Revue de la presse quotidienne internationale maghrébine

Publié le Samedi 3 Juillet 2021 à 11:32 | MAP


​Tunis - Les derniers développements politiques en Tunisie, la flambée des contaminations au Covid-19 en Algérie et les mesures pour renforcer la sécurité en Mauritanie sont les principaux sujets abordés samedi par la presse maghrébine.


"La Presse de Tunisie" écrit, dans son éditorial intitulé "Dans l'attente d'une éclaircie", que les Tunisiens, qui espéraient, le 14 janvier 2011, faire migrer leur pays vers un Etat démocratique où les libertés et les droits de chacun seraient préservés, respectés et consacrés dans la vie quotidienne, auront tout vu, tout vécu et subi en matière de dépérissement et de déliquescence d'un Etat moderne dont les fondements et la préservation ont valu au pays tant de sacrifices, d'efforts et d'abnégation ayant été couronnés malheureusement en dix ans de révolution et de rêves brisés par un sentiment quasi général de déni de l'idée même de l'Etat, de perte commune de confiance et de conviction partagée que le pays est sur la voie qui mène à l'inconnu, au chaos et à l'impasse.

Selon le journal, il s'agit d'un sentiment, une conviction que les politiciens au pouvoir, dans l'opposition parlementaire ou n'ayant aucun siège au palais du Bardo, de Carthage et de la Kasbah et aussi les élites de la société civile autoproclamées "gardiens du temple démocratique" et "objecteurs des mauvaises consciences" ne font que renforcer, de jour en jour, auprès des citoyens à cause de leurs déclarations contradictoires sentant le soufre et semant la sédition et la discorde et à leurs comportements et leur production qui leur valent d'être poursuivis devant la justice et de mériter les sanctions qui leur imposent, au moins, de se taire et de disparaître de la scène politique sous l'accusation de pourrir la vie des Tunisiens.

Au parlement où les Tunisiens sont quotidiennement au rendez-vous d'un scandale qui ravit l'originalité au scandale l'ayant précédé un jour auparavant, à la Kasbah où la stratégie nationale anti-Covid, plus particulièrement dans son volet vaccination, est à enseigner dans les plus grands instituts de sciences po dans le monde, déplore-t-il

Il ajoute que les Tunisiens se trouvent, désormais, dans la position d'un peuple obligé à digérer toutes les erreurs inimaginables dans l'attente d'une solution qui pourrait leur ouvrir la possibilité d'une petite éclaircie dans un avenir qu'on espère très proche.

Sous le titre "Des coups de poing pour déstabiliser le pays !", "Le Quotidien" note, pour sa part, que ce qui s'est passé, mercredi dernier sous l'hémicycle du Parlement, ne fut point le fruit d'un pur hasard et l'acte de violence, de la part de Sahbi Smara, un député indépendant qui faisait partie du bloc "Al Karama", et qui s'est attaqué à une femme députée devant les caméras et en présence d'une ministre venue répondre aux interrogations des députés, ne peut qu'être prémédité puisque, finalement, l'accord a été approuvé sans trop faire de bruit puisque seul l'incident de la "sale agression" a accaparé l'attention et les esprits, aussi bien au Parlement que chez l'opinion publique.

Il relève que le même jour, le CHU Mustapha d’Alger a décidé de mettre le paquet en mobilisant 300 lits, précisant que dans une note adressée aux professeurs chefs de service concernés par l’hospitalisation des malades covid-19, la direction du plus grand hôpital d’Algérie a décidé de revenir au dispositif de "mobilisation maximale" avec une capacité de 300 lits à partir de ce samedi 3 juillet.

La direction du CHU Mustapha a demandé aux chefs de services concernés de cesser toute activité de soins et de formation à partir du jeudi 1er juillet et de se mobiliser "exclusivement" pour l’hospitalisation et la prise en charge des malades covid-19, note la même source, indiquant qu'au total, 13 services sont concernés (pneumologie-phtisiologie, diabétologie, dermatologie, neurologie, médecine interne, ophtalmologie, oto-rhino-laryngologie).

D'après la même source, la direction du CHU Mustapha, qui reconduit son dispositif spécial covid-19 qu’elle a déjà déployée lors du pic de l’été 2020, estime que la situation épidémique "n’est pas grave, mais inquiétante" d’où l’intérêt d’une mobilisation générale pour préparer à une éventuelle forte hausse des contaminations.

De son côté, "Interlignes" fait remarquer que les cas de contamination au covid-19 poursuivent leur ascension avec le recensement de 475 nouveaux cas ces dernières 24h.

Il rappelle que le nombre total de cas confirmés s’élève à 140.550, celui des décès à 3.735 et celui des guérisons à 97.701.

En Mauritanie, la presse locale revient sur les récentes déclarations du ministre de l’Intérieur, M. Mohamed Salem Ould Merzoug qui s'est dit "satisfait" des premiers résultats du plan sécuritaire déployé par son département.

Les médias relèvent que le ministre a présidé vendredi une réunion des autorités administratives et sécuritaires de la wilaya de Nouakchott sud axée sur la sécurité et s’est rendu dans la commune d’El Mina, dans le cadre des visites d’information de deux jours qu’il a effectué dans les trois wilayas de Nouakchott.

D'après les mêmes sources, M. Mohamed Salem Ould Merzoug, qui a salué les efforts entrepris par toutes les parties concernées par l’exécution du plan, a souligné que la Mauritanie est entre des mains sûres et vit un climat de paix et de sécurité.

Le responsable a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts qui ont permis de démanteler rapidement les bandes de malfaiteurs et de faire reculer les crimes sous toutes leurs formes.