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Revue de la presse quotidienne internationale maghrébine

Publié le Mardi 29 Juin 2021 | MAP



​Tunis - La situation épidémiologique en Tunisie, la pénurie de l'eau en Algérie et les moyens pour renforcer la sécurité en Mauritanie sont les principaux sujets abordés mardi par la presse maghrébine.


"Business news" fait savoir que le taux d’occupation national des lits de réanimation passe à 89,10 % en Tunisie.

Il ajoute que la carte publiée par le ministère tunisien de la Santé montre un taux d’occupation de 100% des services de réanimation dans dix gouvernorats dont le Kef, Zaghouan, Kairouan, Béjà, Mahdia et Gafsa, alors que d’autres affichent un taux d’occupation des lits de réanimation de plus de 90%, notamment à Sfax, Monastir et Sousse.

La flambée du Coronavirus en Tunisie a provoqué une saturation dans les services de réanimation et lits d’oxygène dans plusieurs établissements hospitaliers, relève le média, qui note que le pourcentage de tests positifs s'établit à 35,97 % et le nombre de cas cumulés depuis le début de la pandémie a, lui, atteint les 407.017.

Pour sa part "Réalités" écrit que face à la hausse incessante du nombre des nouvelles contaminations au coronavirus covid-19, les autorités tunisiennes seraient sur le point d’annoncer un confinement sanitaire général de 14 jours.

L’objectif consiste à casser la courbe des contaminations dans un moment où les hôpitaux publics et cliniques privées ont atteint leur capacité d’accueil maximale, explique-t-il, faisant remarquer que des dizaines de patients atteints du covid-19 se voient quotidiennement dans l’impossibilité d’être pris en charge par les institutions hospitalières du pays.

Citant des sources concordantes, la même source indique que le confinement général serait annoncé dans les heures qui suivent soit à l’issue de la réunion de la commission scientifique de lutte contre le coronavirus.

Il rappelle que le chef du gouvernement Hichem Mechichi a décidé de convoquer les membres de la commission scientifique de lutte contre la pandémie à une réunion en urgence pour chercher les moyens à même de maîtriser la propagation de la pandémie en ayant recours à toutes les ressources et moyens disponibles y compris les décisions et les mesures radicales et extrêmes afin de préserver la santé des citoyens.

Il ajoute qu’un confinement général est décrété depuis dans divers gouvernorats du pays à savoir Siliana, Zaghouen, Nabeul et Kairouan, alors qu’à Béjà, le confinement général a été généralisé dans toutes les délégations à compter de lundi en raison de la détérioration de la situation épidémiologique.

"Tunisie numérique" indique que le chef du gouvernement s’est réuni, lundi, en visioconférence, avec les gouverneurs du Grand Tunis, relevant que l’entretien a tourné, forcément, autour de la situation épidémiologique et autour de ce qu’il y aurait lieu de faire, pour maîtriser un peu mieux la situation qui a tendance à s’emballer.

Selon l’auteur de l’article, le chef du gouvernement a demandé aux gouverneurs de faire de leur mieux pour mettre en application, avec la rigueur qu’il faut, les mesures prises pour lutter contre l’épidémie.

Il fait remarquer que la majorité des décisions prises sont restées de simples directives sur le papier, sans aucune réelle application sur le terrain.

Le média explique qu'en toute logique, on ne pourrait, en effet, assurer que telle ou telle mesure a été inefficace, et qu’il faudrait passer à d’autres mesures plus strictes, quand on n’a pas pris le temps de les expérimenter.

Et puis, si on n’arrive pas à imposer, par impuissance ou par manque de bonne volonté, le respect de mesures "basiques", qu’en serait-il de mesures ô combien plus sévères, donc, plus difficiles à imposer ? se demande-t-il.

Il souligne que les gouverneurs devraient assumer leurs responsabilités et user de tous les moyens dont ils disposent, sinon, ils devraient faire appel à des renforts, pour faire appliquer les décisions prises, auparavant.

Il estime qu’il va falloir faire preuve de plus d’intransigeance dans l’application des mesures, car tout le monde sait, et les gouverneurs en premier que le pays ne pourrait, réellement, pas souffrir trop longtemps de mesures plus strictes, du genre du confinement général.

En Algérie, "Liberté" souligne que l’eau se fait rare dans le pays, estimant que le problème se pose de manière cruciale et le citoyen doit prendre conscience que la situation est vraiment difficile.

Il relève que pour l'heure, ce ne sont pas moins de 22 wilayas qui sont concernées par le stress hydrique.

Selon l’auteur de l’article, la rareté de la pluie a induit une sévère diminution des volumes d'eau emmagasinés dans les barrages allant de 35 à 40% par an.

Il ajoute que le barrage de Keddara, qui alimente la capitale, se retrouve avec un taux de remplissage de moins de 20%, alors que six autres barrages sont à moins de 15% de leurs capacités nominales.

Pour sa part, "Le Matin d’Algérie" déplore le fait que le pays continue à être confronté comme par le passé à endurer des situations du genre notamment en dehors des grandes villes du pays, où le robinet ne coule plus déjà pour pouvoir étayer un tant soit peu sa soif ou pour se laver et nettoyer ses vêtements pour se sentir propre.

Ce constat du robinet sec préoccupe au plus haut point le petit peuple qui assiste impuissant au gaspillage de cette eau qui n'arrive plus à lui parvenir en raison notamment des diverses fuites liées à la vétusté des canalisations qui datent pour certaines de l'époque coloniale, poursuit la même source.

Il fait observer que par ailleurs, le recours systématique, abusif et incontrôlé à l'exploitation de sable au moyen de sablières érigées tout au long des lits des rivières est venue accentuer l'érosion de la nappe phréatique sous-jacente.

Il note que même si la réaction du législateur qui n'a pas tardé à se manifester pour tenter de réguler l'activité sans pour autant y réussir à produire un quelconque effet escompté, le massacre par conséquent s'est perpétué sous le regard hagard de tout le monde qui avait aussi ses chats à fouetter.

Dans une société où la notion de biens publics ayant pratiquement disparu depuis longtemps du langage commun de l'Etat et de ses institutions, la porte a été rendue grande ouverte au "je-m'en-foutisme", caractérisé et à l'aventurisme de tout bord, fait-il remarquer.

Il soutient que l'extraction de sable des rivières a continué à être toléré sous l'œil bienveillant de la Gendarmerie Nationale, qui se plaisait à se délecter de quelques subsides juteux sous forme de rétributions, accordées par des transporteurs corrupteurs.

Nonobstant le fait qu'une importante quantité d'eau potable s'évapore dans l'espace d'une manière ou d'une autre, il n'y a pas eu à proprement parler de politiques rationnelles de gestion des ressources hydrauliques en Tunisie depuis 1962 à l'instar d'autres secteurs d'activité d'ailleurs, déplore le journal.

Il estime que ce qui est regrettable est qu'au lieu d'ouvrir le débat et pas uniquement autour de la pénurie d'eau potable, mais sur tout ce qui semble concourir à améliorer le cadre de vie du citoyen, on préfère pour le cas de l'espèce régenter les réactions de la société de sortes à lui faire admettre que ce qu'il lui arrive n'est pas forcément dû à l'échec évidente d'une gestion malsaine des ressources en eau, mais que cela relève plutôt des caprices de la nature.

Il explique que problématique des pénuries d'eau que connaît l'Algérie en ces périodes de canicule est d'autant plus importante qu'il faudrait remonter à l'amont pour mieux appréhender la complexité de la situation, même s'il est vrai, que celle-ci est accentuée par une baisse drastique de la pluviométrie touchant la majeure partie de l'Algérie du Nord.

En Mauritanie, la presse locale s’attarde sur la déclaration du ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation, M. Mohamed Salem Ould Merzoug qui a fait état, à l’assemblée nationale, d’un cadre global de 20 indicateurs adopté pour l’élaboration d’une approche de sécurité renforcée.

Ces médias précisent que le responsable a expliqué que l'évaluation de situation sécuritaire dans tout pays se fonde sur un ensemble d'indicateurs spécifiques qui sont préparés sur une base scientifique.

Ils font état d’une baisse entre 2017 et 2020 du nombre total de délits enregistrés sur l'ensemble du territoire national de 53,5% et des vols de 58,5%, des viols de 66% et des meurtres de 58,5 %.

Ils rappellent, en citant toujours le même responsable, que ces indicateurs nationaux sont étayés par les indicateurs publiés par l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime, qui indiquent que le pourcentage de personnes touchées par la criminalité a diminué en Mauritanie de 9 personnes pour 100.000 citoyens en 2016, à 7 personnes pour 100.000 citoyens en 2020.

Dans ce sens, il a fait savoir que son département a adopté une nouvelle approche sécuritaire multidimensionnelle, indiquant qu'au cours des deux dernières années, le ministère avait engagé 1.000 personnes dans le secteur de la police. Il a souligné la nécessité d'adopter plusieurs piliers, notamment la coordination du travail des services de sécurité chargés de lutter contre la criminalité, notamment au niveau des grandes villes, et la constitution de commissions au niveau de chaque wilaya qui comprennent l'administration régionale, les services de sécurité et les maires.



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