Revue de la presse quotidienne internationale maghrébine

Publié le Mercredi 2 Juin 2021 à 12:28 | MAP


​Tunis - La situation épidémiologique en Tunisie, la grogne dans le secteur de l'Education en Algérie et le dernier remaniement ministériel en Mauritanie sont les principaux sujets abordés mercredi par la presse maghrébine.


Sous le titre "Jamais trois sans quatre ?...", "Le Quotidien" écrit que les nouvelles ne sont pas bonnes malheureusement après la découverte de cinq cas de contaminations par la souche sud-africaine du coronavirus en Tunisie.

L'information a été annoncée lundi dernier par le ministre de la Santé en personne qui a déclaré dans la foulée qu'une quatrième vague de la Covid-19 aura lieu à partir du 15 juin et dont le pic est prévu courant août prochain, rappelle-t-il.

"En gros donc, ça va mal et ça dure et même que ça risque de compliquer grandement avec l'arrivée probable dans nos murs de nouveaux variants de cette satanée maladie connus pour leur agressivité et leur haute contagiosité", met-il en garde.

Il fait observer que le variant anglais qui est actuellement prédominant en Tunisie a fait déjà des ravages en causant en moyenne plus de 50 décès et affectant plus de 700 personnes par jour, qualifiant la situation épidémiologique en Tunisie de "préoccupante avec des perspectives qui ne sont pas du tout rassurantes".

Faut-il justement craindre le pire surtout que cette quatrième vague qui commence à se manifester en Asie de l'Est est extrêmement violente à en croire les spécialistes ?, se demande l'éditorialiste, qui relève que pour prévoir ce qui pourrait se passer durant la période à venir est, en fait, une équation à plusieurs inconnues.

Les choses pourraient empirer si d'autres variants débarquent en Tunisie d'ici là, estime-t-il, relevant que le variant indien dit-on est un véritable ogre qui tue massivement là où il passe.

"Du côté de Calcutta ou de Bombay, il a provoqué une véritable hécatombe. Les vidéos publiées sur le Net montrent des images de fin du monde avec des cadavres qui jonchent les rues et des hôpitaux hyper-saturés qui sont devenus de véritables mouroirs", avertit le journal.

Et comme un malheur n'arrive jamais seul, le variant né au pays du mahatma Gandhi serait derrière l'émergence de la maladie du champignon noir ou zygomycose, une infection rare mais extrêmement dangereuse pouvant atteindre le nez, les sinus, les yeux, les poumons ou le cerveau, explique-t-il.