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Revue de la presse quotidienne internationale maghrébine


MAP - le Mercredi 4 Août 2021 à 10:47 |

           

Tunis - Les derniers développements politiques en Tunisie, la crise du pain en Algérie et l'inauguration en Mauritanie d'un nouveau système intégré de gestion du registre des populations et des titres sécurisés sont les principaux sujets abordés mercredi par la presse maghrébine.


Sous le titre "Il porte l'espoir des Tunisiens", "La Presse de Tunisie" écrit que les manquements et les excès ne peuvent jamais constituer une excuse aux dérapages, expliquant que plus que des histoires d'argent, de profit et de rémunération, les équilibres financiers de la Tunisie ont fait l'objet, les dernières années, d'interminables interrogations.

La Tunisie était le deuxième pays exportateur de phosphate dans le monde. Aujourd'hui, elle importe cette matière première qui est pourtant la propriété du peuple tunisien, regrette-t-il.

Il ajoute que la monopolisation et la mainmise sur le transport du phosphate par camions en appliquant des prix exorbitants et en démolissant les lignes ferroviaires, constituent sans aucun doute un crime envers le peuple.

Il rappelle que depuis quelques années, on espérait que les instances concernées puissent se montrer sévères dans cette affaire et préserver les bénéfices engendrés par la production de phosphate et son impact sur l'économie du pays, estimant que le gâchis était, et encore toujours, énorme car les répercussions sur les finances sont lourdes, désastreuses, voire suicidaires.

Il fait observer que les dérapages successifs dans les négociations pour faire face au blocage de la production ont désavoué les valeurs du travail et de l'intérêt commun.

"Nous sommes passés des acteurs, qui étaient le modèle du dévouement et de l'attachement, à ceux plutôt préoccupés par les considérations d'intérêt personnel", déplore encore le quotidien, ajoutant que pire que les défaillances et les manquements, c'est la manière avec laquelle on avait géré la crise du phosphate qui a engendré autant de transgressions.

Il s'est avéré que certaines parties n'avaient, et n'ont pas encore, une idée suffisante et pertinente de ce que représente le phosphate pour un pays comme la Tunisie, soutient l’auteur de l’article, estimant que la gestion des affaires publiques est restée bloquée au stade absurde d'une superposition négative des gouvernants, mais aussi des acteurs politiques et des représentants du peuple au Parlement.

"A travers ses positions inamovibles et indéboulonnables, à travers les différentes révélations qu'il ne cesse de dévoiler, sa détermination et son engagement à combattre la corruption, Saïed s'identifie de plus en plus aux aspirations des Tunisiens", souligne le quotidien.

"Dans tout ce qui est demandé, voire exigé, ses principes de base subsistent quels que soient le nom des personnes, leur statut et leur appartenance. Il bouscule l'ordre établi pour extraire le meilleur dans un environnement qui, malheureusement, est toujours miné...", poursuit-il.

Pour sa part, "Le temps", qui titre "La justice suivra son cours...", relève que l'institution militaire ne badine pas avec la loi, et le parquet y afférent, non plus, qui, pour ne pas empiéter sur les instructions qui ont été ouvertes, du côté civil, sur la fameuse et tristement célèbre, affaire de l'aéroport, et de la fichée "17", ayant impliquée des députés Al-Karama, a préféré mettre un terme aux poursuites, afin que la justice, par ailleurs, puisse poursuivre son cours.

"Il faudra y compter justement. Et ne pas croire ou s'attendre, une seule seconde, que le procès passera à la trappe, comme par enchantement, à l'instar de tous ceux, relatifs à des affaires terroristes, qui avaient été masqués pour ne pas avoir à inculper, ceux qui se sont rendus coupables de trahison envers la patrie", souligne le journal dans son éditorial.

Il estime que l'impunité n'est plus de mise, ajoutant que si l'esprit de revanche, ne doit pas prendre le dessus sur la vérité, il n'en demeure pas moins, que, minimiser les atteintes à la légalité et aux institutions de l'Etat, pour ne pas avoir à condamner les coupables, "c'est permettre à tous les traîtres, quand bien même ils se seraient, jusque-là, drapés de leur impunité, d'échapper à la sanction".

Et, par la force des choses, de persévérer dans leur désir de nuisance au pays, partant du fait qu'ils auront, déjà, de par un passé, pas si lointain, fait allégeance, sans sourciller, à un autre drapeau que le leur, fait-il remarquer.

Il souligne qu’"il s’agit d’une époque révolue qui ne reviendra pas car il ne s'agit pas de détricoter tout ce qui a été enclenché, de libérateur, depuis huit jours, mais de resserrer les "mailles", afin de ne laisser filer aucun traître : fût-il apprenti-terroriste".

En Algérie, "Liberté" fait savoir que le départ en congé de certains minotiers a aggravé une crise qui est le fruit "d’une grande spéculation" malgré tout ce qui a été fait.

Y a-t-il une crise de la farine ou est-ce simplement une "supposée" pénurie ? se demande l’auteur de l’article, qui avertit qu’entre les affirmations des uns et le démenti des autres, le citoyen risque d’être l’otage d’un éventuel bras de fer qui se profile.

Cité par le quotidien, Faouzi Baïche, président du Comité des artisans boulangers d’Oran, affirme que la crise, même si elle est "fabriquée", dure depuis deux mois.

Il regrette la persistance du problème, dénonçant fermement les marchands de crise, comparant les spéculateurs de l’oxygène à ceux de la farine.

"Actuellement, les boulangers achètent le quintal de farine à 2.800 et 3.000 DA alors qu’elle faisait 2.000 DA", précise-t-il, pointant du doigt les minoteries qui profitent de cette crise pour imposer leurs règles du jeu.

D’après toujours la même source, "Comment le boulanger va-t-il spéculer alors qu’il n’y a de farine ni chez le minotier ni chez le grossiste".

En Mauritanie, la presse locale revient sur l’inauguration mardi par le Premier ministre, Mohamed Ould Bilal Messaoud, du nouveau système intégré de gestion du registre des populations et des titres sécurisés.

D’après les médias mauritaniens, le nouveau programme dispose de hautes capacités permettant à sécuriser tous les documents émis par l’agence nationale de du registre des populations et des titres sécurisés (ANRPTS).

Le programme comporte quatre systèmes distincts avec chacun, un rôle spécifique dans le cadre du système intégré global, ajoutent les mêmes sources.

Elles relèvent qu’il s’agit du registre national biométrique fondé sur l’insertion des données biographiques, de la biométrie de chaque individu et du système de production des titres sécurisés comme les actes d’état-civil, les passeports, la carte d’identité nationale, la carte de séjour, le livret maritime, les cartes grises des véhicules et les permis de conduire.

Le troisième système concerne les vérifications des identités des passeurs et l’enregistrement des étrangers dans un registre spécial, tandis que le quatrième système concerne la délivrance des visas biométriques au niveau de huit points de passage terrestre ou aérien, expliquent-elles.

Ce système profite actuellement à sept missions diplomatiques et consulaires et sera graduellement appliqué dans l’ensemble des missions diplomatiques mauritaniennes, précisent ces médias.

D’après le ministre mauritanien de l’Intérieur et de la Décentralisation, M. Mohamed Salem Ould Merzoug, cités par ces médias, le nouveau système contribuera au renforcement du climat de sécurité aux plans intérieur et extérieur, à travers son registre national biométrique fondé sur l’insertion des données biographiques et la gestion du flux migratoire par le contrôle des points de passage, la surveillance des frontières et la lutte contre la fraude et la falsification des documents nationaux, le terrorisme, le commerce illicite et le crime organisé et transfrontalier.




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