Revue de presse quotidienne internationale africaine

Publié le Mardi 1 Juin 2021 à 16:28 | MAP


Dakar - Plusieurs sujets d'actualité font la Une de la presse africaine qui aborde notamment, dans son édition de mardi, la tournée économique du président Macky Sall des régions du Sénégal, la pêche illégale au Gabon, la fermeture par le Kenya de son espace aérien à la Somalie, l'annonce de la date du retour en Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo, et les accusations de corruption contre le ministre de la Santé en Afrique du Sud. Au Sénégal, la tournée économique du président Macky Sall dans des régions du pays continue d’alimenter les colonnes de la presse locale qui aborde également d’autres sujets d’actualité.


« Les populations manifestent leur totale satisfaction au chef de l’Etat », écrit +Le Soleil+ à propos de la tournée socio-économique dans plusieurs localités du Sénégal, faisant état de la réalisation d’infrastructures diverses et d’annonce d’autres projets lors ces visites.

En tournées économiques, le président Macky Sall en profite pour remobiliser ses troupes, écrit +WalfQuotidien+, relevant toutefois que « les foules qu’il retrouve sur son chemin ne sont garants d’un succès électoral ».

Les journaux de la place abordent, à ce sujet, un accident mortel survenu lors de cette tournée présidentielle et qui a coûté la vie à trois agents, deux journalistes et un chauffeur, du site d’information « leral.net ».

Sur un autre registre, la presse locale revient sur l’arrêt de la cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) fixant au Sénégal un délai de six mois pour supprimer totalement la loi sur le parrainage électoral.

En cas de non-respect de cet arrêt, le Sénégal s’expose à de graves sanctions, écrit la +Tribune+, rappelant que le porte-parole du gouvernement avait laissé entendre que le Sénégal, pays souverain, n’avait à recevoir de la Cour de la CEDEAO une telle décision.

Au Gabon, +l'Union+ s’intéresse à la pêche illégale. Titrant "Pêcheurs illégaux", le journal écrit qu’une trentaine de pêcheurs illégaux, composés de ressortissants étrangers en grande majorité, opérant au cœur des parcs marins à Port-Gentil viennent d’être interpellés dans le cadre d’une opération baptisée "Espadon".

Et de préciser qu’il s’agit d’une mission menée conjointement par l’Agence nationale des parcs nationaux (ANPN) et la Direction générale de la documentation et de l’immigration (DGDI), notant que le produit de leur activité a été saisi puis remis aux villageois de la zone.

Sur un autre sujet, +Médias241+ s’arrête sur la task force sur la dette intérieure mise en place en 2020. Il indique que les travaux de la Task force sur la dette intérieure ont permis de déceler que sur 1030 milliards de FCFA de dette intérieure audités, 623 milliards se sont révélés fictifs, soit un ratio de 62 %, notant que ce bénéfice, selon le Porte-parole de la présidence, Jessye Ella Ekogha, a été mis à profit afin de réaliser certains projets de développement.

En Ethiopie, +THE ETHIOPIAN HERALD+ rapporte que la Commission éthiopienne des droits de l'Homme a exhorté les partis politiques en lice pour les prochaines élections générales à s'engager pour des actions concrètes en faveur des droits de l'Homme pendant ces échéances.

La Commission insiste notamment sur l'impératif d’éviter toutes les formes de violence, l’importance de la participation de la femme et la protection des groupes vulnérables, souligne le journal. Par ailleurs, +FANA BC+ rapporte que les autorités de Djibouti ont extradé un groupe de l’ancien parti dissident, le front de libération du peuple du Tigray qui ont fui l’Ethiopie vers le pays voisin.

Les membres de l’ancien parti au pouvoir au Tigray, dont un colonel, ont fui vers Djibouti après avoir attaqué le commandement nord de l’armée fédérale éthiopienne en novembre dernier, relève le média, notant que la police fédérale va ouvrir une enquête sur les crimes commis par les suspects.

Au Kenya, le journal "The Star" rapporte mardi que le gouvernement kényan, par l'intermédiaire du ministère des Affaires étrangères, a déclaré que sa décision de fermer son espace aérien pour tous les vols depuis la Somalie avait été motivée par la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays.

Dans une note adressée aux missions diplomatiques, aux agences des Nations Unies et aux organisations internationales, le ministère kényan des affaires étrangères a souligné que l'exemption a été accordée uniquement aux vols humanitaires et d'évacuation sanitaire, écrit la publication, ajoutant que le ministère exige recevoir la liste des passagers ainsi que des marchandises à transporter en Somalie par les vols humanitaires avant que l'autorisation ne soit délivrée.

Selon le journal, "le Kenya aurait remarqué que certains des vols humanitaires étaient utilisés à mauvais escient pour des questions politiques".

"Le ministère réaffirme que les vols humanitaires doivent être strictement utilisés à des fins humanitaires pour éviter une éventuelle déclaration par le gouvernement du Kenya d'un verrouillage complet de tous les vols", ajoute le journal.

Au Rwanda, le quotidien +The New Times+ focalise son attention sur le procès du "financier" présumé du génocide rwandais, Félicien Kabuga, indiquant que l'accusé comparaitra mardi devant le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI) pour une mise en état de son dossier.

Au cours de cette audience, « toutes les parties concernées par le dossier examineront l'état d'avancement de l'affaire avant le procès », écrit le journal qui cite une déclaration du juge Iain Bonomy.

Lors de sa première comparution devant le MTPI à La Haye, Kabuga avait plaidé non coupable de tous les chefs d'accusation, note la publication, ajoutant que le présumé génocidaire, classé parmi les fugitifs les plus recherchés au monde jusqu'à son arrestation en mai près de Paris après 25 ans de cavale, est visé par au moins sept chefs d'inculpation, dont celui de génocide.

Sur un autre registre, +KT Press+ rapporte que l'inspecteur général de la police du Malawi, George Kainja, a entamé une visite de travail d'une semaine au Rwanda pour renforcer la coopération entre les institutions de police des deux pays.

Lundi, George Kainja a eu des entretiens approfondis avec son homologue rwandais, Dan Munyuza, pour examiner les défis communs et les moyens de booster la coopération bilatérale.

En Côte d'Ivoire, "Abidjan Net" rapporte que le secrétaire général d’une frange du Front populaire ivoirien (FPI), Assoa Adou, a annoncé lundi à Abidjan le retour en Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo pour le 17 juin 2021, à l’occasion d’une cérémonie de célébration du 76e anniversaire de l’ex-président. "A toute la Nation ivoirienne, à tous les Africains, aux démocrates Européens, Américains, à tous ceux qui nous ont soutenu, sa date d’arrivée en Côte d’Ivoire est le 17 juin 2021", a déclaré M. Assoa Adou.

Le chef de l’Etat Alassane Ouattara avait rassuré que M. Gbagbo, acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) dans l’affaire de crimes contre l’humanité perpétrés lors des violences postélectorales de 2010-2011, pouvait rentrer dans son pays. L’acquittement définitif de M. Gbagbo et son co-accusé Charles Blé Goudé (son ex-ministre de la jeunesse, ndlr) a été prononcé par la Chambre d’appel de la CPI, le 31 mars 2021.

"Leur retour au pays devrait marquer un pas vers la réconciliation et la paix en Côte d’Ivoire", estime la publication. En Afrique du Sud, +The South African+ revient sur les allégations de corruption portées contre le ministre de la Santé, Zweli Mkhize.

Alors que les critiques se multiplient vis-à-vis de M. Mkhize en ce qui concerne les irrégularités constatées dans un contrat accordé par son ministère à une entreprise de relations publiques, le président Cyril Ramaphosa a choisi de rester prudent et de garder le silence, indique le journal.

Il précise que M. Ramaphosa veut attendre les résultats d'un rapport de l'Unité spéciale d'enquête (SIU) pour s'exprimer sur cette affaire.

«Des appels ont été lancés et je les ai entendus, mais j'aimerais voir le rapport de la SIU et examiner la question de très près moi-même, et par la suite, nous ferons avancer la question», a déclaré Ramaphosa.

Pour sa part, +Mail&Guardian+ s'arrête sur les divisions qui secouent le parti du Congrès national africain (ANC au pouvoir).

Le journal signale ainsi que l'ancien président de l'ANC et de l'Afrique du Sud, Thabo Mbeki, (1999-2008) a pointé du doigt les travers qui ont marqué les deux mandats de l'ancien président, Jacob Zuma.

Mbeki a critiqué également le Secrétaire général suspendu, Ace Magashule, pour avoir ouvertement défié l'ANC en refusant de se retirer, conformément à la résolution de retrait du Comité exécutif national (NEC), destinée aux membres poursuivis en justice dans des affaires de corruption.