Revue de la presse quotidienne internationale maghrébine

Publié le Mercredi 27 Janvier 2021 à 12:02 | MAP


​Pour "Leaders", il est difficile par les temps qui courent de choisir en toute quiétude une personnalité susceptible de remplir convenablement la fonction de chef de Gouvernement, ministre ou toute autre fonction exposée au public et à la vindicte populaire.


La pression des partis, les attentes de la population et le temps imparti par la constitution au PM d’arrêter dans les délais la liste de ses lieutenants compliquent la mission et la rendent une tâche ardue, fait-il observer.

Il note que sa tête est mise à prix le jour de l’annonce de sa nomination, relevant que c’est le cas de toutes les équipes qui se sont succédé depuis l’adoption de la nouvelle Constitution.

"Tout est éphémère. Le cycle de vie de certaines larves dure plus qu’un gouvernement", ironise-t-il, se demandant "comment peut-on intégrer une équipe qu’on n’a pas choisie, quand le chef de gouvernement lui-même n’a pas été choisi par un vote populaire mais désigné par le parti majoritaire ou par une coalition ou par le président de la république ?".

Il fait remarquer que tout le monde peut être ministrable, ajoutant que ce poste manque de précision et ses contours sont mal définis.

"L’absence d’une description de la position, job description, rend la mission en même temps vulnérable et accessible. Pas d’expérience demandée, ni de diplômes obtenus auprès de grandes écoles. Seul le quota compte pour les partis en compétition dans un circuit fermé", estime-t-il.

En Algérie, "Liberté" fait savoir que les banques sont sous pression dans la mesure où leurs liquidités ont chuté de 612 milliards de dinars (1 euro = 162 dinars).

Signe d’une détérioration avancée de la santé économique du pays, les ressources du secteur bancaire poursuivent leur tarissement, commente-t-il, ajoutant qu’une telle situation ne manquera pas d’aggraver les contraintes sur le financement de l’économie et de l’investissement.

Le journal fait savoir que la situation du secteur bancaire national est des plus tendues avec un niveau de liquidité bancaire qui est repassé en dessous de 700 milliards de dinars en novembre dernier.

Il s’agit d’une première depuis le troisième trimestre de 2017, période durant laquelle, le gouvernement Ouyahia avait fait valider la planche à billets, prétextant l’incapacité de l’Etat à payer les fonctionnaires, rappelle-t-il.

Selon la situation mensuelle de la Banque d’Algérie, la liquidité globale des banques est passée de 1,1 milliard de dinars à fin 2019 à 916,7 milliards de dinars à fin mai 2020 pour dégringoler à 476 milliards de dinars seulement à fin septembre de la même année, soit une contraction de 440 milliards de dinars en quatre mois, avant de remonter légèrement en novembre dernier, fait-il savoir.

Il souligne que malgré l’assouplissement des règles prudentielles appliquées aux banques de la place, la contraction des liquidités s’est aggravée en 2020, mettant le gouvernement face à des choix cornéliens.

Il explique que cette contraction est d’autant plus inquiétante qu’elle s’est aggravée malgré l’assouplissement et la levée par la suite de certaines règles prudentielles appliquées aux banques, faisant d’une baisse à trois reprises par la Banque d’Algérie du taux des réserves obligatoires depuis mars 2020, de 10 à 8%, de 8 à 6% et de 6 à 3%, avant que l’institution n’intervienne une énième fois pour dispenser carrément les banques et les établissements financiers de l’obligation "de constitution du coussin de sécurité".