Marocafrik : Bulletin d'information maroco-africain

MAP - le Samedi 31 Juillet 2021 à 10:38 |

Revue de presse hebdomadaire


           

Rabat - Voici les principaux titres développés par la presse nationale hebdomadaire :


Finances news hebdo :

• Marhaba 2021 : une opération à multiples enjeux. Réussir l'opération Marhaba 2021 tout en préservant les acquis réalisés en matière de gestion de la pandémie de la Covid-19, c’est le défi que s’est lancé le Maroc cet été. L’objectif est de permettre à des dizaines de milliers de Marocains du monde des 3ème et 4ème générations de visiter leur pays et de retrouver leurs proches et leur patrie dans les meilleures conditions. Ce sont pas moins de 4,5 milliards de DH que le gouvernement déboursera pour compenser les baisses des prix des billets de transport maritime et aérien consenties en faveur de la communauté des Marocains résidant à l’étranger souhaitant se rendre au Maroc, durant la période allant du 15 juin au 30 septembre. Des chiffres révélés par le chef du gouvernement lors de son intervention à la Chambre des conseillers. Dans le détail, les indemnités qui seront versées aux MRE qui vont regagner le Maroc par voie maritime en provenance des ports de France, d’Italie et du Portugal coûteront 2 milliards de DH. Pour le transport aérien, la baisse des prix des billets se chiffrera à pas moins de 2,5 milliards de DH.

• Covid-19 : la campagne nationale de vaccination va bon train. Pour Tayeb Hamdi, chercheur en politiques et systèmes de santé et vice-président de la Fédération nationale de la santé, «les choses vont effectivement bon train en ce qui concerne la campagne de vaccination contre le coronavirus». « 30% de la population marocaine est complètement vaccinée, avec notamment les personnes de 60, 75 et 80 ans qui sont vaccinées à des taux très importants, entre 95 et 97%», a précisé Dr. Hamdi, notant que la couverture vaccinale pour la tranche d’âge 40-59 ans est de 70%. «La vaccination est un acte fiable, efficace et qui sauve des vies», a-t-il fait assuré dans un entretien.

La Vie Éco :

• L’amandier représente une culture importante au Maroc. La filière se place aujourd’hui au 2ème rang en termes de superficie plantée, après l’olivier avec environ 209 233 ha, en dépassant l’objectif de 15%. Cette extension a été réalisée au profit des petits producteurs (plus de 60.000 bénéficiaires) groupés dans le cadre du projet Pilier II avec plus de 30.000 ha. Les différents types d’amandes cultivés sont représentés par les amandes en coque, les amandes douces, les amandes amères et les amandes transformées. Elles sont utilisées en tant que fruit sec, en nature, salées, torréfiées ou encore en tant qu’ingrédient pour des laboratoires pharmacologiques et comme ingrédient pour la pâtisserie ou pour les industries de chocolat et de glace. La filière joue un rôle socioéconomique important, puisqu’elle participe à la création d’environ 5 millions de journées de travail et génère une valeur commerciale de plus d’un milliard de DH. La production nationale des amandes est destinée au marché national avec un niveau de consommation annuel moyen d’environ 0,7 kg par personnes.

• Maroc: La croissance prévue à 3,2% en 2022. Le taux de croissance de l'économie nationale devrait atteindre 3,2% en 2022 et 5,6% en 2021 et ce, sous l'hypothèse d'une production céréalière de 70 millions de quintaux (Mqx), selon le cadre général de l'élaboration du Projet de loi de finances au titre de l'exercice 2022 (PLF-2022), présenté mercredi lors d'une réunion tenue conjointement par la Commission des finances et du développement économique de la Chambre des représentants et celle des finances, de la planification et du développement économique de la Chambre des conseillers. L'économie nationale devrait reprendre son élan avec un taux de croissance qui se situerait à 3,8% en 2023, avant d'atteindre 4% en 2024, d'après ce cadre général présenté par le ministre de l'Economie, des finances et de la réforme de l'administration. Les enjeux liés à l'élaboration du PLF-2022 concernent principalement une augmentation des dépenses des fonctionnaires de 6,5 milliards de dirhams (MMDH) et celles de compensation de +3,5 MMDH.

Challenge :

• Renault Group Maroc dévoile ses nouveaux objectifs. Malgré la crise sanitaire et celle des composants électroniques qui impactent l’ensemble des acteurs économiques mondiaux, Renault Group Maroc a confirmé son dernier engagement paraphé le 8 avril 2016 avec le Royaume et consistant en l’atteinte des 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires, et de 65% d’intégration locale à l’horizon 2023. Ayant dépassé la barre des 60% de taux d’intégration locale début 2021, la firme au losange entend porter l’objectif de sourcing local à 2,5 milliards d’euros dès 2025, assortie d’une cible de 3 milliards d’euros. Par ailleurs, elle s’engage également à porter son taux d’intégration à un objectif ciblé de l’ordre de 80% à terme. À noter que le nombre de fournisseurs de rang 1 installés dans le Royaume a déjà été triplé, passant de 26 à 76. De l’avis du ministre et du staff de Renault, cette convention viendra soutenir l’installation de nouveaux fournisseurs et renforcera les sites déjà existants. Quoi qu’il en soi, et de l’avis des protagonistes, les nouveaux objectifs de Renault viendront soutenir le développement de la filière industrielle marocaine et l’industrialisation des nouveaux projets de véhicules des marques de Renault Group à haute valeur technologique.

• Les IDE augmentent de 5,4% à fin juin. Le flux net des investissements directs étrangers (IDE) a atteint plus de 9,61 milliards de dirhams (MMDH) au premier semestre de 2021, en hausse de 5,4% par rapport à la même période un an auparavant, selon l'Office des changes. Cette évolution est attribuable à une hausse des recettes de 13,7% à 15,56 MMDH contre 13,68 MMDH, plus importante que celle des dépenses qui sont à 5,94 MMDH, précise l'Office. S'agissant des investissements directs marocains à l'étranger (IDME), ils se sont situés à 10,62 MMDH, soit le plus haut niveau atteint durant la même période au titre des cinq dernières années, affichant une hausse de 6,08 MMDH par rapport à la même période de l'année 2020. Cet accroissement, poursuit la même source, reste légèrement inférieur à celui réalisé par les cessions de ces investissements (+6,50 MMDH). Ainsi, le flux net des IDME a baissé de 17%.

Le Temps :

• La suspension, voire l'expulsion, de la "rasd", un groupe armé qui n'a pas les attributs d'un Etat souverain, de l'Union africaine (UA) ne doit pas être considérée comme un tabou ou un objectif irréalisable, ont estimé les participants à un séminaire tenu à Accra sous le thème "L'impératif de la relance économique : Comment la résolution de la question du Sahara peut-elle renforcer l'intégration régionale et continentale de l'Afrique". Les participants à l'événement organisé par le think tank ghanéen Imani Center for Policy and Education ont critiqué à cet égard l'admission dans l'Organisation de l'unité africaine (OUA), puis son maintien par l'UA, d'une "entité non étatique, qui est depuis une source d'obstructions et de divisions". Selon les participants, l'UA devrait corriger cet "héritage encombrant" et cette "erreur historique", a indiqué, dans un communiqué, l’Imani Center for Policy and Education.

• Gestion durable du phosphore: Le groupe OCP rejoint l'ESPP. Le Groupe OCP, leader mondial de l'industrie du phosphate, devient membre de l'ESPP (European Sustainable Phosphorus Platform) pour la promotion de la gestion durable du phosphore. "Le groupe partagera son expertise et ses bonnes pratiques avec plus de 40 membres de l'ESPP ainsi que son vaste réseau de chercheurs et d'acteurs industriels couvrant l'ensemble de la chaîne de valeur du phosphate et du phosphore, afin de réfléchir ensemble à de nouveaux moyens innovants d'utiliser cette ressource de manière optimale", indique OCP dans un communiqué. Le groupe OCP extrait, traite, transforme et exporte des produits phosphatés à partir des plus importantes réserves mondiales de phosphate connues à ce jour au Maroc, à ses clients sur les 5 continents qui ciblent les agriculteurs en Europe, en Afrique, en Amérique et dans le monde entier, rappelle la même source.