Sous le titre «Des Éthiopiens toujours plus unis ! », le commentateur note «qu’après avoir resserré son emprise sur le pouvoir en divisant le peuple en groupes ethniques, le groupe terroriste (allusion faite au TPLF) a été dupe en pensant qu'il n'y aura pas de force unie qui puisse défier sa puissance».

Actuellement, souligne l’éditorialiste, les restes du TPLF tentent une dernière fois de se remettre de leur défaite honteuse en mobilisant certains de leurs partisans trompés et en enrôlant de force de jeunes enfants, pour lancer des attaques contre la population de la région voisine d'Amhara.

Dans un autre article, le journal s’élève contre « le silence » de la communauté internationale sur les attaques des rebelles contre les régions d’Amhara et d’Afar et l’enrôlement d’enfants soldats.

Au Rwanda, le quotidien +The New Times+ focalise son attention sur participation du président rwandais, Paul Kagame, au Sommet commercial américano-africain qui se tient sous format hybride à l'initiative du Corporate Council on Africa (CCA).

Lors de cette rencontre, le dirigeant rwandais a salué la décision des États-Unis de rejoindre ses partenaires africains pour appuyer la fabrication des vaccins et autres produits pharmaceutiques en Afrique, écrit le journal.

Le chef de l’Etat, ajoute la publication, a soutenu que l'entrée en vigueur imminente du traité de l'Agence africaine des médicaments créera un organisme de réglementation continental pour renforcer les directives nationales tout en offrant des opportunités de taille pour les entreprises américaines et africaines.

D’autre part, le quotidien note que plus de 2000 participants prennent part à ce sommet, dont des chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que des hommes d’affaires africains et américains, soulignant que cet évènement vise à approfondir le partenariat économique liant les États-Unis et le continent africain.

En Afrique du Sud, +The South African+ indique que le pays n'est pas à l'abri d'une quatrième vague d'infections à la Covid-19, qui devrait arriver dès octobre prochain en raison du retard dans le déploiement des vaccins.

Alors que le pays est toujours aux prises avec une troisième vague dévastatrice, "la quatrième vague devrait culminer rapidement d'ici à fin octobre", ajoute le journal en citant le professeur de vaccinologie à l'Université Witwatersrand, Shabir Madhi.

"Pour que l'Afrique du Sud évite une résurgence des contaminations, il faut atteindre l'immunité collective d'ici septembre, avec au moins 80% de la population la plus vulnérable vaccinée", explique-t-il.

Pour sa part, +Business Tech+ écrit que selon le Fonds monétaire international (FMI), l'Afrique du Sud vit l'une des reprises économiques post-Covid les plus lentes au monde.

«Alors que ce pays d’Afrique australe devrait connaître une croissance de 4 % en 2021, ce taux devrait baisser à 2,2 % en 2022, bien en deçà des repères mondiaux», a indiqué l'institution de Bretton Woods citée par le média.

Elle a ajouté que «parmi les principaux marchés évalués, l'Afrique du Sud possède le deuxième taux de croissance anticipé le plus faible pour 2022, juste devant le Brésil (+1,9%), ce qui traduit une reprise économique exceptionnellement lente».